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08/08/2015

Du coté de chez Gaston Floquet….

Une lecture le 28 août...

 

 

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Pour le décrochage de l'exposition de Coline Bruges-Renard à la maison de Gaston Floquet, a eu lieu une lecture en l'église de St Rigomer des bois. La lecture des textes de Michèle Finck a été faite par Nathalie Pioger, comédienne. Elle a aussi lu les textes extraits de l'éponge des mots parus en digigraphie aux éditions Dérive hâtive Edition. Nous avons été tous deux accompagnés par Karinn Helbert. Pour ma part j'ai lu Un toit d'étoiles paru aux éditions Odonata, animées elles aussi par Coline Bruges-Renard. Les photos sont de Bernard Bruges-Renard. La lumière dans l'église ce soir-là était particulièrement belle, et il a su parfaitement capter la magie des ces moments d'émotion intense rendus dans l'article de Ouest France.  

 

 

 

18/05/2015

L'homme qui plantait des arbres...

 
 
 
A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres. Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve. Là, avec de la chane, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng. Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng). Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans. Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant. Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné. “La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?”Le ministère des Forêts de l’Assam n’a entendu parler de la forêt de Payeng qu’en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants sauvages s’y est réfugié après avoir ravagé les villages voisins. Ils ont aussi détruit la cabane de Payeng. C’est là que Gunin Saikia, conservateur assistant des forêts, a rencontré Payeng pour la première fois. “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet, raconte-t-il. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.” 

17/05/2015

Yacouba Sawadogo: lutte à main nue contre la désertification

Yacouba Sawadogo est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel. Après avoir été commerçant, pour des raisons de sens, il repart dans sa région au début des années 1980, où il décide de stopper l'avancée du désert. Il adapte et améliore une méthode ancestrale de culture, le Zaï. Malgré l'hostilité des habitants de la région, il persiste et dispense de l'information lors de marchés. Les résultats qu'il obtient font des émules et ses méthodes d'agriculture qu'ils dispensent se développent.

 

06/05/2015

Un très Lunatique M.Ernesto

 Avis de Naissance 

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Monsieur Ernesto est paru

aux très belles éditions Lunatique, 

C'était au Viaduc du livre son baptême…

Le papa est très content de ce petit trublion

qui ne demande qu'à grandir et à s'épanouir...

 

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12/04/2015

Nicole Esterolle et le Schtroumpf Emergent

J'ai découvert les articles de Nicole Esterolle par hasard, et depuis je me sens mieux. Je vous recommande la lecture ö combien jubilatoire de son site. C'est comme une cure de jouvence. Une décontamination cérébrale qui s'opère. Une ribaude ose braver le regard officiel sur la Kultur ArtistiK… Jubilatoire à souhait… Celle-là n'a rien à gagner, aussi ne comptez pas sur elle pour manier le thuriféraire… Elle cogne, là où ça fait du bien avec une hargne libératrice... Aussi c'est avec une joie non feinte que je la recommande aux quelques lecteurs égarés sur le site de Ressacs… Lisez ce texte et ensuite rendez vous vite sur son blog.

 

Le Mot de Nicole Esterolle

 

Pour lutter contre la schtroumpfisation galopante de l’art…, pour revivifier le corps moribond des critiques d’art…, pour garder espoir en l’art… pour le reterritorialiser au risque de passer pour une plouc…

Depuis environ un an, j’avais pris coutume d’envoyer régulièrement par mail à quelques 3000 journalistes chroniqueurs et critiques d’art des principaux journaux français un texte critique sur telle ou telle exposition ou « événementiel »  particulièrement inepte ayant lieu sur le dispositif institutionnel au frais du contribuable.

Je proposais à ces gens de publier mon texte en signant à ma place pour toucher la pige sans se fatiguer.

Pas un seul canard en papier n’a accepté de me publier, sauf le magazine d’art à diffusion nationale Artension qui passa dans son numéro de novembre – décembre 2010 mon article sur le schtroumpf émergent…

Réaction immédiate de la gent institutionnelle et para institutionnelle qui me traite comme c’était attendu de facho vichyssoise, moi qui ai toujours voté à gauche et suis native du Limousin .

D’où l’idée de ce site pour réparer une telle injuste accusation, mais aussi pour installer un lieu d’échanges d’informations et de réflexions sur cette étrange production schtroumpf que l’on appelle « art  contemporain ».

Nicole Esterolle

 

http://www.schtroumpf-emergent.com/blog/

 

Caractéristiques du schtroumpf émergent

Formatés en Ecole des Beaux-Arts pour la plupart, les schtroumpfs émergents sont des sortes de petites mécaniques de pure conceptualité, décébrées et désensibilisées, porteuses hyper performatives de la parole du prophète. Ils sont tous programmés pour interpeller, interroger, provoquer la réflexion en tous lieux, à partir de tout et de n’importe quoi… Des sortes de petites têtes chercheuses, genre têtards libérés comme ça, sans aucun contrôle, dans la nature, à la recherche de leur contenu disparu et du sens de leur vie. Petites mécaniques masturbatoires d’intellect dont les piles doivent sans cesse être rechargées avec l’argent public. Le schtroumpf est dans un perpétuel état de questionnement eschatologique, onanistique et frénétique. Il «convoque», «interpelle», «interroge», «subvertit» tout ce qu’on peut imaginer: l’espace d’exposition, l’espace public, l’espace tout court, l’institution, l’histoire de l’art, la critique d’art, la peinture, les codes de la représentation, le ready made, la poêle à frire, la notion de déplacement, ce qui se passe entre visibilité et opacité, le pourquoi quelque chose plutôt que rien, la dimension métaphysique du cassoulet, le centre, la lisière, le plein, le vide, l’absence… Le rapport au temps qui passe, à l’espace, au cosmos, au langage et à la communication, à l’art sur l’art, au corps social, aux cors aux pieds, à l’urbanité et aux ploucs, au politique, au religieux, à l’architectural, à l’iconographie contemporaine, etc, etc….

Une sorte de kamikaze décérébré

Le schtroumpf émergent est donc une sorte de kamikaze décérébré et programmé pour le sacrifice à la cause artistique d’État, elle-même liée structurellement à la cause de la grande spéculation financière mondiale. C’est un peu comme ces jeunes talibans, étudiants en théologie, sortant des  écoles coraniques, parfaitement lobotomisés et analphabètes mais redoutablement armés pour défendre et promouvoir leur ignorance et leur vide cérébral.

Le Schtroumpf émergeant ne sait pas dessiner ni peindre. Il bricole tout juste. Il est parfaitement inculte en histoire de l’art, hors celle qui concerne ses référents. Il est puissamment armé en arguments rhétoriques d’une extrême sophistication, qu’il peut répéter mécaniquement ; et qui lui  permettent de justifier son engagement socio-esthétique, sa lutte contre  le vilain bourgeois réactionnaire, sa volonté farouche de déconstruire les modèles, de dénoncer la ringardise, de faire exploser les conventions, les codes, les icônes, etc. ; et de fusiller sur le champ les mécréants qui osent douter de la pertinence de ces inepties. C’est un vrai révolutionnaire terriblement subversif et hautement performatif, une bombe conceptuelle capable de faire péter les icônes, comme les talibans les statues de  Bouddha.

19/03/2015

Lecture

Textes dits avec Karinn Helbert en accompagnement musical.

