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        <title>Ressacs</title>
        <description>blog à caractère...</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 16 May 2008 21:13:05 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Quand Marius et Jeannette.......</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 16 May 2008 21:13:05 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt;Témoignage:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Tôt ce matin, nous partîmes 5 du café de la Joliette et nous fûmes 50, à 10h en arrivant au port...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 5, nous avons distribué inlassablement le tract expliquant le sort réservé aux sans papiers, aux conducteurs des véhicules partant pour la Tunisie. Beaucoup  semblaient peu au courant, pensant la plupart du temps qu'on n'expulsait que des personnes qui avaient commis un délit. Ils nous écoutaient plus ou moins incrédules mais tous prenaient le tract et disaient qu'ils feraient quelque chose. Une personne nous a donné 10 € pour la cause. La police nationale est venue vers 7h et nous a demandé de présenter nos papiers. Nous avions convenu de dire que &quot;nous n'en avions pas&quot;! Pas parce que nous n'en avions pas mais pour refuser le rapport d'intimidation qu'ils souhaitaient instaurer et  aussi pour dénoncer le projet qu'ils avaient de nous réduire à quelques mots écrits sur un carton.&lt;br /&gt;Ils ont demandé qu'on leur dise notre identité, nous avons refusé affirmant que nous avions le droit de distribuer des tracts sur la voie publique, à moins qu'une loi soit passée dans la nuit dont nous n'avions pas connaissance. Ils ont reconnu que &quot;c'était pas grave et qu'ils allaient en référer à leur chef&quot;. Ce qu'ils ont fait pendant que la caméra sur le toit de la voiture continuait de tourner. Nous avons repris notre diff et eux sont finalement partis. Puis régulièrement toutes les heures, une voiture banalisée venait nous compter de loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 10h, nous avons rejoint le groupe du &quot;départ passagers&quot; qui lui aussi diffait depuis un bon moment: nous étions 50.&lt;br /&gt;Aucune caméra, ni journaliste, ni élu politique ou syndical n'étaient présent, juste de simples militants, femmes et hommes de 20 à 60 ans entourant la famille Ezzair.&lt;br /&gt;La porte du port, la même que Mme K. avait courageusement franchie en tête le 1er mai de l'année dernière afin de retrouver son mari qu'on tentait d'expulser par la force, était gardée par 3 vigiles. Nous avons continué à diffuser l'information auprès des passagers jusqu'au moment où cela ne suffisait plus. Profitant du fait qu'un copain distrayait le vigile qui semblait le plus féroce, j'ai passé la porte en me mettant à courir. C'est alors que j'ai entendu la course du vigile dans mon dos me hurlant de m'arrêter, qu'il allait me plier en 2, m'écraser, me mettre à terre... Il a eu vite fait de me rattraper, ayant une trentaine d'années de moins que moi, il m'a barré le passage: je me suis arrêtée levant les bras en signe d'apaisement et il a déversé un flot violent de paroles tout en me repoussant physiquement sur les bras. Et il hurlait, hurlait, je parlais calmement, l'objectif inconscient étant que ce flot de violences se tarisse de lui-même. L'effet a été qu'il ne me repoussait plus et que j'avais gagné le temps nécessaire pour que les copains me rejoignent. Je me suis retournée: une trentaine de personnes étaient passées et avançaient vers nous.&lt;br /&gt;Ayant pris conscience du nombre que nous étions face à eux 3, ils ont baissé les bras, nous menaçant de la venue des CRS. Nous avons filé en direction du bateau, avons accéléré au passage de la douane et nous nous sommes retrouvés au bas du bateau tunisien ,&quot;le Habib&quot;, au même endroit que le 1er mai 2007 lors de l'expulsion empêchée de M. K!&lt;br /&gt;Quatre d'entre nous ont couru à l'intérieur du bateau et là, une nouvelle vague de violence nous attendait: les marins cherchaient à nous repousser par la force, nous criant que &quot;nous n'avions pas le droit&quot;. Nous avons à nouveau parlé et résisté physiquement: ils ont abandonné. Ils ont remonté la porte du bateau pendant que les copains de l'autre côté scandaient :&quot; Non, non aux expulsions! &quot;, ayant déroulé la banderole de RESF et bloquant l'embarquement des voitures, non loin des voitures de police où était retenu M. Ezzair.&lt;br /&gt;Une fois la porte levée, le ton a changé: on a pu s'expliquer calmement, certains sont venus nous serrer la main et nous féliciter.&lt;br /&gt; Nous leur avons demandé de l'eau. Ils nous ont demandé nos badges RESF.&lt;br /&gt;Le commandant du Habib est venu nous parler nous assurant qu'il faisait tout depuis ce matin pour que la situation médicale de Mr Ezzair soit prise en compte mais qu'il n'avait pas réussi. Puis qu'il avait eu la promesse du consul tunisien de différer l'expulsion, en raison de notre mobilisation et de l'état de santé de M. Ezzair, et que le consul rencontrerait demain M. Ezzair. Nous lui avons demandé ses coordonnées: il nous  a donné un numéro de téléphone. Le responsable de la compagnie tunisienne de navigation nous a également rencontré, répétant que les choses étant réglées.&lt;br /&gt;Puis la police française est arrivée sur le bateau, forcément à la demande du commandant, nous avons cherché à gagner du temps mais nous avions l'assurance qu'ils n'avaient pas embarqué le père de famille, que les copains avaient vu stationner dans la voiture policière au pied du bateau puis enfin repartir vers le Camp de rétention.&lt;br /&gt;Nous avons retrouvé les copains qui avaient été rejoints par une bonne dizaine de marins CGT venus prêter main forte et sommes restés devant le bateau, malgré les pressions policières et de l'armée venue en renfort présents durant tout cet épisode, attendant et exigeant que la famille, qui était avec nous, reçoive un coup de fil de M. Ezzair en personne confirmant les dire des uns et des autres.&lt;br /&gt;Puis nous sommes partis comme nous étions venus , juste escortés par une dizaine de policiers de la PAF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en retire, entre autres choses, que la violence que nous avons rencontrée est motivée par la peur que j'ai lue dans les yeux du vigile, des marins tunisiens: peur de la transgression des règles et des lois imposées. Le commandant, le responsable de la compagnie, les flics, l'armée ne criaient pas, ne nous ont pas bousculé: ils étaient dans la négociation. Une fois le relais passé aux autorités pour la gestion du conflit, les marins discutaient, plaisantaient avec nous, heureux avec nous de voir que c'était possible et que pour autant le ciel ne nous était pas tombé sur la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, pierre par pierre et mur par mur, nous détruirons toutes leurs prisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christine (RESF 13)
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                <title>Les bonnes blagues de l'oncle Georges...</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Tue, 06 May 2008 19:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/00/929410576.jpg&quot; id=&quot;media-1002793&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;929410576.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;h2&gt;“La chose la plus importante pour nous est de trouver Oussama ben Laden. Elle est notre priorité numéro un et nous n’aurons pas de repos jusqu’à ce que nous le trouvions.” — Washington, le 13 sept. 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Je ne sais pas où est Ben Laden. Je n’ai aucune idée et je ne m’en soucie pas vraiment. Ce n’est pas si important que cela. Ce n’est pas notre priorité.” — Washington, 13 mars 2002&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/04/13/l-habit-ne-fait-pas-le-moine-surtout-lors-des-manifs.html</guid>
                <title>L'habit ne fait pas le moine chinois....</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>La vie des bêtes racontée aux enfants</category>
                                                <pubDate>Sun, 13 Apr 2008 22:18:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/1848181741.jpg&quot; id=&quot;media-958129&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1848181741.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;TIBET : Enquête sur une photo manipulée - (*false picture inquiry)&lt;br /&gt;MICHEL COLLON&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez bien cette photo « Soldats chinois déguisés en moines », que vous avez sans doute reçue ou recevrez bientôt. Elle circule beaucoup sur le Net, avec le commentaire : « Londres - 20 mars - Le GCHQ, l'agence gouvernementale de communications qui surveille électroniquement la moitié du monde depuis l'espace, a confirmé l'accusation du Dalaï Lama, selon laquelle l'Armée Populaire de Libération chinoise, déguisée en moines, a provoqué les émeutes qui ont tué ou blessé des centaines de Tibétains... »&lt;br /&gt;La photo accusatrice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette photo est censée le prouver, et elle a donc indigné beaucoup de gens. Maintenant, regardez attentivement cette photo, et jouons au jeu des sept erreurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les 7 erreurs...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;1. Avez-vous déjà vu une « photo - satellite » prise avec un tel angle de vue ?&lt;br /&gt;2. On nous dit que les soldats se déguisent en moines pour jouer les agents provocateurs. Sont-ils assez stupides pour mener une telle opération secrète en pleine rue ?&lt;br /&gt;3. On nous dit que la photo est récente, juste avant les événements. Qu'est-ce qui le prouve ?