 

15/03/2015

Décharge 165

Le numéro 165 de la revue Décharge vient de sortir et votre serviteur s'y retrouve publié…Des textes nouveaux et inédits… 

Lire la suite

14/03/2015

Vient de paraitre: Jours de Liesse

Jours de Liesse.

 

[C]201301jdl#3NY-024.jpgC'est le nouveau... Le petit dernier…

Celui qui vient juste de sortir de presse…

Aux carnets du Dessert de lune… 

On ne change pas une équipe qui marche….

Coline Bruges Renard aux pinceaux...

Jean Louis Massot à l'édition, aux Carnets du dessert de lune…

Et votre serviteur aux textes. 

Voici quelques textes extraits de New York,  le dessin de  couverture et un dessin de l'intérieur de Coline Bruges Renard.

 

 

 

 

 

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I

 

Le tam-tam de la nuit vaillante porte

Sur son dos le mépris et les restes du festin.

Il joue avec la frayeur des hommes

Qui courent nus et dansent sous les réverbères.

 

Les dentelles échancrées sur des cuisses blanches

Pourrissent entre les planches disjointes

Et crasseuses d'un bordel.

 

La flamme empesée de brume dégouline.

Des plaques d'égout la vapeur monte.

Des ambulances, des sirènes. Le business tourne.

Des vendeurs de tee-shirt en sueur à un feu rouge.

 

Le mystère fiévreux des taxis jaunes

Court sous le pavé.

Chevaux ivres de cuivre fondu.

 

Armées d'ombres venues de l'Europe

En pèlerinage sur l'île des larmes

Aux parquets noirs et étincelants.

Fiers passagers, besogneux portiers de nuit.

 

II

Des ventilateurs coupent les boucles de l'air.

Collée à chaque instant la frénésie moite

De la 65ème rue. Par les aérateurs un ciel rouge.

En haut de trois cheminées deux ampoules clignotent.

Des voitures s'engouffrent dans un pont suspendu.

 

Dites-moi ce qu'il faut voir!

La nuance fade des gris se répondant en échos,

Ces uniformes bleus amassés au coin d'une rue,

La marche des cuisinières en grève.

 

Carrefours d'écoliers criant cartable sur l'épaule,

Sirènes orphelines allumant leur détresse,

Gardien des grèves de l'insolence,

Flambeau allumé d'un bras armé.

 

Les coups heurtent les portes sombres

Où s'embrassent les gosses échevelés.

Clignotez les feux, chantez les sirènes

L'opéra de votre utilité!

 

Une horloge rythme au carillon sa présence.

Voici l'exercice pour se délivrer de la foudre:

Prendre d'assaut les rails, et fuir à Long Island

Caresser le ventre des Boeing. 

10/01/2015

Allo Papa Tango Charlie....

Cette chanson de Mortimer Schuman de 1976...

 

Allô Papa Tango Charlie Allô Papa Tango Charlie Répondez, nous vous cherchons Allô Papa Tango Charlie Allô Papa Tango Charlie Plus de réponse sur latitude Du triangle des Bermudes Allô Papa Tango Charlie Allô Papa Tango Charlie Répondez, nous vous cherchons Allô Papa Tango Charlie Allô Papa Tango Charlie Répondez, nous vous cherchons Allô Papa Tango Charlie Allô Papa Tango Charlie...............................................

 

Photo Yassine Toumi 

 

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07/01/2015

My name is Charlie…

 

 

Aux sombres crétins incultes et psychopathes qui se réclament d'une croyance pour décider de la vie et de la mort d'autres êtres, je voudrais apporter l'éclairage de la culture…

Voyez-vous l'image qui se trouve ci-dessous représente une AK 47 et elle n'est pas le symbole de la liberté de penser et de dessiner ce que bon me semble, mais la représentation d'un instrument qui sert à tuer.

Magritte était un peintre surréaliste, mais il semble que votre connerie soit bien plus surréaliste que la réalité peinte par Magritte. Car tout ce que vous touchez vous le salissez au nom de votre seul délire pseudo mystique.

Vous savez, il existe de très bonnes camisoles chimiques qui vous permettraient de calmer vos délires et à nous de continuer à vivre en paisibles individus, certes d'origines étrangères, mais pas tant que cela, à partir du moment où les règles de la république et de la patrie sont comprises et acceptées. 

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Toi qui sait la lettre dis-tu, connais-tu aussi de la lettre l’esprit.

Celle qui nous fait chair.

Toi qui est prêt à arracher les yeux à l’insolence.

Sache qu’elle est plus vertueuse que ta malédiction d’imprécateur.

Toi qui te réclame du livre et n’en retiens que l’ivresse

Que ces écrits te procurent pour rassurer ton ignorance.

Toi qui clame la puissance des temps anciens,

Sais-tu combien les nouveaux sont fragiles et complexes,

ô combien faibles nos bras et peu habiles nos mains.

Tu voudrais ériger le monde à ton image d’analphabète

Qui croient aux vertus de la lettre seule et la proclame sainte. 

Nous, te disons combien ta bave de chien féroce

Ton œil avide, ta langue torve, ton manque de discernement

Ton appétit de charognard affamé nous révulsent.

 

29/11/2014

De la théorie du complot par le géant vert...

L'ami Pierre Lebas -graphiste et artiste à ses heures- s'est pris d'une grosse colère bien salutaire que je ne résiste pas à vous faire partager... Tellement son billet est drôle...

 

Mes amis,

 

Je viens vers vous muni d’une détresse affligeante qui m’envahit chaque jour passant. C’est à la suite d’un scandale, ou plutôt l’art de faire un scandale ou bien peut-être le scandale de l’Art. À quelle dialectique doit-on se vouer? Le printemps français réactionnaire sévit et expose son navrant trou rectale en essayant de nous expliquer qu’il ne faut point y toucher.

 

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Vous vous en doutez, je m’exprime ici suite à l’expositon de l’oeuvre hautement scandaleuse d’une personne de mon corps de métier à qui je vouais un culte artistique sans faille jusqu’à ce que la frange grandissante des néofacsistes catholiques et autre nauséabondes personnes me rappellent l’importance de la bonne morale sociétale resurgissante de notre merveilleux 21e siècle. Pourtant, comme tout à chacun, cette petit frappe intolérante s’astique la zone appropriée au quotidien sans se soucier de l’intérêt que leur dieu à mis à fabriquer cette petite machinerie qui nous délecte habilement de nos lourdeurs boulimiques. Et je me dis que lorsque l’éjection passe, la pénétration trépasse. En même temps, je ne peux me résoudre à l’idée que la torcherie quotidienne ne puisse procurer chez certains d’entre eux un petit plaisir auquel ils pourraient s’adonner autrement en s’y pourfendant de plaisirs abyssales. Mais ces gens là n’ont que le vice éventuel de penser qu’il pourrait avoir envie d’y penser... Cette génération de frustrés dégénérés frigides du trou du cul me questionne, à savoir si moi même ne suis pas habité par le diable en personne, embouché de sa fourche rougeoyante, me laissant flotter dans les abîmes du vice intersidérale des trous noirs?

Suite à cette question existentielle, j’allasse de ce pas au pays des songes qui cette nuit là ne m’attaquèrent pas des pires images sodomites qu’ils sont capables de n’inculquer dans un espace temps à priori très court selon les scientifiques spécialistes du sommeil dérangé. A l’aube, frais comme une crevette norvégienne nourrie aux farines animales, à la vue du rougeoiement linéaire d’un ciel automnale d’une douceur vierge mais pas pucelle, à la vue du pot de Nutella gentiment acheté par mon épouse afin d’optimiser la teneur en cholestérol de ma prochaine analyse de sang, resurgissent une foule de questionnements qui vinrent perturber impunément l’annonce du moulage de mon bol fécal. Et si ce pot de Nutella n’était pas encore là pour me rappeler toute cette histoire, j’aurais certainement pu passer une très agréable journée à simplement me demander comment je pourrais occuper ma journée du lendemain (je vous rappelle que je suis artiste). Mais là! Boum! Une bombe! Je vis en cette pâte à tartiner concentrée un tas de merde qui s’empressa d’obscurcir mon esprit sain du matin, en renchérissant ce scandale de la veille. Oui, il a bien fallu que quelqu’un défèque cette recette, me dis-je en pensant au légionnaire se retirant d’une chèvre diarrhétale au fin fond du désert saharien, et que si cette personne n’avait pas un esprit scatologique en concoctant ce subtil mélange d’huile de palme et autres mets édulcorants aux couleurs siennes, heu, ben, ça me paraît pas vraisemblable si ce n’est dans un objectif commercial. C’est dans cette brume matinale d’interrogations naïves que vinrent s’amonceler une foule d’autres questionnements :

- Et si à l’an 0 la crucifixion ne fut point à la mode mais que les autorités compétentes eurent instituées le sévice du pal, aurions nous un décorum pluggé dans nos lieux de culte bien aimés et des processions de fougueux croyants le cul en l’air offerts à toutes sortes de dégradations anales?

- Et si les astronomes avait résolu le mystère des trous noirs, ça nous en boucherait un coin, non?

- Et si mes courgettes deviennent si grosses lorsque je ne les cueille pas à temps, si elles possédaient un organe interne calculateur afin de me faire peur pour ne pas les récolter en me défiant d’une éventuelle pénétration?

- Pareil pour mes tomates déformées en postérieur me provocant le pire désir surtout que je suis nu dans mon potager en vue d’accélérer la maturation de ces dernières?

La panique m’envahit, je renversa négligemment mon café sur mon dernier caleçon propre de la saison, m’essuya avec le chat, prît la voiture avec la décision de me délecter de toutes ces pensées diaboliques en allant jouer à l’Euromillions avec le ferme objectif de gagner et d’acheter une oeuvre de Paul Mac Carthy et de soigner mes névroses sans pour autant investir dans l’apathie affligeante d’un psychiatre déprimé très certainement aussi coincé du cul depuis que sa femme l’a trompé avec Jean Luc Mélenchon lors du brunch offert à la sortie d’un meeting commun de Roseline Bachelot et Charles Pasqua.

Le moteur de ma volvo V40 me rappela alors toute la sérénité rassurante d’un conducteur assumé dont les preuves ne sont plus à faire à Groupama, et je sentais revenir en moi l’absolu zénitude Royale de mes petites pensées sans conséquences, bien que je m’aperçus que le chat était resté pendu à l’élastique de mon calcif’ léchant amoureusement le sel de ma peau de sa sale langue rugueuse tel un papier de verre de grain n° 50. La radio chantait «Pour le plaisir» d’Herbert Léonard, et je me permis un instant de penser qu’il n’y avait pas de hasard dans la vie. Je l’accompagnai fortement d’une voix matinale et somme toute assez enjouée, cela m’a presque étonné, voir déstabilisé, car je pense que je chantais vraiment mieux que lui, mais je savais que j’étais encore fragile et non point sevré de cette mascarade anale qui chatouillait encore mon subconscient et donc, que cette constatation n’était pas vraiment valable.

Pour aller à Cazères de mon village le bien nommé Saint-Michel, le meilleur chemin, pour ainsi dire le plus court, étant, après s’être aventuré dans de tortueux et forts dangereux virages, de traverser un village absolument sans intérêt se nommant Couladères. Il y a des villages comme ça en France, qui n’ont aucune âme et qui représente le rien, où le vide s’est installé et semble ne plus vouloir se remplir d’une quelconque substance de vie. Nous trouvons plus généralement ce phénomène dans le nord de la France, mais il y a des exceptions sudistes, et en plus je ne supporte pas les généralités, bien que j’en fasse régulièrement aux contenus de mes pseudo discours défensifs du droit humain. Ceci dit, c’est donc l’endroit idéal pour ne penser à rien, oui, à rien, soulagement.

L’escalade d’un gendarme couché démesuré me rappelle à la vigilance du conducteur attentionné, et stoppa net la course romantique de la chanson «Pour le plaisir» au travers de laquelle je traversais les flots romantiques accompagnées des meilleures maîtresses d’Herbert Léonard. Là, je me dit qu’Herbert Léonard devait bien avoir plus de 70 balais et que ses maîtresses courraient moins vite que moi, dessinant de fortes empreintes de nibards défraîchis et ridés dans le sable et que du coup, toute cette pensée devenait anti-romantique, voir anti-érotique, donc inutile. Mais j’étais d’humeur à oublier,et je révisais savamment les numéros de l’Euromillion qui me ferais gagner des millions et de pouvoir enfin investir dans l’art contemporain, notamment le plus provocateur et de m’acheter les places publiques pour le présenter en invitant les notables, l’évêché et ses suppôts pédophiles à de prestigieux vernissages où les pièces montées en forme de godemiché fonderaient en bouchées voluptueuses dans leurs fours buccales puants d’insipides petites frappes frustrées.

Mais au détour du virage suivant, un choc visuel me rapporta à mes sarcasmes psychotico-anal en rattrapant sans aucune pudeur mes pensées déviantes. LE CHOC! 16 tours de rond point, plutôt médiocres que bien appliqués, me permirent d’adhérer à cette réalité érigée qui s’exposait, là, indécente devant moi. Je m’arrêtais après être revenu quelque peu sur mes pas afin d’observer le phénomène. Je n’en revenais pas, le géant vert, avait lui aussi planté ses propres plug et avait choisi le village le plus insipide de notre région, habituellement si inspirée par la nature, pour affirmer publiquement son besoin hâtif du plaisir anal. Bien sur, je me suis questionné sur l’extrême solitude et la souffrance sexuelle du Géant vert, mais également sur celle de Hulk. Dans mon imaginaire enfantin, c’était leur union qui avait enfanté le grand Shrek, même si cela paraissait inconcevable, j’avais toujours cru naïvement, je vous le conçois, que le géant vert n’était qu’une géante qui avait toujours souhaitée se masculiniser (d’où sa petite robe en feuille qui semble si naturelle) non seulement pour s’imposer dans cette nature sauvage mais aussi afin d’attirer d’un point de vue promotionnel la ménagère pour qu’elle nourrisse ses charmants bambins de ces merveilleux petits grains de maïs transgénique si doux et si sucrés. Tromperie! Je retombais de haut, encore une mythologie volée, j’en pleurais de désespoir. Et dans cette désolation totale, pas un réac, pas un curé, pas une grenouille de bénitier, même pas un bon pensant pour me soutenir.