&lt;br /&gt;4. J'ai interrogé un ami connaissant le Tibet. Il dit que cette photo ne peut avoir été prise ce 14 mars, sous un soleil printanier, car le printemps n'est arrivé que le 21 mars cette année au Tibet.&lt;br /&gt;5. Il me dit aussi que ces couleurs des vélo - taxis de Lhassa ont changé à partir de 2005.&lt;br /&gt;6. Il dit également que ces uniformes des policiers ne sont plus utilisés depuis longtemps.&lt;br /&gt;7. Il fallait donc mener une petite enquête qui nous a fait découvrir une toute autre version...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mais alors d'où vient-elle ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;En réalité, la photo date de 2003. Lors du tournage d'un film, les moines ont refusé de jouer les figurants. Ce sont donc des soldats qui en ont été chargés, et ils reçoivent ici leurs uniformes de figurants. Pratique courante là-bas, semble-t-il. En tout cas, rien à voir avec les récentes images TV montrant des moines exercer des violences et détruire des magasins à Lhassa.&lt;br /&gt;Bon, ça semblait tellement gros qu'il fallait quand même vérifier. Eh bien, en fait, vous pouvez trouver confirmation sur... le site pro-indépendantiste qui diffuse la photo 'accusatrice' :&lt;br /&gt;http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-riots-tibet.htm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photo y est sous-titrée : This is not an uncommon 'tactical move' from the Chinese government, as could be seen on the back-cover of the 2003 annual TCHRD Report&lt;br /&gt;This photo was apparently made when monks refused to play as actors in a movie, so soldiers were ordered to put on robes. (Ceci n'est pas un 'mouvement tactique' inhabituel de la part du gouvernement chinois, comme on peut le voir sur la couverture arrière du rapport 2003 du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy. Cette photo semble avoir été prise lorsque des moines ont refusé de jouer dans un film, de sorte que des soldats ont reçu instruction de porter ces robes.)&lt;br /&gt;Interrogé sur cette manipulation, le webmaster du site a répondu qu'il a quand même associé la photo au texte accusant les Chinois « afin de montrer le genre de leurres que les Chinois ont utilisé dans les émeutes récentes ». Chacun appréciera cette déontologie journalistique.&lt;br /&gt;Ensuite, toutes sortes de groupements ont purement et simplement supprimé ce commentaire pour faire croire que la photo était récente et qu'il s'agissait d'une conspiration de l'armée chinoise. Depuis, la photo fait le tour du monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Photos - satellites&quot; ? Ce n'est pas la première fois...&lt;br /&gt;1. Ce n'est pas la première fois qu'on prétend nous démontrer la vérité avec des photos - satellites. En 1990, les Etats-Unis ont prétendu disposer de photos - satellites (qu'ils n'ont jamais montrées) « prouvant » que Saddam Hussein allait envahir l'Arabie Saoudite. Ce truc de diabolisation a joué un grand rôle pour manipuler l'opinion. J'ai analysé ce médiamensonge dans mon livre Attention, médias ! (page 21)&lt;br /&gt;2. En 2003, les Etats-Unis ont diffusé des photos - satellites « prouvant » que l'Irak possédait des armes de destruction massive.&lt;br /&gt;3. Plus récemment, ils ont récidivé contre l'Iran (taisant le fait qu'Israël possède deux cents têtes nucléaires illégales).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une image peut-elle mentir ?&lt;br /&gt;C'est donc le moment de rappeler qu'on peut mentir avec des images. Sans parler des techniques graphiques actuelles, de grands cinéastes comme Chris Marker ont brillamment démontré comment un commentaire peut faire dire n'importe quoi à une image et sembler crédible. En fait, l'image elle-même ne nous dit pas :&lt;br /&gt;1. Quand et où elle a été prise.&lt;br /&gt;2. Ce qu'elle montre vraiment.&lt;br /&gt;3. Ce qu'elle cache (à côté, avant, après...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous, nous nous sommes déjà fait piéger par de telles images dans le passé. Certes, chacun se fera son opinion sur la question du Tibet en essayant de vérifier les deux versions, en étudiant les intérêts en jeu des deux côtés, notamment de George Bush que le Dalaï Lama* admire tant. Mais en tout cas nous avons droit à une info non manipulée. Nous suggérons aux personnes qui ont diffusé cette image de diffuser aussi le rectificatif. Merci pour votre attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MICHEL COLLON&lt;br /&gt;* Note de pm - Le Dalaï Lama est un diplomate contraint : a-t'il le choix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Le robinet du Tibet</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 08:56:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;b&gt;Par Les voyageurs de l'eau&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’ont en commun le Brahmapoutre, le Mékong, l’Indus, le Fleuve Jaune, le Yangtze en dehors de compter parmi les fleuves majeurs du continent asiatique ? La réponse est le plateau tibétain où tous prennent leur source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on voit, comme nous, l’importance des plus grands fleuves chinois et les moyens employés pour les contrôler, on ne peut douter que ce fait ajoute à l’importance géopolitique accordée par la Chine au Tibet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En chinois, le nom de cette région est d’ailleurs Xizang qui signifie «réservoir de ressources naturelles de l'ouest».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mainmise chinoise permet ainsi de contrôler le Fleuve Jaune et le Yangtze de leur source à leur embouchure, et d’envisager le passage à travers ses montagnes d’une route de dérivation entre ces deux fleuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’Empire du Milieu peut, au grand dam des pays en aval, exploiter les autres fleuves pour l’irrigation, le transport fluvial ou la génération d’électricité. Des barrages sur le Mékong, le Brahmapoutre, la Salween créent depuis les années 90 des tensions avec ses voisins du sud: Birmanie, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande et l’autre géant asiatique qu’est l’Inde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Tibet est devenu aussi l’outil d’une tout autre bataille de l’eau. A Shanghai, le vent du développement à l’occidentale a aussi fait naître un marché pour l’eau en bouteille, comme on peut le constater dans les rayonnages des supermarchés et sur les affiches de métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de bien surprenant qu’ici le marketing fasse alors appel au Tibet et à ses montagnes qu’on imagine, elles aussi, purifiantes, millénaires et débordantes d’oligo-éléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l’image est l’arme de choix de ce marché mondial d’au moins 58 milliards de dollars (chiffre 2005). Ainsi de l’autre côté du Tibet, le leader national indien Bisleri envisage-t-il de se lancer dans l’exportation vers le marché occidental haut de gamme… avec des arguments de poids : «Il y a une certaine valeur curative que nous ne pouvons prouver, mais toutes les herbes qui poussent là-haut se trouveront dans l’eau. L’Himalaya est, après tout, là où nos Dieux sont censés être assis», affirme son PDG dans The Times en novembre. Les volcans d’Auvergne n’ont qu’à bien se tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, rappelons-le, 14 % de la population indienne et 23 % de la population chinoise n’ont toujours pas accès à l’eau potable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Retrouvez les voyageurs de l'eau en cliquant &lt;a href= &quot;http://aventure.blogs.liberation.fr/eautour_du_monde/2008/02/la-bataille-de.html#more&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;NDLR: Après l'or noir l'or bleu? Est ce parce que l'eau potable est gratuite qu'elle représente une dangereuse concurrence pour les activités lucrative de Monsanto et consorts qu'ils s'empressent de polluer les nappes phréatiques, ou de détourner les fleuves... Les robinets du pétrole ou celui de l'eau n'ont pas fini d'être ensanglanté...  Ce qui me fait par dérision prononcer ce slogan: Rendez l'Irak au Dalaï Lama &lt;/b&gt; &lt;br /&gt;
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                <title>Ballouhey in the Gardian</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Mon, 31 Mar 2008 21:36:23 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/00/534194465.jpg&quot; id=&quot;media-934079&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;534194465.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Ombres portées de Kumyia Amashita</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 17:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/02/323956552.jpg&quot; id=&quot;media-931345&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;323956552.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Expo Léo...</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Les copains d'abord</category>
                                                <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 06:51:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/423235692.jpg&quot; id=&quot;media-930522&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;423235692.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/02/1322187415.jpg&quot; id=&quot;media-930986&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1322187415.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Le dernier ours Pyrénéen....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/18/le-dernier-ours-pyreneen.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Tue, 18 Mar 2008 16:07:12 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/01/2135317586.jpg&quot; id=&quot;media-909684&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2135317586.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière livraison de Ballouhey....
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                <title>Le cul de Judas</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/18/le-cul-de-judas.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Tue, 18 Mar 2008 12:38:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/02/2087313790.gif&quot; id=&quot;media-909348&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2087313790.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;h1&gt;&lt;br /&gt;ANTONIO LOBO ANTUNES&lt;/h1&gt;&lt;br /&gt;Traduit du portugais par Pierre LEGLISE-COSTA/Editions Métaillé&lt;br /&gt;Adaptation théâtrale publiée aux éditions Christian Bourgois.&lt;br /&gt;Adapté, mis en scène et interprété par&lt;br /&gt;FRANCOIS DUVAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Production compagnie Fortune carrée et François de La Baume, avec le soutien de l’académie Chaptal Paris, de l’institut Camoes, de la fondation Calouste-Gulbenkian et de la  DRAC Ile-de-France&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L’adaptation théâtrale du Cul de Judas est parue aux éditions Christian Bourgois, Paris, 2006, collection « Titres »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Du 3 avril au 25 mai 2008&lt;br /&gt;Du mercredi au samedi à 21h, dimanche à 17h (relâche lundi et mardi)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;PRESENTATION DU SPECTACLE &lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le Cul de Judas&quot;, c'est le bourbier angolais dans lequel s'enferra l'armée coloniale portugaise au début des années 70. Cette &quot;putain de guerre&quot; est ici au centre du récit, un torrentiel monologue intérieur du narrateur, ancien médecin aux armées, revenu détruit d'Angola, et racontant son enfer tout au long d'une nuit de beuverie à une inconnue dans un bar improbable ou peut-être dans son appartement vide.&lt;br /&gt;Mais, au-delà l'épopée lyrique et le télescopage du passé et du présent, s'inscrivent en creux la difficulté des relations entre les sexes et une profonde mélancolie sous-tendue par un humour acide. Dans ses conversations avec Maria Luisa Blanco (Bourgois - Editeur ), Antonio Lobo Antunes révélait : &quot;l'intrigue ne m'intéresse pas ; ce que je voudrais, c'est ne pas qu'on me lise, mais qu'on vive le livre. Les émotions viennent avant les mots et, mon but, c'est de traduire les émotions, de faire en sorte que les mots &quot;signifient&quot; ces émotions. Voilà l'impossible défi, mais je crois qu'il faut essayer de le relever&quot;.&lt;br /&gt;Ainsi le théâtre apparaît comme un catalyseur de la beauté et de la densité de la prose d'Antonio Lobo Antunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;INTENTIONS DE MISE EN SCENE ET DE SCENOGRAPHIE&lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre d’Antonio Lobo Antunes est imprégnée dans son ensemble d’une conception particulière du « juste un immense présent qui englobe tout ». C’est une idée-clef quand on doit affronter la prose de l’écrivain.&lt;br /&gt;J’ai souhaité un seul lieu pour aller dans ce sens dans lequel déambule le narrateur se délestant de sa vie à grands coups de whisky, devant une inconnue draguée dans un bar de nuit et dont il espère les faveurs fatiguées d’une gymnastique païenne*, avant de la supplier de rester pour affronter la clarté indifférente du jour. &lt;br /&gt;Je ne souhaite d’ailleurs pas la représentation physique de cette femme sur la scène, mais plutôt l’évocation fantasmagorique de scènes de drague maintes fois répétées et que le narrateur n’éprouve même plus le besoin de revivre ailleurs que dans ses fantasmes.&lt;br /&gt;Pour accueillir ce texte, j'ai imaginé une scénographie légère qui évoque un bar ou, peut-être, un appartement vide à Lisbonne et un sol recouvert de tapis qui rappelle La Splendeur du Portugal (autre roman de l'auteur). Une seule chaise dans ce décor qui sera tout à la fois chaise, tabouret de bar ou cuvette de wc. Elle sera recouverte d'un drap qui servira, à la fin, de drap ou de linceul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Duval &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*extrait du roman de l’auteur&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;ANTONIO LOBO ANTUNES&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Né en 1942 à Lisbonne et issu de la grande bourgeoisie portugaise, Antonio Lobo&lt;br /&gt;Antunes fait des études de médecine et se spécialise en psychiatrie, métier qu'il a exercé à l'hôpital Miguel Bombarda de Lisbonne, où il vit.&lt;br /&gt;Auteur à ce jour de dix-huit romans, tous traduits en français ainsi qu'en vingt et une autres langues dont l'anglais, l'allemand, le néerlandais, le danois, le suédois, l'italien, le turc, l'espagnol... il est aujourd'hui l'une des figures majeures de la littérature européenne.&lt;br /&gt;Il existe de nombreuses thèses et essais sur son œuvre, notamment aux Etats-Unis, au Brésil et en France.&lt;br /&gt;Antonio Lobo Antunes a reçu, entre autres :&lt;br /&gt;- le Prix Etranger France-Culture en 1996&lt;br /&gt;- le Prix du &quot;Meilleur Livre Etranger&quot; en 1997&lt;br /&gt;- le Prix Union Latine en 2003&lt;br /&gt;- le Prix Jérusalem en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux éditions Christian Bourgois&lt;br /&gt;Bonsoir les choses d'ici-bas - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2005&lt;br /&gt;Connaissance de l'enfer - Traduit du portugais par Michelle Giudicelli, 1998&lt;br /&gt;Dormir accompagné / Inédit février 2001 Traduit du portugais par Carlos Batista, 2001&lt;br /&gt;Exhortation aux crocodiles - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1999&lt;br /&gt;Explication des oiseaux - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1991&lt;br /&gt;Il me faut aimer une pierre - Michelle Giudicelli, 2007&lt;br /&gt;La Farce des damnés - Traduit du portugais par Yves Coleman, 1992&lt;br /&gt;La mort de Carlos Gardel - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1995&lt;br /&gt;La Splendeur du Portugal - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1998&lt;br /&gt;Le Cul de Judas (adaptation théâtrale) - Pierre Léglise-Costa, 2006&lt;br /&gt;Le manuel des inquisiteurs - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1996&lt;br /&gt;Le Retour des caravelles - Traduit du portugais par Michelle Giudicelli et Olinda Kleiman, 1999&lt;br /&gt;Lettres de la guerre - Carlos Batista, 2006&lt;br /&gt;Livre de chroniques - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2000&lt;br /&gt;Livre de Chroniques III - Traduit du portugais par Carlos Batista - 2004&lt;br /&gt;L'Ordre naturel des choses - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1994&lt;br /&gt;N'entre pas si vite dans cette nuit noire / inédit de septembre 2001 - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2001&lt;br /&gt;Que ferai-je quand tout brûle? / septembre 2003 - Traduit du portugais pas Carlos Batista, 2003&lt;br /&gt;Traité des passions de l'âme - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1993&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix des places&lt;br /&gt;Plein tarif : 20 €&lt;br /&gt;&lt;Tarifs réduits : 15 € (+ de 60 ans/collectivités/habitants des 3e et 4e/groupes d’amis) ; &lt;br /&gt;10 € (- de 30 ans / dem. d’emploi / intermittents / groupes scolaires / dernier mercredi du mois / Pass Poésie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maison de la Poésie Paris&lt;br /&gt;Passage Molière &lt;br /&gt;157, rue Saint-Martin &lt;br /&gt;75003  Paris  &lt;br /&gt;Métro Rambuteau – Les Halles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Renseignements et location : &lt;br /&gt;01 44 54 53 00 &lt;br /&gt;(du mardi au samedi de 14h à 18h) &lt;br /&gt;www.maisondelapoesieparis.com&lt;br /&gt;
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                <title>Les bonnes blagues de l'oncle Georges (2)</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/15/les-bonnes-blagues-de-l-oncle-georges-3.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>La pensée du jour</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 10:36:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/929410576.jpg&quot; id=&quot;media-904192&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;929410576.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot;/&gt;&lt;br /&gt;&lt;h1&gt;&quot; Nos ennemis sont innovants &lt;br&gt;&lt;br /&gt;et pleins de ressources, &lt;br&gt;&lt;br /&gt;et nous aussi. &lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ils ne cesseront jamais &lt;br&gt;&lt;br /&gt;de penser à de nouvelles&lt;br&gt;&lt;br /&gt;façons de nuire &lt;br&gt;&lt;br /&gt;à notre pays et notre peuple,&lt;br&gt;&lt;br /&gt; et nous non plus.&quot; &lt;/h1&gt;&lt;br /&gt;— Washington, DC, Aug 5, 2004&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Monsanto: passible de crimes contre l'humanité....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/15/monsanto-sans-commentaires.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>De la poésie au quotidien</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 09:09:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/00/1911216559.JPG&quot; id=&quot;media-904173&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1911216559.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Photo: Misha Gordin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Citoyens, Citoyennes;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Monsanto essaye d'imposer par la force, et contre la volonté des peuples la culture d'OGM en plein champ, qui aura des conséquences irréversibles pour l'environnement et la santé. Aux citoyen-nes qui tentent de s'y opposer, ils n'apportent que mensonge et répression.&lt;br /&gt;Ainsi, la confédération paysanne s'est vue saisir ses comptes bancaires en vu d'un &quot;dédommagement&quot; des fauchages d'OGM. Monsanto prétend sauver l'humanité de la famine grâce à ses créations alors qu'ils ne font qu'empêcher l'autonomie alimentaire des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons au monde que Monsanto a déjà participé dans le passé et à son plus grand bénéfice, à un autre crime contre l'humanité, celui de la fabrication en masse de &lt;b&gt;l'Agent Orange, défoliant utilisé pendant la guerre du Viêt-Nam &lt;/b&gt;qui a gravement nuit à la santé de millions de personnes (cancers, malformations), engendrant encore aujourd'hui des maladies graves pour les populations exposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, je propose d'utiliser un outil moderne pour rétablir cette vérité sur Monsanto par le biais d'un &lt;b&gt; &quot;google bombing&quot;&lt;/b&gt;, visant à associer la requête :&lt;b&gt; &quot;crimes contre l'humanité&quot;&lt;/b&gt; au site www.monsanto.com et &quot;monsanto&quot; au site www.stop-monsanto.qsdf.org&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;h1&gt;Pour plus d'informations sur&lt;br&gt;&lt;br /&gt; comment participer ? &lt;br&gt;&lt;br /&gt; cliquez sur : &lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot; http://www.stop-monsanto.qsdf.org&quot;&gt;&lt;b&gt; STOP A MONSANTO&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À diffuser le plus &lt;br&gt;&lt;br /&gt;largement possible&lt;/h1&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/11/immigration-selective.html</guid>