 

 

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C’est là qu’une autre suggestion beaucoup plus plausible activa mes neurones bouleversés: et si le propriétaire de cette charmante villa des années 60 était tout simplement un grand artiste issu du mouvement Land Art et que sa motivation plastique dépassait le simple plaisir anal du Géant Vert? Et que ses oeuvres In Situ n’avait pas convaincu le jury de l’aide individuelle à la création de la DRAC Midi Pyrénées afin d’aller les présenter à la FIAC à Paris? Je connaissais cet échec et me sentais soudainement solidaire de cette installation plastique. Je m’épris donc de l’espoir de faire connaissance avec ce malheureux collègue qui érigeait secrètement une oeuvre d’une portée symbolique à la frontière de l’universalité, et tout ça là, juste à côté de chez moi. J’entrepris donc d’appuyer mon index sur le téton de sa sonnette. Attente. Bruit de volet en fer. Un sexagénaire à la bedaine légèrement enflée, âprété d’une moustache déséquilibrée et muni d’un simple caleçon subtilement souillé, apparu dans la cours de sa maisonnette et s’exprima fortement ainsi :

- C’est pourquoi?

L’énigme se résolvait constatant que nous portions tous les deux un caleçon souillé, ce qui pour moi devenait la marque d’un jumelage d’une confrérie artistique plus qu’évidente. Je pris la parole à mon tour rassuré de cet analogie vestimentaire qui nous unissait dorénavant, et dit d’une voix rassurée:

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger cher confrère, mais est-ce que ces oeuvres - montrant du doigt assuré les plug aux feuilles verdoyantes caressées des premiers rayons du soleil de cette belle journée automnale - vous sont attribuées et pourrions-nous partager un débat conceptuel autour de votre démarche plastique Land-Artienne qui de par la qualité de sa réalisation suscite en moi une expression non dénuée d’une recherche acharnée sur le problème de fond de la place de l’art sodomite qui divise sauvagement notre société de la tangente applicative et philosophique au sein de l’orientation intellectuelle de la scène artistique contemporaine internationale ?

- … (silence, un peu trop long me semble t-il!)

Puis mon confrère reprit :

- Qu’est-ce que tu viens me faire chier sale petite fiote d’artiste gauchiste (ça va souvent de pair), barre toi ou j’t’e bourre le fion avec ton chat, connard!

- … (Moi, l’air con)

A cet instant, j’ai ressenti le plus grand désarroi, l’extrême solitude de l’existence, pire, ma naïveté optimiste venait encore de me jouer un sale tour. Tristesse. Début de déprime qui annonce une forte dépression hivernale. Remise en question totale. Réinscription au Pôle emploi. Désemparé, Je suis remonté dans ma Volvo V40, j’ai démarré, j’ai écrasé mon chat qui s’était détaché de mon élastique calçonique, suis reparti chez moi fortement démuni, je n’ai pas joué à l’Euromillion, je n’ai pas investi dans l’art contemporain, j’ai avalé mon prozac et un demi lexomil accompagné d’un grand verre de cognac, suis allé me délecter de mon affaire intestinal, me suis recouché, désespéré de cette société, me suis demandé ce que j’allais bien faire demain et me suis bien promis ne plus m’intéresser à l’actualité artistique. J’ai noté ces deux journées bouleversantes dans mes annales.

 

 

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17/11/2014

Vives Voix Sète 2014 avec Gaspar Claus

Cela a été un moment de grâce que cette lecture de Un toit d'étoile le dimanche 20 juillet à Sète. Gaspar Claus m'a accompagné en improvisation. Le texte, je lui avais donné à lire la veille, il avait eu le temps de préparer ses teintes musicales. Je me suis senti porté par son instrument. Je n'ai pas la bande son malheureusement pour vous la donner à entendre. Un public attentif avec une grande qualité d'écoute était au rendez-vous, malgré le fait que cette lecture soit en plein air. 

Merci à toi Gaspar de m'avoir fait ce cadeau… A se revoir un jour au détour d'un festival de poésie. 

IMG_4403.JPGVous pouvez toujours écouter Gaspar Claus en concert avec Pedro Soler

 

03/11/2014

l'autre livre aux Blancs Manteaux

Le salon l'Autre Livre aux Blancs Manteaux 

L’Association L’Autre Livre vous offre, du 14 au 16 novembre 2014, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.

Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels.

Notre salon se présente pour les éditeurs comme un lieu stratégique pour défendre nos maisons indépendantes, une opportunité en raison du faible coût de participation aux frais et une réelle possibilité de conquérir des lecteurs.

Venez y retrouver les Carnets du dessert de Lune

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29/09/2014

Géronimo: J-15

Géronimo J-15 et déjà Naïlia à l'affiche en suisse...

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20/09/2014

Le communisme est-il soluble dans l'alcool….

Un livre publié en son époque qui m'avait beaucoup fait rire… La couverture dessinée par Reiser est à elle seule un morceau d'anthologie….

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Résumé :

 

« Quelle est l'histoire la plus courte? — le socialisme — Et la plus longue? — Le chemin vers le socialisme. » Courtes ou longues, ces histoires recueillies auprès de dissidents et d'étrangers sont comme du vitriol sur la langue de bois des bureaucrates des pays de l'Est et font autant réfléchir que plusieurs tomes sur le sujet.
Cet humour est non seulement libérateur mais subversif : pour l'oppresseur, l'éclat de rire de la victime est plus inquiétant que ses larmes. Ne serait-ce que parce qu'il fait plus de bruit.

La démocratie est-elle soluble dans le pétrole...

Un moment de lucidité en ces temps où on nage en eaux troubles ne sera jamais inutile...

Un extrait de Will Hanting ….

 

24/06/2014

Marina Cedro

J'ai eu le plaisir d'assister à un concert de Marina Cedro... Un plaisir que je désire vous faire partager.

 

07/06/2014

Yvon Le Men, le barde des lettres

 

J'ai entendu pour la première fois Yvon le Men dire ses textes en public, il y a 40 ans, avec cette fougue qui donne envie de faire comme lui. 40 ans après un rond de cuir plus borné que d'autres décide que Le Men n'est pas homme de spectacle, mais un type qui a trouvé la combine pour ne pas aller trimer à l'usine au tri postal, ou sur un chantier comme Thierry Metz, ou Alain Malherbe, ou d'autres qui ne sont déjà plus de ce monde... Faute d'avoir trouvé une situation adaptée à leur statut de poète. 

Le cas Yvon Le Men incarne le combat des gens de l'esprit des lettres contre celui des chiffres. Et sa Situation révélatrice de l'ubuesque de ce que sont devenues nos administrations... Pour un Le Men médiatisé et soutenu par ses pairs, combien de bardes, relégués au rang de paria? Condamné à mancher dans le métro, griot de parvis, musicien de couloir. 

Dans un monde ou le poète est moins utile que le trader, quelle place peut avoir l'espoir? Un comité de soutien s'est fait autour du cas Yvon le Men, qui restera dans les annales comme l'exemple type de l'iniquité. Souhaitons que la raison revienne prendre sa place. Et en attendant vous pouvez toujours devenir membre de son comité de soutien et signer la pétition en ligne.

 http://www.findedroitdequeldroit.fr/membres.html

 

COMMENT YVON LE MEN A ÉTÉ RADIÉ DU STATUT D’INTERMITTENT DU SPECTACLE

 Dès le début, en 1972, Yvon LE MEN écrivain a été aussi Yvon LE MEN diseur de ses poèmes. Et c’est d’ailleurs de cela qu’il vit puisque les droits d’un auteur de poésie sont dérisoires. C’est pourquoi il est affilié au régime des intermittent du spectacle depuis 1986.

Depuis cette date, il est salarié de l’association CHANT MANUEL qui lui établit ses contrats de travail, assure la fonction de producteur de ses prestations  - c’est à dire qu’elle finance la préparation de ses prestations publiques en obtenant pour ce faire des subventions des collectivités locales (Conseil Général des Côtes d’Armor, Ville de LANNION, Conseil Régional de Bretagne, ...) et s’acquitte envers lui des obligations de l’employeur.