                <title>Immigration sélective.....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/11/immigration-selective.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 07:04:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/1080026395.jpg&quot; id=&quot;media-896613&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1080026395.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/09/refugies-de-la-faim.html</guid>
                <title>Réfugiés de la faim</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/09/refugies-de-la-faim.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 16:49:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/22402033.JPG&quot; id=&quot;media-897778&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;22402033.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Photo: Misha Gordin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Organiser la famine et criminaliser ceux qui la fuient&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Jean Ziegler&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ecrivain, professeur à l’université de Genève.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit était noire, sans lune. Le vent soufflait à plus de 100 kilomètres à l’heure. Il faisait se lever des vagues de plus de 10 mètres qui, avec un fracas effroyable, s’abattaient sur la frêle embarcation de bois. Celle-ci était partie d’une crique de la côte de Mauritanie, dix jours auparavant, avec à son bord 101 réfugiés africains de la faim. Par un miracle inespéré, la tempête jeta la barque sur un récif de la plage d’El Medano, dans une petite île de l’archipel des Canaries. Au fond de la barque, les gardes civils espagnols trouvèrent les cadavres de trois adolescents et d’une femme, morts de faim et de soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même nuit, quelques kilomètres plus loin sur la plage d’El Hierro, un autre rafiot s’échoua : à son bord, 60 hommes, 17 enfants et 7 femmes, spectres titubants à la limite de l’agonie (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la même époque encore, mais en Méditerranée cette fois-ci, un autre drame se joue : à 150 kilomètres au sud de Malte, un avion d’observation&lt;br /&gt;de l’organisation Frontex repère un Zodiac surchargé de 53 passagers qui – probablement par suite d’une panne de moteur – dérive sur les flotsagités. A bord du zodiac, les caméras de l’avion identifient des enfants en bas âge et des femmes. Revenu à sa base, à La Valette, le pilote en informe les autorités maltaises, qui refusent d’agir, prétextant que les naufragés dérivent dans la « zone de recherche et de secours libyenne ». La déléguée du Haut Commissariat des réfugiés des Nations unies Laura Boldini intervient, demandant aux Maltais de dépêcher un bateau de secours. Rien n’y fait. L’Europe ne bouge pas. On perd toute trace des naufragés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines auparavant, une embarcation où se pressaient une centaine de réfugiés africains de la faim, tentant de gagner les Canaries, avait sombré dans les flots au large du Sénégal. Il y eut deux survivants&lt;br /&gt;(2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des milliers d’Africains, y compris des femmes et des enfants, campent devant les clôtures des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta, dans le Rif aride. Sur injonction des commissaires de Bruxelles, les policiers marocains refoulent les Africains dans le Sahara (3). Sans provisions ni eau. Des centaines, peut-être des milliers d’entre eux périssent dans les rochers et les sables du désert (4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de jeunes Africains quittent leur pays au péril de leur vie pour tenter de gagner l’Europe ? On estime que, chaque année, quelque 2 millions de personnes essaient d’entrer illégalement sur le territoire de l’Union européenne et que, sur ce nombre, environ 2 000 périssent en Méditerranée, et autant dans les flots de l’Atlantique. Leur objectif est d’atteindre les îles Canaries à partir de la Mauritanie ou du Sénégal, ou de franchir le détroit de Gibraltar au départ du Maroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le gouvernement espagnol, 47 685 migrants africains sont arrivés sur les côtes en 2006. Il faut y ajouter les 23 151 migrants qui ont débarqué sur les îles italiennes ou à Malte au départ de la Jamahiriya arabe libyenne ou de la Tunisie. D’autres essaient de gagner la Grèce en passant par la Turquie ou l’Egypte. Secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, M.&lt;br /&gt;Markku Niskala commente : « Cette crise est complètement passée sous silence. Non seulement personne ne vient en aide à ces gens aux abois,&lt;br /&gt;mais il n’y a pas d’organisation qui établisse ne serait-ce que des statistiques rendant compte de cette tragédie quotidienne (5). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour défendre l’Europe contre ces migrants, l’Union européenne a mis sur pied une organisation militaire semi-clandestine qui porte le nom de Frontex. Cette agence gère les « frontières extérieures de l’Europe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle dispose de navires rapides (et armés) d’interception en haute mer, d’hélicoptères de combat, d’une flotte d’avions de surveillance munis de caméras ultrasensibles et de vision nocturne, de radars, de satellites et de moyens sophistiqués de surveillance électronique à longue distance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frontex maintient aussi sur sol africain des « camps d’accueil » où sont parqués les réfugiés de la faim, qui viennent d’Afrique centrale, orientale ou australe, du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Cameroun, de l’Erythrée, du Malawi, du Zimbabwe… Souvent,&lt;br /&gt;ils cheminent à travers le continent durant un ou deux ans, vivant d’expédients, traversant les frontières et tentant de s’approcher progressivement d’une côte. Ils sont alors interceptés par les agents de Frontex ou leurs auxiliaires locaux qui les empêchent d’atteindre les&lt;br /&gt;ports de la Méditerranée ou de l’Atlantique. Vu les versements considérables en espèces opérés par Frontex aux dirigeants africains, peu&lt;br /&gt;d’entre eux refusent l’installation de ces camps. L’Algérie sauve l’honneur. Le président Abdelaziz Bouteflika dit : « Nous refusons ces camps. Nous ne serons pas les geôliers de nos frères. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Organiser la famine et criminaliser ceux qui la fuient&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fuite des Africains par la mer est favorisée par une circonstance particulière : la destruction rapide des communautés de pêcheurs sur les côtes atlantique et méditerranéenne du continent. Quelques chiffres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde, 35 millions de personnes vivent directement et exclusivement de la pêche, dont 9 millions en Afrique (6). Les poissons comptent pour 23,1 % de l’apport total de protéines animales en Asie, 19 % en Afrique ; 66 % de tous les poissons consommés sont pêchés en haute mer,&lt;br /&gt;77 % en eaux intérieures ; l’élevage en aquaculture de poissons représente 27 % de la production mondiale. La gestion des stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des zones économiques nationales revêt donc une importance vitale pour l’emploi et la sécurité alimentaire des populations concernées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des Etats de l’Afrique subsaharienne sont surendettés. Ils vendent leurs droits de pêche à des entreprises industrielles du Japon,&lt;br /&gt;d’Europe, du Canada. Les bateaux-usines de ces dernières ravagent la richesse halieutique des communautés de pêcheurs jusque dans les eaux&lt;br /&gt;territoriales. Utilisant des filets à maillage étroit (interdits en principe), elles opèrent fréquemment en dehors des saisons où la pêche est&lt;br /&gt;autorisée. La plupart des gouvernements africains signataires de ces concessions ne possèdent pas de flotte de guerre. Ils n’ont aucun moyen&lt;br /&gt;pour faire respecter l’accord. La piraterie est reine. Les villages côtiers se meurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bateaux-usines trient les poissons, les transforment en surgelés, en farine ou en conserves, et expédient du bateau aux marchés. Exemple : la Guinée-Bissau, dont la zone économique abrite un formidable patrimoine halieutique. Aujourd’hui, pour survivre, les Bissagos, vieux peuple&lt;br /&gt;pêcheur, sont réduits à acheter sur le marché de Bissau – au prix fort – des conserves de poisson danoises, canadiennes, portugaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plongés dans la misère, le désespoir, désarmés face aux prédateurs, les pêcheurs ruinés vendent à bas prix leurs barques à des passeurs mafieux ou s’improvisent passeurs eux-mêmes. Construites pour la pêche côtière dans les eaux territoriales, ces barques sont généralement inaptes à la navigation en haute mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore… Un peu moins d’un milliard d’êtres humains vivent en Afrique.&lt;br /&gt;Entre 1972 et 2002, le nombre d’Africains gravement et en permanence sous-alimentés a augmenté de 81 à 203 millions. Les raisons sont&lt;br /&gt;multiples. La principale est due à la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont payé à leurs agriculteurs et éleveurs, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. L’Union européenne, en particulier, pratique le dumping agricole avec un cynisme sans faille.&lt;br /&gt;Résultat : la destruction systématique des agricultures vivrières africaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons l’exemple de la Sandaga, le plus grand marché de biens de consommation courante de l’Afrique de l’Ouest. La Sandaga est un univers&lt;br /&gt;bruyant, coloré, odorant, merveilleux, situé au cœur de Dakar. On peut y acheter, selon les saisons, des légumes et des fruits portugais, français,&lt;br /&gt;espagnols, italiens, grecs, etc. – au tiers ou à la moitié du prix des produits autochtones équivalents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques kilomètres plus loin, sous un soleil brûlant, le paysan wolof, avec ses enfants, sa femme, travaille jusqu’à quinze heures par jour… et n’a pas la moindre chance d’acquérir un minimum vital décent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur 52 pays africains, 37 sont des pays presque purement agricoles.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu d’êtres humains sur terre travaillent autant et dans des conditions aussi difficiles que les paysans wolof du Sénégal, bambarg du Mali, mossi&lt;br /&gt;du Burkina ou bashi du Kivu. La politique du dumping agricole européen détruit leur vie et celle de leurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à Frontex. L’hypocrisie des commissaires de Bruxelles est détestable : d’une part, ils organisent la famine en Afrique ; de l’autre,&lt;br /&gt;ils criminalisent les réfugiés de la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aminata Traoré résume la situation : « Les moyens humains, financiers et technologiques que l’Europe des Vingt-Cinq déploie contre les flux&lt;br /&gt;migratoires africains sont, en fait, ceux d’une guerre en bonne et due forme entre cette puissance mondiale et de jeunes Africains ruraux et&lt;br /&gt;urbains sans défense, dont les droits à l’éducation, à l’information économique, au travail et à l’alimentation sont bafoués dans leurs pays&lt;br /&gt;d’origine sous ajustement structurel. Victimes de décisions et de choix macroéconomiques dont ils ne sont nullement responsables, ils sont&lt;br /&gt;chassés, traqués et humiliés lorsqu’ils tentent de chercher une issue dans l’émigration. Les morts, les blessés et les handicapés des événements&lt;br /&gt;sanglants de Ceuta et de Melilla, en 2005, ainsi que les milliers de corps sans vie qui échouent tous les mois sur les plages de Mauritanie, des îles&lt;br /&gt;Canaries, de Lampedusa ou d’ailleurs, sont autant de naufragés de l’émigration forcée et criminalisée (7).  »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Cf. El País, Madrid, 13 mai 2007 ; la nuit est celle du 11 au 12 mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Le Courrier, Genève, 10 décembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Le 28 septembre 2005, des soldats espagnols ont tué cinq jeunes&lt;br /&gt;Africains qui tentaient d’escalader la clôture électrifiée entourant&lt;br /&gt;l’enclave de Ceuta. Huit jours plus tard, six autres jeunes Noirs étaient&lt;br /&gt;abattus dans des circonstances similaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Human Rights Watch, 13 octobre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) La Tribune de Genève, 14 décembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) Ce chiffre exclut les personnes employées dans l’aquaculture. Cf. Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), La situation&lt;br /&gt;mondiale des pêches et de l’aquaculture, Rome, 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) Aminata Traoré, intervention au Forum social mondial, Nairobi, 20&lt;br /&gt;janvier 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; source : &lt;a href= &quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/ZIEGLER/15658 mars 2008&quot;&gt;Le monde diplomatique&lt;/a&gt; -  Article inédit&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/00/187171243.JPG&quot; id=&quot;media-895917&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;187171243.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Les bonnes blagues de l'oncle Georges</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 15:46:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;h1&gt;“Si c’était une dictature, ce serait&lt;br&gt;&lt;br /&gt; incroyablement plus facile, &lt;br&gt;&lt;br /&gt;seulement dans la mesure ou &lt;br&gt;&lt;br /&gt;JE suis le dictateur.”&lt;/h1&gt; &lt;br /&gt;— Washington, DC, le 19 déc 2000&lt;/div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;
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                <title>PEAU DE SATIN</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>une petite nouvelle en passant</category>
                                                <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 08:22:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;b&gt;Une nouvelle de Christian Creseveur&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times&quot;&gt;Le pêcheur était vissé sur son pliant. Il s'anima à peine lorsque l'inspecteur secoua son épaule. Son regard traversait les rides du courant. Qu'est-ce qu'il pouvait dire de plus que ce qu'il avait déjà répété dix fois: il avait remonté sa truite avec des os dans son épuisette. Il avait tout de suite vu que c'était des os humains. Parce qu'il était équarrisseur. Des os il en avait mis des dizaines de milliers à l'air. Des os de bœuf, de mouton, de cochon. Tout. Et ça, il y avait pas de doute, c'était des os humains. Vingt minutes plus tard tout un lot était passé devant en flottant. Comme des petits bouts de bois emportés par le courant. Voilà!&lt;br /&gt;L'inspecteur croisa ses mains dans le dos. Il fit claquer ses ongles à coup de pichenettes. Antonin n'était toujours pas là, et la substitut du procureur n'allait plus tarder. C'est elle qui déciderait de la suite à donner à l'enquête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antonin avait rencontré une passionnée de littérature la veille dans une soirée. En partant, légèrement embrumé par l'alcool, Antonin n'avait pas résisté au plaisir de monter visiter sa bibliothèque. &lt;br /&gt;Collés aux murs, les livres couraient jusqu'au plafond dans toutes les pièces. Chez elle, le papier peint n'était plus qu'un souvenir. Par dessus tout elle avait tenu à lui montrer son &quot;enfer&quot;: des mètres de littérature érotique dont elle était particulièrement fière... Elle lui avait lu quelques extraits, puis avait vite exigé qu'il imagine des &quot;situations fortes&quot;...&lt;br /&gt;Maintenant que le matin traversait les rideaux sous les trilles des merles, il avait surtout envie de rentrer dormir, et de profiter paisiblement de son week-end. Mais son portable avait retenti: les messages répétés d'Edouard anéantissaient son programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En déboulant sur le chemin de la Gardonne, Antonin aperçu les véhicules de service. La substitut du procureur sortait de sa voiture. Elle défroissa sa jupe à petits coups secs de la main, puis claqua sa portière.&lt;br /&gt;Antonin la rattrapa alors qu'Edouard se présentait devant elle, la main tendue. Elle enjoignit l'inspecteur de lui faire un résumé succinct de la situation, parce que, juste après, elle devait se rendre à 15 km en amont: la gendarmerie venait de coincer un nécrophile. &lt;br /&gt;Edouard sortit fissa un sachet plastique destiné au laboratoire. Il était rempli d'os. L'inspecteur les séparaient à travers le plastique pour montrer combien ils étaient rongés. Comme s'ils étaient passés à travers une broyeuse. La substitut ne fit pas de commentaire. Elle se tourna vers la rive et désigna du menton le type hagard. Edouard confirma que c'était le pêcheur qui avait fait la découverte macabre. &lt;br /&gt;Antonin se massait la nuque pour rester éveillé.&lt;br /&gt;&quot;Bon… Vous allez nous débrouiller ça! Par où est-ce que vous allez commencer?&quot;, lança le substitut.&lt;br /&gt;Elle leur donnait l'enquête! Antonin encaissa le coup. &lt;br /&gt;Il bredouilla ses premiers mots, puis débita mécaniquement la procédure d'usage: les sapeurs allaient draguer la rivière, et on ferait une enquête de proximité pour chercher des indices, ou des témoins éventuels…&lt;br /&gt;La substitut le coupa. Il lui suffisait de savoir que le commissaire connaissait son travail et qu'il allait le faire sans délai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard les plongeurs ramenaient un bout de mâchoire en plus, et les enquêteurs un relevé complet des activités riveraines. Il ne restait plus qu'à examiner tout ça, et à imaginer quelques pistes en attendant les résultats du labo.&lt;br /&gt;En jetant son blouson de cuir élimé sur le dossier de sa chaise, Antonin pesta: le week-end était gâché pour un dossier qu'on classerait sans suite. &lt;br /&gt;Edouard, lui, faisait contre mauvaise fortune bon cœur. Il ramenait le classeur &quot;Disparitions&quot; et deux cafés. Il avait déjà repéré un nom intéressant: Hortense Ygen-Mauduit, écrivain et épouse d'un industriel de la chimie. L'usine Ygen étaient située sur les rives de la Gardonne. &lt;br /&gt;Le téléphone sonna. Antonin finit de touiller son café avant de décrocher. La substitut était à l'autre bout du fil: l'affaire du nécrophile pouvait avoir un lien avec celle des os. Elle la leur confiait aussi. Les gendarmes étaient en route pour lui transférer le &quot;prévenu&quot;.&lt;br /&gt;Antonin se frotta les yeux. Il n'avait pas les idées claires. Pourtant il fallait se répartir les tâches! Bon: le sadique avait été pris en flagrant délit. L'obtention de ses aveux ne demanderait pas beaucoup d'énergie. Mais il n'avait pas du tout envie de discuter. Il choisit donc de s'occuper du cas &quot;Mauduit&quot;, et de laisser l'interrogatoire à l'inspecteur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se garant sur le parking de &quot;YGEN-Chimie&quot; Antonin constata avec satisfaction qu'il n'était pas le seul à travailler le samedi. La standardiste haussa les sourcils devant sa carte de police et appela derechef la direction. &lt;br /&gt;Un costume croisé apparut dans le hall. C'était le directeur adjoint qui ne semblait pas effarouché par la présence du commissaire. &lt;br /&gt;Il présuma qu'on venait pour lui donner des nouvelles précieuses sur l'épouse du patron. L'entreprise en avait besoin. Depuis deux mois que Hortense avait disparu, Mr Ygen avait sombré dans une profonde dépression. Et il était évident que seul le retour de son &quot;écrivain de femme&quot; lui rendrait la santé. Entre eux les choses avaient commencé à se dégrader avec le succès de ses romans un peu… enfin… franchement &quot;olé-olé&quot;. Le commissaire en avait peut-être déjà lu? Hortense Mauduit! Jamais lu? Ses fantasmes littéraires lui étaient montés au crâne. Elle était sans doute partie avec quelqu'un d'autre. Un homme. Ou même une femme! Parce que vu ce qu'elle écrivait… on pouvait tout imaginer, n'est-ce pas!