L’organisme en charge du régime des intermittents effectue tous les 3 ou 4 ans des contrôles de sa situation. Il n’y a jamais eu de problème jusqu’à cette année 2013. En novembre 1998, l'ASSEDIC de Bretagne reconnaît la singularité du travail de Yvon LE MEN et demande à CHANT MANUEL de désormais désigner son emploi sous l’appellation de "poète interprète".

En clôture du précédent contrôle, le 21 avril 2010, POLE EMPLOI SERVICES (PES) nous confirme que  « ... au vu des éléments (que l’Association leur avait transmis les semaines précédentes), l’affiliation de votre structure est maintenue auprès du Centre de Recouvrement Cinéma Spectacles pour les spectacles et lectures publiques » soit à l’intérieur du champ d’application de l’annexe X.

Juillet 2013 : arrêt du versement des indemnités d’intermittent à Yvon LE MEN. Or Yvon LE MEN a eu 60 ans en février dernier et il allait bénéficier du dispositif dit « de maintien » prévu pour les intermittents à partir de 60 ans et ½.

Une procédure de contrôles de PES s’ouvre alors auprès de CHANT MANUEL, un contrôle très minutieux, quasi tatillon : il a ainsi fallu fournir la preuve que CHANT MANUEL établissait bien des chèques à l’ordre de Yvon LE MEN, correspondant aux bulletins de paie, et que celui-ci les percevaient bien sur son compte bancaire – contrôle lent, opaque, exclusivement écrit, sans visage, sans personne avec qui parler, s’expliquer, ...

CHANT MANUEL en communiquant à PES les contrats de travail a souligné qu’elle  avait bien tenu compte des recommandations faites en avril 2010 : pas de prise en compte des ateliers d’écriture, respect de la dimension « spectacle vivant » dans les performances auprès des scolaires, ...

19 novembre 2013 : lettre de POLE EMPLOI SERVICES informant Mr Yvon LE MEN qu’il est radié rétroactivement au 12 août 2010 du régime des intermittents du spectacle et lui demandant le remboursement des indemnités d'intermittents perçues depuis la date de radiation, soit la somme de 29.796€.

 Les raisons de cette décision sont les suivantes :

a - Yvon LE MEN ne serait pas un artiste du spectacle,

b - Yvon LE MEN serait le directeur de fait de l'association CHANT MANUEL qui depuis le début, 1986, établit la plupart de ses Attestations Employeurs Mensuelles

 Sur la qualité d’artiste du spectacle de Yvon LE MEN : elle est incontestable, reconnue, attestée, ... Tout ceux qui ont assisté à une de ses prestations, dans quelque cadre que ce soit, peuvent l’attester. Et d’ailleurs, suite au courrier du 19/11 il a demandé des témoignages aux organisateurs avec lesquels il a travaillé ces dernières années – vous pourrez trouver en lien plusieurs de ces témoignages qui sont tous sans ambigüité !

 Sur le second grief, il est également fallacieux : Yvon LE MEN n’est en aucune façon le directeur de fait de l'association CHANT MANUEL (dont il n’est d’ailleurs pas adhérent) : Il ne signe jamais aucun contrat et n'intervient jamais dans le domaine financier (il n’a jamais eu la signature du carnet de chèques, ...). Il y a une déconnexion complète entre sa rémunération et les cachets que versent les structures pour le compte desquelles il se produit.

 La somme demandée excède nettement les revenus annuels de Yvon LE MEN tous revenus confondus (droits d'auteurs pour ses livres et articles + cachets pour ses prestations publiques + indemnités chômages d'intermittents) !

 Yvon LE MEN dépose le 13 décembre 2013 une demande de remise gracieuse de la totalité de sa dette. La commission régionale paritaire de Pôle Emploi Bretagne du 5 mars 2014 a rejeté cette demande de recours gracieux (sans l’avoir entendu ni même pris connaissance de ses arguments).

 Le 24 mars, PE Bretagne met en demeure YLM de lui reverser dans les meilleurs délais les 29.796€ demandés.

 Yvon LE MEN n’a donc pas d’autre issue à cette situation ubuesque que d’assigner POLE EMPLOI SERVICES en justice par l’intermédiaire de son avocat.

 

 

31/05/2014

Tony Gatlif...

 Géronimo de Tony Gatlif

Le synopsis

Sud de la France. 
Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. 
Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan. 
Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l'affrontement éclate en joutes et "battles" musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier. 

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Gatlif, il y a les spectateurs qui aiment et ceux qui détestent. Moi je suis des premiers.

Il ne laisse pas indifférent. Il fait des choix esthétiques qui peuvent parfois agacer, plans longs, flous, feux de camps, bougies... Tout cela ficelé dans des scénarios qui peuvent paraître avoir été bouclés à la va vite. Il n'en est rien.

Son exigence est réelle. Avec les comédiens d'abord, qu'il respecte, et qu'il fait travailler pour obtenir le meilleur d'eux même. Les comédiens ne connaissent pas le scénario avant de tourner... Ils découvrent le jour même ce qu'ils doivent jouer. Lui même le connaît-il vraiment? Il travaille tout à l'instinct... Il invente, coupe, rallonge, fait sa cuisine...

 

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Ce qui ne laisse pas de place à de l'a peu prés, au comédien... Avec Gatlif il faut se jeter à l'eau...

C'est ce qu'a fait Naïlia Harzoune dans le film Géronimo.

Personne ne la connaît encore cette jeunette... Pourtant elle risque de ne plus passer inaperçue...

Nous à la rédaction, c'est notre petite chouchoute. Aussi on attend avec impatience de pouvoir visionner ce film. Ce sera probablement en octobre lors de la sortie.

En attendant le verdict du public, il y a eu Cannes et les marches...

Et Naïlia toute jeunette encore, toute naturelle, avec des airs graves, de déjà grande dame, là où tout le monde sourit pour mieux se vendre. Elle  ressemble à une jeune fille sage. Ne pas s'y fier le tempérament est bien là... Début de carrière prometteuse, que nous suivrons donc avec beaucoup d'attention.

 

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En attendant la sortie en salle de Géronimo, vous pouvez toujours revoir Gadjo Dilo, Latcho Drom, Vengo, Exil...

 

 

 

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04/04/2014

Nambou Michel Boutet

Allez zou une petite grande chanson de l'ami Boutet…. Attention risque d'addiction….

Le prix Copo à L'éponge des mots

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Les membres du Jury, lors du premier prix CoPO, le 24 mars 2014 :

 

PREMIER RANG (de gauche à droite) : Christelle ROSE, Jacques PERROT, Gersende MICHEL, Alain AMIRAULT, Laurence OUVRIER-BUFFET

 

SECOND RANG (de gauche à droite) : Alain FLEURY, Norman WARNBERG, Patrick VERSCHUEREN, Guillaume POUTRAIN, Mélanie LEBLANC, Evelyne BOULBAR, Jacques PETIT.

 

Membres non-présents sur la photo : Marc DELOUZE, Céline LIGER, Benoît MARCHAND, Dominique PANCHEVRE.

 

LE PRIX CoPO COMMUNIQUE:

 

Remise du prix CoPO 2014 : le succès d'une première édition !

 

 Pour cette première édition de notre CoPO, le prix a été attribué cette année au poète Saïd Mohamed, pour son ouvrage poétique intitulé "L'éponge des mots" (Les Carnets du Dessert de Lune, nov.2012). 