&lt;br /&gt;Antonin l'arrêta. Il ne portait pas de nouvelles. C'était plutôt lui qui avait besoin d'informations complémentaires… &lt;br /&gt;Le directeur expliqua que l'usine fabriquait du dessicatif et que Mr Ygen séjournait à la clinique du &quot;Gros Tilleul&quot;. Quand le commissaire le remercia pour sa collaboration, il le regarda partir avec une franche déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Gros Tilleul? Le Gros Tilleul? Arrêté sur le bas-côté de la route Antonin avait déplié sa carte routière. Il l'écarta du pare-brise pour se situer avant de se taper sur le front: il était devant!&lt;br /&gt;Le Gros Tilleul était un établissement cossu mais d'une parfaite discrétion. &lt;br /&gt;Une hôtesse le conduisit à travers les larges couloirs. Ils passèrent devant la porte ouverte d'une chambre. Antonin reconnut une comédienne fameuse. Elle tapait du pied et tirait ses vêtement en réclamant &quot;du beurre! du beurre!&quot;. Une seringue à la main, une infirmière attendait qu'elle se calme. Elle croisa le regard d'Antonin et se précipita pour repousser la porte, tandis que l'hôtesse revenait pour l'entraîner par le coude. Elle l'accompagna jusqu'au bureau du psychiatre, qui pris le relais jusqu'à la chambre de Mr Ygen. &lt;br /&gt;Assommé par les tranquillisants, Ygen était dans une confusion extrême. Il demanda si sa femme vivait avec son éditeur? Puis si elle était morte, ou si le gars du moulin de la Gardonne avait cessé de la persécuter…&lt;br /&gt;Le psychiatre s'interposa: son patient avait besoin de tranquillité, et à moins d'une commission rogatoire la visite était terminée.&lt;br /&gt;Les grilles du Gros Tilleul se refermèrent dans le rétroviseur du commissaire. La clinique protégeait aussi jalousement les dérives mentales de ses patients qu'une banque suisse leur argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au bureau Antonin jeta son blouson sur le dossier de sa chaise. Il s'avachit dessus, en soufflant. Edouard pouvait parler: &lt;br /&gt;Ce n'était pas la première fois que le nécrophile jetait un corps dans la Gardonne. Il avouait presque fièrement avoir jeté six victimes! Mais entières… Alors le problème de savoir comment les corps avaient pu être réduits et broyés restait intact!&lt;br /&gt;Antonin était épuisé. Il n'écoutait plus. Il sortit la tête de ses mains. Sa paupière gauche restée collée à un doigt lui faisait un gros œil. Ils avaient le meurtrier. Ils avaient ses aveux. Le mystère de la transformation des corps pouvait attendre. Il invita Edouard à rentrer chez lui et à profiter de son dimanche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi matin Antonin avait retrouvé son aplomb. Il jeta son blouson sur le dossier de sa chaise et s'assit sur le coin de son bureau pour faire le point avec Edouard: les analyses des os arrivaient dans la journée; le nécrophile était au dépôt; et on avait toujours pas de corps. Il fallait donc recommencer à écluser la Gardonne. Dans l'intervalle ils pouvaient toujours poursuivre la piste de Hortense Ygen en allant voir son éditeur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre ses montures d'écaille et ses sourcils touffus, les yeux perçants de l'éditeur passèrent de l'inspecteur au commissaire. Il s'efforçait de ne pas laisser transpirer son antipathie pour la machine judiciaire. Néanmoins il se prêta aux confidences en leur tendant un exemplaire de &quot;Peau de satin&quot;, le dernier livre de Hortense. Avec cet ouvrage elle avait atteint un sommet dans l'art de &quot;toucher&quot; le lecteur… ce papier avait une âme! Il faut dire qu'elle les avaient &quot;tanné&quot; pour ce tirage limité! Au point qu'elle avait renoncé à l'édition tant qu'elle ne disposerait pas d'un papier &quot;digne du grain de la peau&quot;! Elle s'était entêtée jusqu'à investir personnellement dans une fabrique de papier, le Moulin de la Gardonne. Elle avait fait tourner l'artisan en bourrique. Mais il était corvéable à merci. Elle l'avait plus ou moins séduit. Une semaine ou deux après sa disparition, le fabriquant avait produit ce somptueux &quot;grain de satin&quot;. L'éditeur avait décidé de ne plus attendre et de se passer de l'accord de l'auteur. Aujourd'hui le livre marchait bien. Il devenait impérieux qu'elle réapparaisse pour la promotion. Mais avec Hortense il n'aurait su dire combien de temps pouvaient durer les caprices!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moulin de la Gardonne était de toute beauté. Ce vieux bâtiment en pierre avait gardé tout son cachet malgré les réhabilitations successives. Edouard resta comme un enfant devant la grande roue à aubes. &lt;br /&gt;Dans son atelier l'artisan étalait rapidement de la pâte à papier sur de grands châssis. L'endroit était très humide, mais l'odeur du papier qui séchait était plutôt agréable. Antonin repéra un container de 25l, au sigle de Ygen. &lt;br /&gt;L'artisan ne fut pas bavard. Tout ce qu'il eut à dire de Hortense Mauduit c'est qu'elle avait le sens du commerce. Mais il n'avait pas été naïf. Elle voulait son papier. Pas lui. D'ailleurs depuis qu'il avait sorti son &quot;grain de satin&quot;, personne ne l'avait revue. De toute façon elle pouvait bien aller au diable avec ses livres et son argent!&lt;br /&gt;Antonin eut une dernière question: le bidon &quot;Ygen&quot;, c'était bien du dessicatif? Et ça servait à quoi? A dessécher! C'était bien ce qu'il pensait!&lt;br /&gt;Il lui fallu faire le tour du moulin pour retrouver Edouard. L'inspecteur contemplait cette fois le canal de dérivation. Le courant de la Gardonne s'engouffrait dans une petite écluse pour entraîner la roue à aubes.&lt;br /&gt;La même question les traversa: les sapeurs avaient-ils cherché ici? &lt;br /&gt;Le commissaire fila au pas de course, et ramena l'artisan pour qu'il vide son écluse.&lt;br /&gt;Tandis que ce dernier actionnait sa manivelle, Antonin et Edouard scrutaient le courant. Le niveau de l'eau descendit lentement. Le lit n'apparaissait toujours pas. Edouard couru d'un bout à l'autre du canal. Il n'y avait rien. Mais la configuration impliquait que si jamais un corps y avait dérivé, il serait resté devant la roue. &lt;br /&gt;La roue s'arrêta. Dessous, il y avait encore 1m50 de fond. De longs filament d'algues pendaient aux aubes, gouttant abondamment. La mousse et la vase rendaient l'eau opaque. Edouard fut gagné par la déception. Mais Antonin ne voulu pas abdiquer. Il ramassa une branche de bois mort. Après avoir ôté son blouson, il escalada la roue. Il se cala entre les aubes et le mur du moulin, et dans un équilibre précaire il sonda le fond du bassin avec son bâton. Mais où qu'il s'enfonça, tout lui semblait mou. La vase qu'il remuait rendait l'eau encore plus trouble. Un nuage vint poser son ombre sur l'eau, puis le soleil réapparu. Dans le jeu de lumière Antonin crut apercevoir quelque chose. Il allongea le bras. Il n'avait pas la distance. Il porta le bâton du bout de ses doigts pour gagner quelques centimètres. Au premier mouvement il le laissa échapper. Il se détendit par réflexe. Mais au lieu de le rattraper il perdit l'équilibre et plongea la tête la première. Il refit aussitôt surface et s'agita en tout sens, poussant des cris. Edouard pensa à l'eau glacée, mais Antonin voulait sortir à toute vitesse… parce qu'il avait touché un bras! Celui de la dernière victime du nécrophile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drapé dans une couverture, Antonin posa son blouson sur son dossier. Le labo venait de livrer ses conclusions. Il demanda à Edouard de les regarder tandis qu'il allait se sécher. &lt;br /&gt;Il était en slip, tenant son jean contre le sèche-mains des toilettes quand Edouard surgit: les analyses avaient mis en évidence de minuscules amalgames de cellulose, et la présence résiduelle d'un puissant dessicatif! Enfin, après comparaison avec le dossier de son dentiste, on pouvait affirmer que le bout de mâchoire appartenait bien à Hortense Mauduit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voyant revenir les enquêteurs, l'artisan comprit que son sort était scellé. Il se hissa sous la charpente et alla se réfugier sur une solive, à 15m du sol. Antonin le rejoignit. Il obtint sa confession à califourchon:&lt;br /&gt;Hortense l'avait tenu par le bout du nez pour obtenir son papier. Mais il n'arrivait à rien de convaincant. Elle avait claqué la porte. Le seul moyen de la reconquérir était de créer ce fichu papier. Une nuit, la roue du moulin s'était bloquée. En la décoinçant il avait découvert le corps d'une femme, décomposé... Il eut alors l'idée saugrenu de récupérer des lambeaux de peau. Avec le dessicatif, il réduisit le corps d'un côté, la peau de l'autre, et obtint un résultat encourageant. Ensuite, il avait rendu les restes d'os à la rivière. Puis un autre corps avait échoué sous la roue. Et un autre encore. Il n'avait pas eu de scrupules parce qu'après tout il n'avait tué personne. En dissolvant les corps, n'épargnait-il pas aux familles la douleur de retrouver un cadavre? Et puis la qualité du papier était exceptionnelle… sauf pour Hortense! Il fallait qu'il compare le grain de sa poitrine avec celui &quot;minable&quot; du papier qu'il lui proposait. Elle était assise sur le bord de la cuve. Elle avait ouvert son chemisier et s'étalait de la pâte sur le sein. Elle le forçait à toucher la pâte, puis son sein… il ne devait plus y avoir de différence… il devait comprendre ça! Elle l'a rendu fou. Il l'a poussée… Il ne se souvient que du bruit mat de sa tête contre le pressoir, de son corps qui s'enfonçait. Dans sa folie, il l'a couverte de dessicatif, et l'a mixée avec sa pâte… &lt;br /&gt;Après un long silence, Antonin vit l'artisan sortir le livre de sa poche. Il se mit à en caresser les pages et eut un rire étrange: il aurait au moins réussi à la coucher sur le papier!&lt;/font size=&quot;2&quot; face=&quot;times&quot;&gt;&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/01/naître-rien.html</guid>
                <title>Naître rien.....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/03/01/naître-rien.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>La vie des bêtes racontée aux enfants</category>
                                                <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 08:06:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    © Sophie Spitéri&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;Français pendant 50 ans, il court après sa nationalité, Abdelkrim Fodli attend de la cour d'appel qu'elle lui restitue ses droits&lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/1347795827.jpg&quot; id=&quot;media-896741&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1347795827.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;dessin: TLéo&lt;/b&gt; que vous retrouvez sur son site &lt;a href=&quot;http://www.tleo-dessin.com&quot;&gt;en cliquant ici.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Abdelkrim Fodli, Français depuis l'âge de trois mois avait toujours obtenu sans difficulté sa carte d'identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Français je suis, Français je mourrai. Je fais confiance à la justice de mon pays.&quot; Une confiance que, pour l'instant, les juges n'ont pas manifestée en retour à Abdelkrim Fodli. Français depuis l'âge de trois mois - il a aujourd'hui 52 ans -, cet habitant de Grasse avait toujours obtenu sans difficulté passeport et carte d'identité. Il vote à chaque scrutin, tenant même, parfois, un bureau. Jusqu'à ce que, en 2004, le tribunal d'instance de Cannes lui annonce que, son père, ayant perdu la nationalité française le jour de l'indépendance de l'Algérie, lui-même, sa mère, sa soeur ne l'étaient plus non plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pas même apatride, Abdelkrim Fodli tombe alors dans un trou noir juridique. L'affaire était évoquée, hier, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, ultime étape d'une course d'obstacles judiciaire. Dernier espoir de récupérer ce bien qu'on ne ressent précieux que lorsqu'on le perd : la nationalité et donc la citoyenneté. La cour rendra sa décision le 3 avril. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Contre lui, Kafka et Courteline se donnent la main. En 1962, les accords d'Évian octroient la nationalité française aux Algériens qui en font la déclaration. Kadour, le père d'Abdelkrim vivant et travaillant en France, opère cette démarche, en 1963, au tribunal d'instance de Gap. Mais lorsque, quarante ans plus tard, il réclame la trace de cette déclaration, son avocat ne reçoit qu'un extrait informatique indiquant &quot;classé sans suite&quot;. La déclaration d'option pour la nationalité française a-t-elle été enregistrée, rejetée ? Impossible aujourd'hui de savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bien qu'il ait produit une carte d'identité française de son père, l'acte de mariage en 1940 et un relevé de carrière établissant une implantation permanente en France, le tribunal de Nice a refusé, à son tour, de le considérer Français. Pour son avocate, Catherine Cohen-Seat, &quot;c'est inextricable, intenable&quot;. Même le procureur de Grasse a refusé de livrer les enquêtes faites avant de lui délivrer une licence 3 d'exploitation de débit de boissons. Et pour l'obtenir, la loi exige pourtant la nationalité française. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour corser l'affaire, le coup aurait pu être rattrapé en entérinant sa présence en France depuis sa naissance. Cette procédure s'appelle l'acquisition de la nationalité par possession d'état. Sauf que les juges lui encore opposé un refus, exhumant une vieille condamnation, aujourd'hui non avenue. &quot;On détruit psychologiquement ma famille et moi. Ma femme a peur, j'ai pris dix-huit kilos&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le permis de conduire qu'il voulait renouveler ne lui pas été restitué et l'autorisation provisoire de conduite pas renouvelée alors qu'il doit accompagner son fils paraplégique à l'hôpital. Le passeport de sa fille, âgée de 12 ans, lui a été retourné, détruit par la préfecture. Toute une famille dans le trou noir juridique…
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/27/du-discours.html</guid>
                <title>Du discours et des boniments.....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/27/du-discours.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Au secours la France d'après est revenue</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 10:51:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/1452856886.jpg&quot; id=&quot;media-871069&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1452856886.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/24/y-a-t-il-un-pilote-dans-l-avion.html</guid>
                <title>Y a t-il un pilote dans l'avion?</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/24/y-a-t-il-un-pilote-dans-l-avion.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 09:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;H1&gt;Dites c'est grave &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;docteur Folamour?&lt;/H1&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne 2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Même le Washington Post (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d'une question. Et cette question, ce n'est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit lapresse de notre côté de l'Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, auboulot ou dans le métro, ce que les Français - les « vraies gens », quoi - se demandent, c'est : «Sarkozy a-t-il toute sa tête ?». Il n'est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l'UFR de Sciences humaines Cliniques de l'université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé «Sarkozy, le symptôme – Lecture de l'inconscient». Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de Témoignage, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l'enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours- dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c'est qu'il nous dit la vérité et qu'il nous aime (enfin, c'est ce qu'il croit. Mais en psychanalyse, c'est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Martyr, prédateur, barbare&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D'où l'ombre de l'enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu'il faut chasser, racaille des cités qu'il faut éradiquer). On note également l'importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête... de sa part d'héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l'époque, ce n'est pas rien). C'est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n'est que quête d'amour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'action ne doit jamais cesser&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour est, avec l'action, le moteur de super Nico. Chez lui, l'action vaut tout. Elle remplace l'acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L'action, c'est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l'action ne doit pas cesser, ou l'amour ne doit pas cesser, sinon, c'est la destruction. Alors, puisque les Français ne l'aiment plus, Nicolas agit. Et c'est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu'il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l'inspiration sans doute, je dégote ce truc d'enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l'enfant de la Shoah, c'est mon inconscient qui me l'a dicté. C'est le petit enfant souffrant en moi qui parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s'exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n'est guère plus menaçant qu'un club de bridge ? L'adolescent qui se masturbait en s'imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Retrouver Mamie en colère sur son blog &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2008/02/22/1102357_quand-les-psys-se-penchent-sur-le-cas-sarkozy.html&quot;&gt; en cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/petit-corps-tres-malade.html</guid>
                <title>Petit corps trés grand malade......</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/petit-corps-tres-malade.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sat, 23 Feb 2008 20:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt;Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;par Lluís Bassets  El País&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable. &lt;br /&gt;Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme. &lt;br /&gt;C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au cas où vous en douteriez encore voici un exemple édifiant: &lt;a href=&quot; http://www.dailymotion.com/video/x4h9oh_sarkozy-insulte-au-salon-de-lagricu_news&quot;&gt; en cliquant ici &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/sur-l-usage-politique-de-l-identite-nationale.html</guid>