 

Plus de 70 ouvrages étaient en compétition pour le prix 2014 : CoPO à peine né, CoPO déjà courtisé !

 

La sélection du jury a donc dû d'abord arrêter une liste de 8 ouvrages remarquables parmi eux, qui se sont ensuite tous retrouvés en compétition pour la récompense suprême. Les ouvrages retenus étaient les suivants (par ordre alphabétique de leurs auteurs) :

 

  • Philippe Blondeau, Tri, ce long tri
  • Hervé Bougel, Travails
  • Remi Checchetto Jours encore après
  • Guillaume Decourt, Un ciel soupape
  • Bruno Doucey, S'il existe un pays
  • Said Mohamed, L'éponge des mots
  • Antoine Mouton, Les Chevals morts
  • Robert Piccamiglio, Mille plaines, Mille bateaux

 

Le CoPO encourage tous les amoureux de la poésie à découvrir ces ouvrages qui, s'ils ne pouvaient être tous récompensés, méritent tous notre attention par leur qualité de style et/ou leur authenticité poétique.

 

Le CoPO adresse ses plus vives félicitations à Saïd Mohamed, dont la noblesse d'écriture, l'exotisme vrai, la précision aphoristique et la mélancolie lyrique présents dans "L'éponge des mots" ont su conquérir le coeur de la majorité des membres.

 

La remise officielle du prix (en présence de l'auteur et de l'éditeur) aura lieu le 14 mai 2014, à 18 heures, à l'agence CBA, rue de Le Nostre, à Rouen.

 

Le lauréat sera également parrain du Festival "Place à la poésie" 2015.

21/11/2013

Cent ans de solitude....

C’est chez un bouquiniste du marché Vernaison, aux puces, que j'ai trouvé, non sans mal, L'illustration de 1917 au complet. Un pavé de l'année entière, relié en deux volumes de cinq kilos chacun. J'ai feuilleté avant de l'acheter pour savoir si tous les folios étaient présents. Rien n'est plus stupide qu'un livre auquel il manque des pages. Juin, juillet, 14, 21, 28.
-Oui, ça y est !
J'aurais presque hurlé de joie. Je venais de découvrir le plan de l’île au trésor, le manuscrit de la mer morte, le secret de notre existence. Ce que j’avais compris par intuition était révélé là, noir sur blanc. Je savais qu’il me conduirait, là où je voulais aller. Plus de dix ans que je grattais dans les sédimentations de l’histoire familiale. Bien que j’en ignorais l’existence avant de rencontrer Tantine je sentais que le nœud Gordien était là. À peine imaginable un tel moment. J'ai failli sauter au cou du bouquiniste, qui me regardait comme si j'étais sérieusement atteint. Je lui ai ouvert les pages sous le nez...
-Regardez, c'est mon grand-père !
Je lui ai donné un cours d'histoire. Ce tout petit bonhomme avec des grosses moustaches et une rangée de médailles était un héros national. Je le savais, depuis que la mère me l'avait dit, mais je n'en avais jamais eu la preuve. Trop petit, et pas assez gaillard. Il s'était engagé contre l'avis de réforme. Ils n'ont pas pu faire autrement que de l'incorporer. Il leur aurait démonté le bureau de recrutement. Venu de lui-même, sur son cheval, pour demander à participer à la grande boucherie. Les Boches n'avaient qu'à bien se tenir. La fleur au fusil, il allait leur faire passer l'envie d'essuyer leurs bottes sur les tendres pelouses hexagonales. Il en était revenu, plus vraiment le même. Probablement avec le regard halluciné des survivants, comme le montrent les documentaires de l'époque.
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Il avait collectionné la bimbeloterie pour sa témérité, son mépris du danger, sa férocité au combat. « Volontaire pour toutes les missions dangereuses. Terrasse trois soldats ennemis pour délivrer son officier prisonnier. Blessé au front, sommairement soigné, refuse d'être évacué à l'arrière, continue à lancer ses grenades dans les tranchées ennemies », mais les commentaires du journal n’avaient pas recopié toute la littérature du livret militaire. Elle s'étale sur deux pages. Le général manchot, Gouraud en personne, lui remettait la Légion d'honneur. On aurait dû la lui avoir remis depuis longtemps, s'il avait tout de suite accepté de passer au grade de sergent. Simple caporal-chef, il n'avait pas besoin de payer sa gamelle. Devenir sergent l'obligeait à débourser pour se nourrir. Avec son sacré bon sens paysan, il disait:
-Je veux bien aller à l'abattoir, mais pas amener ma ration de foin !
Aussi, lui a-t-on accordé une dérogation. Il n'aurait pas à payer sa gamelle, s'il acceptait le grade de sergent. Tenir tête aux galonnés, à une époque où on finissait plus rapidement au peloton qu'en croisière, relève soit de l'inconscience, soit du caractère.
Sur la photo, il sert la louche gauche de Gouraud. Un drôle de lascar le général. Parfois, dans quelques archives cinématographiques, on voit la silhouette claudicante de l'homme aux feuilles de chêne. Inaugurant une réalisation coloniale ou promettant lors d'un des ses voyages que la France n'abandonnera pas la population locale au massacre programmé par le dictateur en place. L'histoire leur a cruellement prouvé le contraire. Mais, je suis pas en train de faire une biographie du manchot, seule l'histoire demeurée silencieuse du petit sergent sur la photo, m'intéresse. Parce qu’elle me concerne en premier chef malgré tant d’années. Maintenant je comprenais mieux, la Mère et toute la famille. Un gène méchamment furieux nous a atteints au plus profond.
En temps que petit-fils de légionnaire, au lieu d'aller frotter mon cul sur les bancs de l'Assistance publique, j'aurais eu droit aux « Enfants de troupes ». Quoique, à bien y réfléchir, avec le recul et mon manque d'entrain pour la chose martiale, je m'en suis sorti bien mieux en ayant fréquenté les pouilleux, qu'en ayant subi le devoir militaire. Ce n'est guère compatible avec l'esprit artistique.
A cause du tirage entre lui et la Mère je n'avais jamais vu cet homme. Elle avait toujours prétendu que ce n'était qu'un salop, qui avait chassé le père de son premier enfant à coups de fourche. Comme la Mère affirmait que mon géniteur n’était qu’un fou, j'ai donc relativisé. Je n'ai jamais eu par qui que ce soit, confirmation de son diagnostic. Ce que j'ai connu du Père n'a pas corroboré ses dires. Mais pas question de démordre de son idée.
Le grand-père n'était pas revenu intact, ni physiquement, ni moralement de ce foutoir. Blessé par trois fois, comme cela est précisé sur son livret. Se jetant dans tous les coups durs, il n'a pas loupé une bataille. En dehors de celle du journal, j'ai vu d'autres photos de lui que Tantine m’a montrées. Petit et bedonnant, les reins entourés d'une ceinture de flanelle il portait des moustaches blanches. L’oignon en or au gousset, il l’avait gagné pour avoir sauvé la vie à son capitaine blessé, qu’il a ramené sur son dos depuis les lignes ennemis après avoir tué trois allemands.

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Rien ne pouvait le détourner de sa haine viscérale des Boches. Il suffisait de prononcer le mot, pour le voir changer de couleur. Quand l'adrénaline lâchait son jus, il enfilait la baïonnette et montait à l'assaut.
Lors de la Seconde Guerre, malheureusement trop âgé pour y retourner, il a stocké des armes dans sa cave et instruit la Résistance à leur maniement. Il a aussi renié le maréchal qu'il admirait tant, l’accusant d’avoir vendu le pays à l’ennemi. Selon lui il fallait se battre jusqu’au dernier vivant, et c’est parce qu’on manquait de couilles que les boches avaient gagné.
Tout le temps qu’a duré le conflit, il a brisé de rage les œufs de ses poules pour en empêcher leur réquisition. Il haïssait tant ces fumiers de Boches, que sa fille a failli en crever de trop leur ressembler. Blonde au yeux bleus, elle ressemblait trop à une saleté de Boche. Il pensait bien sérieusement que sa femme, c'est sûr, l'avait trompé en son absence. Malheureusement, il n'avait pas réussi à s'en débarrasser. De lui, elle avait l'instinct de survie. Malgré son empressement à la faire dormir dans le lit de sa jeune sœur phtisique, elle n'a pas attrapé la tuberculose, et a survécu à tous les mauvais traitements. Mais, elle a bien transmis les plans de sa déroute à son petit monde. Lequel, a repassé l'héritage à la génération suivante. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. D'une génération à l'autre, le même schéma s'était reproduit et continuait ses ravages, provoquant son lot de misère affective. La quatrième génération issue de ce chaos, pérennise les mêmes séquelles. Rien que du très joyeux.
Et si l'histoire officielle recense le nombre de disparus, de maisons détruites, de macchabées, d'obus tirés, de tonnes de bombes, de litres d'essence. Toute l'industrie de la guerre est comptabilisée et cela tient sur des registres rangés en bon ordre quelque part dans des kilomètres de rayons d'archives. N'en doutons pas, les comptes sont bien tenus. On n’a jamais considéré les dégâts invisibles qui rongent les survivants et le taux de mortalité par suicide des anciens soldats n'intéressait personne jusqu’au retour de ceux de la guerre du Vietnam.
S’ils reviennent avec l'honneur de porter des médailles, ils sont anéantis par une maladie sur laquelle on a mis un nom, seulement après la défaite des yankee dans les rizières. Des spécialistes illuminés se sont penchés sur la question. Ils ont appelé ça le syndrome post-traumatique.
Mais, face à tous les progrès que nos bonnes guerres nous font franchir, les crises de paranoïa, le délire verbal, les bourdonnements d'oreilles, l'érotomanie, l’alcool et les violences familiales ne sont rien. Tout ça existe à l'état naturel, de façon endémique vous dira n’importe quel spécialiste nucléaire hexagonal au service des usines électriques. C’est aussi sûr que les radiations de Tchernobyl ont contournées les frontières. C'est pas une petite guerre de rien du tout, qui nous amène tant et tant de choses positives, qui peut être responsable de tout ça. Quant au délire verbal et à la paranoïa, ils nous ont donné de sacrées bonnes pages de littérature. En attendant, ça fait bien trois générations qu’on se refile le paquet cadeau pour s’empêcher de vivre.
À son retour de 14-18, le grand père a été le seigneur sur ses terres. Tout le monde voulait recevoir le héros à sa table. Être l'ami de l'homme qui avait défrayé la chronique nationale. Lui voulait vivre, vite et bien, après tous ces temps durs. L’aïeul aimait trousser le jupon et ne s'en privait point. Au grand soulagement de sa femme qui échappait à la corvée. Elle se plaignait qu'il n'en avait jamais assez. Au dire de la Mère, le grand père leur a mené la vie dure. Et je ne demande qu’à la croire après avoir lu sur le sujet, je n’ai pas de mal à imaginer.

Pour en savoir plus sur le 317eme régiment d'infanterie Cliquez ici

Pour écouter Le Voyage au bout de la nuit dit par Michel Simon


Voyage au bout de la nuit, de CÉLINE, par... par rikiai

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Brassens revisité

 

Un grain de voix à la Colette Magny... Un swing là où on ne l'attend pas... Etonnantes ces filiations, mais ça fonctionne. La fille de ces deux là, sûrement. Après écoute, on n'entend plus le fils de maçon chanter de la même façon.  Un souhait: que Sandra chante et qu'on entende longtemps sa voix si singulière. 

 


Colette Magny - "Melocoton" par RioBravo

01/10/2013

Azrié & KoBow HAFEZ & Goethe.... Le Divan en tango....

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30/09/2013

La Lettre 36 d'Albert Marcoeur....


Dans cette lettre, je vous ferai grâce de mes sempiternelles jérémiades sur notre univers en émoi. Quelques remarques à la place sur ma semaine de vacances passée en Flandre belge. Ou en Belgique flamande, c’est comme vous voulez.

Sur les places flamandes, lors de festivités diverses, sur les trottoirs devant les bars, les gens boivent dans des verres en verre. Des verres à bière pour ceux qui boivent de la bière. Et des verres à vin, en verre également pour celles et ceux qui boivent du vin. Nous, on ne s’emmerde pas, c’est verres en plastique pour tout.

Les adolescents flamands ne se servent manifestement pas du système Ipod afin d’écouter leur musique préférée au format MP3. Le seul jeunot que j’ai vu appareillé téléphonait. De deux choses l’une : ou l’Ipodisme n’a pas réussi à s’implanter dans les Flandres, ou les jeunes flamands ont tout de suite flairé l’arnaque.

En Flandre belge, très souvent, on s’endort avec les cloches. Ou elles sonnent réellement là, tout près, pas très loin, ou très loin. Ou elles sonnent dans votre tête parce qu’elles ont résonné tout l’après-midi et votre crâne vibre encore. Dans les Flandres, très souvent, on se réveille avec les cloches.

Les nombreux clochers flamands abritent une quantité invraisemblable de grandes orgues possédant des registres sonores à faire pâlir les membres de l’IRCAM.

Riche de toutes ces grandes orgues, de ces jeux de cloches, l’Église flamande s’enorgueillit d’être une église avant tout culturelle et joyeuse. Et pour ça, elle met en vente du vin de messe. Au "Carrefour®" de Bruges par exemple, on a vu sur un rayon, à côté des autres spiritueux, des bouteilles de 73 cl de vin de messe. C’est écrit en gros sur l’étiquette et dessous, cette mention : "Sous certificat de garantie ecclésiastique" (sic, pour la véracité du propos bien sûr, mais aussi pour la rime). 4,29 € la bouteille.

J’ai vu des pompistes flamands qui introduisent le nez de la pompe dans votre réservoir ; le plein terminé, ils raccrochent le tuyau de la pompe et referment votre réservoir, ça déchire grave !

Et les caramels HOPJES®, ah les caramels HOPJES® !

Et les spéculoos de chez PHILIP’S à Anvers, ah les spéculoos PHILIP’S® !

Et que dire des bières belges ? Ce sont les reines et elles devraient le rester encore longtemps. Je ne suis pas rasé, je pique, je vous embrasse quand-même.

 

Albert Marcoeur

03/09/2013

Jean Yves Grégoire

Décidément les temps sont durs...

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Jean Yves Grégoire, auteur et photographe de talent, grand voyageur de tous temps s'est éclipsé pour un dernier grand voyage. 

On s'était rencontré lors de son premier livre, à Rando Editions, qui aujourd'hui ne sont plus guère qu'une entreprise moribonde... Puis il avait publié aux éditions La Boussole deux titres Vatisiournam et Chemin d'Orient préfacé par Christophe de Ponfilly. Il était retourné au Pakistan en 1999. Je me souviens que son passeport couvert de visas avait intrigué les gabelous lors d'un contrôle au péage à Bordeaux. Carte de presse aidant, qu'il avait tardé à leur montrer pour voir leur perspicacité, ils ont retrouvé le sourire... On s'amuse comme on peut...

Nous allions à l'imprimerie Mame pour le BAT de son Chemin des étoiles. Gravure chez Chromostyle, papier Job, imprimerie Mame... Il n'a jamais retrouvé des conditions de publication identiques...

On a travaillé sur un projet commun: Essaouira la belle endormie qui aurait paru aux éditions l'Arganier, elles aussi emportées par le fond... Le projet est toujours là, endormi lui aussi... Un jour peut être il ressortira des cartons... 

Jean-Yves avait trouvé un point d'ancrage à St Jean de Luz qu'il a aussi beaucoup photographié. St Jean  de Luz ou Essaouira, deux villes jumelles en beauté, toutes deux sur l'Atlantique. Basque ou berbère peu importe au fond, deux villes avec des hommes qui affrontent les éléments. Deux villes avec un charme fou.

 

Salut Jean-Yves, et bon vent mon vieux.....

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10/06/2013

Sale temps de printemps pour les poètes...

Marché de la poésie ce week end... Des absents... De plus en plus nombreux... L'âge voyez vous mon ami... La poésie ça ne nourrit pas son homme, ça l'éreinte. En revue: Jacmo qui pousse toujours Décharge et la porte à bout de bras avec Kewes des éditions Rhubarbe, Vercey avec qui on s'est dit : on n'a rien à se dire. Bougel du pré de l'âge et la provoc affutée. Brémond éditeur de poésie uniquement, identique pope depuis les années soixante dix. Delort et sa revue Brèves. Stéphane de l'atelier du Hanneton avec qui on prépare un bouquin. Massot du dessert de Lune survivant du week-end; entre durite qui lâche, incendie criminel dans son hôtel... Avec qui j'ai sous le coude une nouvelle publication... Mais chut.... Silence pour l'instant. Beau samedi. Dommage dimanche... Des québequois, Poétes de Brousse, qui troussent des chansons paillardes, et trouvent que le rosé tiède et de premier prix est extraordinaire... Bon...si ça les contente... ma foi... Sont suffisament flag pour boire n'importe quoi... Je confirme...

Un nouvel absent aprés Malherbes, Jégou, Izoard, Autié, c'est au tour de Rüdiger Fischer...

Salut à toi compagnon et bon vent dans les étoiles.

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08/05/2013

Alain Jégou, alias le Cap’tain, est parti...

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J’ai eu la chance de partir en pêche un jour avec lui. Un jour de mer d’huile, par une belle nuit de septembre. Je dis nuit parce que lorsqu’on s’est levé pour se rendre au port, il n’y avait pas un chat sur les routes. Peut-être une voiture croisée entre le Fort bloqué et Lorient. Ce n’est qu’arrivé dans le port, sur la jetée éclairée aux néons de sodium qu’on a vu des hommes. Plutôt des ombres qui s’agitaient et se saluaient machinalement d’un geste de la main. Ça m’a fait penser aux gladiateurs dans l’arène saluant César, « ceux qui vont mourir te saluent »… Pas de paroles, à quoi ça sert de causer dans ces cas là… Chacun sait ce qu’il doit faire.

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La radio grésille. Le moteur démarre. Lentement on s’avance dans la passe, pour que le diesel chauffe, suivi par une ribambelle d’autres tandis que d’autres nous précédent. Une sorte de procession s’avance sur la flaque d’huile noirâtre. Quelques vannes échangées entre pilotes…
Les deux matelots sont descendus dormir dans la couchette pendant que le Cap’tain a mis le cap sur les filets posés la veille.
Ils en auront levé des filets ce jour là ! Et posé autant d’autres. Pareil que d’habitude. Pour pas grand-chose. La mer trop calme n’avait pas donné ses fruits.
On n’a pas parlé littérature ce jour-là, ça aurait été déplacé. Il n’était pas là pour ça, le Cap’tain mais pour travailler. Et moi là, dans ces 10 mètres carrés, je ne pouvais que regarder, que voir, qu’essayer de comprendre ce qu’il trouvait de bien à sa foutue vie de loup de mer… Pourquoi ça fait bander ces types de risquer leur carcasse chaque jour dans ce merdier ? Alors qu’ils seraient bien mieux en banlieue parisienne au chaud dans un tunnel en train de conduire une rame de métro. Assuré du salaire et de l’horaire.
Décidément ces types sont d’une autre race. J’ai retrouvé chez les paysans du haut Atlas qui survivent dans des conditions de dénuement total cette fierté sans nom, qui semble dire : plutôt crever debout que vivre à genoux…

 

Le Cap'tain est parti... Trop tôt... Il avait survécu à la mer, lui qui disait en avoir vu beaucoup ne pas revenir un maudit jour de péche. Son oeuvre reste à découvrir et quelle oeuvre. Dense par son phrasé, son swingue, sa singularité, chaque poéme est d'abord vécu... Pélieu, Jégou, deux monuments... Salut à toi l'artiste de la vie... Condoléances aux tiens, à tous les tiens. Tous les opprimés dont tu arpentais la cause..


 

Pour voir l'exposition que lui a consacré la médiathèque de Quimperlé cliquez ici

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23/01/2013

Maurice Lode Le peintre du pont des Arts

Maurice ou Michel, peu importe c'est son prénom... Je dis Maurice, parce que c'est Maurice qu'à l'époque il s'appelait. Il avait ses quartiers du coté de St Michel. Il vendait déjà sur le pavé avec le statut de colporteur... Un statut qui remontait à l'époque de la diffusion des journaux et des imprimés dans la rue. Il vendait "ses images à lui", commme il disait... Ses peintures. Le statut de colporteur n'existe plus. Celui de peintre de rue n'a pas encore été reconnu par le ministère de la culture populaire... La culture ça ne peut pas être populaire...

Un policier plus policier que les autres lui a collé des amendes. Deux la même semaine par excés de zèle, pour bien montrer son autorité, parce qu'il n'aime pas sa peinture, peut-être... Vente sur la voie publique sans autorisation. On a le droit de peindre des tableaux sur la voie publique, mais pas de vendre, même quand on fait cela depuis des années et qu'un artiste qui peint dans la rue c'est d'abord un artiste. Mais la loi, surtout quand on veut la rendre inhumaine, c'est la loi. Et la loi est dure plus encore pour les faibles que pour les autres. 

Je lui ai acheté plusieurs de ses toiles, pour moi, pour offrir. Quitte à faire des cadeaux autant aider un artiste. D'autant plus un artiste de la rue. Maurice peint. Il est peintre. Il vit de sa peinture. Il vit pour peindre. C'est sa victoire à lui. Humble parmi les humbles. 

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Michel - Pont des Arts, Paris 1er par brevesdetrottoirs

19/01/2013

Philippe Jacques

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C'était à bordeaux au début des années 80. Arc en Rêve démarrait tout juste.

Depuis c'est devenu l'institution que l'on connait.

J'avais vu les dessins de Philippe par un ami. Dessins aux constructions un peu folles et étonnantes.

Un de ses dessins est devenu l'enseigne de la maison Ressacs.

Morin l'a publié dans Décharge.

Boutet en a utilisé un autre pour une pochette de disque. Philippe semblait ne plus créer en solo absorbé par l'aventure Arc en Rêve.

Il a quitté la structure pour renouer avec l'aventure et notre plaisir...

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