                <title>Sur l’usage politique de l’identité nationale...</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/sur-l-usage-politique-de-l-identite-nationale.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sat, 23 Feb 2008 16:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    La France contée et recomptée : Sur l’usage politique de l’« identité nationale »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Historien, directeur d’études à l’EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire (CVUH), Gérard Noiriel est membre démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Etre français, c’est… », « Qu’est-ce que la France ? » « La France, c’est… », « La France, ce n’est pas… ». Entre le 10 et le 19 avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors en campagne pour l’élection présidentielle, a cité 395 fois le mot « France » et 212 fois le mot « Français », a compté l’historien Gérard Noiriel. Et l’habile stratège qu’est Sarkozy n’a pas martelé ces termes par hasard. « Le thème de &quot;l’identité nationale&quot; paraissait épuisé après plusieurs années d’exploitation intense [par le Front national, ndlr]. Et pourtant, il a été brutalement replacé au centre du débat public par Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci a affirmé [le 8 mars] que s’il était élu, il créerait un &quot;ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale&quot; », affirme Noiriel. Pour protester contre un intitulé associant « immigration » et « identité nationale », ce chercheur a démissionné du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Miracle ». Dans son dernier livre, A quoi sert l’identité nationale, Gérard Noiriel revient sur la genèse de ce concept, en remontant à ses origines : la guerre de 1870. « C’est à partir de cette date que l’Etat-nation prend la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. » Jusqu’à la présidentielle de 2007. Le cas Sarkozy occupe une bonne moitié de cet ouvrage. Pour Noiriel, le futur chef de l’Etat a repris à son compte le concept d’identité nationale dans l’unique but de faire de l’immigration la question de la campagne. Pour comprendre ce que ce concept recouvre pour le candidat de l’UMP, le chercheur a passé ses discours au crible. Résultat ? « Le miracle du discours sarkozien, c’est de proposer une &quot;définition&quot; de l’identité nationale qui réconcilie la droite et la gauche. » Barrès, avec l’évocation d’une France décrite comme une « âme », un « principe spirituel », et Jaurès avec l’apologie des « valeurs » républicaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le « vrai » Français, qui est-il ? ironise Noiriel : Léon Gambetta, « immigré italien naturalisé français », devenu avocat, député et ministre ; ou Félix Eboué, « petit-fils d’esclave » et haut fonctionnaire. Quelqu’un venu d’ailleurs ayant fait l’effort d’assimiler les « valeurs républicaines ». Le portrait craché de… Sarkozy, « Français au sang mêlé, qui doit tout à la France », comme il s’est lui-même portraituré. Mais ce « miracle français » est « menacé ». La responsable, c’est l’immigration d’aujourd’hui, constamment présentée sous un jour négatif. , « excision », Contre la menace à l’identité nationale que constituent ces étrangers, il faut se montrer impitoyable. Sélectionner les meilleurs et reconduire les autres à la frontière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son élection, Sarkozy a évoqué son souhait de voir la France définir des quotas d’immigrés par métier, mais également « par région du monde ». Avant lui, de Gaulle l’avait envisagé et y a renoncé. Giscard s’y était risqué mais a laissé tomber. Le chef de l’Etat va-t-il mettre en œuvre une mesure que ses deux prédécesseurs ont abandonnée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quotas. La lecture de Liberté, égalité, discriminations, l’ouvrage de Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions d’immigration, offre un éclairage parlant sur le passé. « L’histoire de notre politique de l’immigration montre qu’à deux moments précis, la France a été sur le point de choisir des politiques de préférence ethnique explicite »« En 1945 et en 1978-1980 - la France a été sur le point de fonder sa politique de l’immigration sur un critère ethnique, pour y renoncer finalement ». En 1945 « se met en place pour la première fois une politique cohérente de l’immigration, dont l’objectif - ainsi défini par le général de Gaulle - est de combattre &quot;le manque d’hommes&quot; et &quot;la faiblesse de la natalité française&quot; ». Dans l’entourage du chef de l’Etat, « certains experts proposent d’adopter un régime de quotas par zones géographiques ». De Gaulle est favorable à une sélection fondée sur l’origine mais« recule devant plusieurs de ses ministres ou de ses anciens compagnons de la Résistance, qui tous lui opposent les valeurs même du combat qu’ils venaient d’achever victorieusement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1977, Valéry Giscard d’Estaing, élu trois ans plus tôt président de la République, doit faire face à une crise économique durable. Le chômage devenant la première préoccupation des Français, le chef de l’Etat décide de faire du retour massif d’immigrés non européens dans leur pays d’origine une priorité. « L’objectif est déstabiliser l’immigration cible, nord-africaine et surtout algérienne, pour aboutir au départ forcé de 100 000 étrangers par an, soit 500 000 en cinq ans », rappelle Patrick Weil. Pour les Algériens, le chiffre est fixé à 30 000. La mobilisation des églises, associations, syndicats, partis de gauche, gouvernements étrangers fera échouer cette politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traces. Selon Patrick Weil, les politiques discriminatoires laissent des traces. Ainsi, alors que du temps de la colonisation, la majorité des Juifs d’Algérie ou des enfants nés en Algérie de parents étrangers sont devenus français, la quasi-totalité des musulmans n’ont jamais accédé à la pleine citoyenneté. Subsiste aujourd’hui encore, chez leurs descendants, « un sentiment de désaffiliation ou de non-reconnaissance » par-delà les réparations et la reconnaissance des discriminations subies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© Libération CATHERINE COROLLER  samedi 23 février 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Si comme tout bon citoyen &lt;br /&gt;vous voulez participer au sursaut national, &lt;br /&gt;vous aussi dénoncez votre voisin &lt;a href=&quot; http://www.delation-gouv.fr&quot;&gt;en cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/a771791b33772b1d715247ae5a432736.jpg&quot; id=&quot;media-863542&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a771791b33772b1d715247ae5a432736.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/b&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/bad-news-from-the-stars.html</guid>
                <title>Bad News from the stars........</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/23/bad-news-from-the-stars.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>La vie des bêtes racontée aux enfants</category>
                                                <pubDate>Sat, 23 Feb 2008 09:15:34 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/02/a906566922fb5f10b025b3ce0aa6dddf.jpg&quot; id=&quot;media-862781&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a906566922fb5f10b025b3ce0aa6dddf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un dessin de notre Ballouhey national du monde qu'on en a qu'un comme lui et que même qu'on en fera pas un élevage...
                </description>
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                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/15/entretien-avec-victor-hugo.html</guid>
                <title>ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/15/entretien-avec-victor-hugo.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Fri, 15 Feb 2008 21:06:48 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt;Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et la liberté de la presse dans tout çà ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III. &lt;/b&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/09/apprentis-sorciers.html</guid>
                <title>l'application de la théorie du battement d'ailes de papillons....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/09/apprentis-sorciers.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>La vie des bêtes racontée aux enfants</category>
                                                <pubDate>Sat, 09 Feb 2008 18:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/00/75f914ee733725f2707d3f1e40d1fbdd.jpg&quot; id=&quot;media-834599&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;75f914ee733725f2707d3f1e40d1fbdd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;LE MONDE | 08.02.08 | 15h21  •  Mis à jour le 08.02.08 | 15h21&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruce Tabashnik et ses collègues de l'université de l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie d'études conduites sur six espèces d'insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;MAINTIEN DE ZONES &quot;REFUGES&quot;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire face à ce phénomène de résistance, les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones &quot;refuges&quot;, semées en plantes conventionnelles, où sont conservées des populations d'insectes sensibles à la toxine ayant pour avantage de &quot;diluer&quot; par croisement le caractère résistant des individus mutants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition que les refuges soient &quot;abondants&quot;, prévient M. Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d'Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être totale d'ici neuf ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, en Caroline du Nord, où ce pourcentage de refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hervé Morin&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 09.02.08
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/09/en-toute-egalite-sans-liberte-ni-fraternite.html</guid>
                <title>En toute égalité, sans liberté ni fraternité...</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/09/en-toute-egalite-sans-liberte-ni-fraternite.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Au secours la France d'après est revenue</category>
                                                <pubDate>Sat, 09 Feb 2008 08:40:01 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt; Bassirou Diarra&lt;/b&gt;, le Président du Comité franco-malien sur l’émigration, et conseiller technique du président du Mali, a pu juger de lui-même à sa descente d’avion hier de quelle manière la France et sa PAF traitent ses compatriotes. Pris pour un immigrant clandestin, parce qu’il n’avait pas d’ordre de mission – mais un passeport de service -  il a goûté à la douce hospitalité des cerbères: fouille au corps, menace de CRA, etc… jusqu’à ce que des élus s’en mêlent et que le sous-préfet de Seine Saint Denis lui présente des excuses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Son témoignage sur RFI : &lt;a href=&quot; http://www.rfi.fr/communfr/player/player.asp?Player=Win&amp;Stream=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/R098/INV_AFR_08_02_BASSIROU_DIARRA_MALI.mp3.asx&amp;iframe=http://www.rfi.fr:80/statiques/playerAudioPageDescDefaut.asp&amp;video=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/R098/INV_AFR_08_02_BASSIROU_DIARRA_MALI&amp;s2=11&amp;s=54309&quot;&gt; encliquant ICI&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/08/l-eusse-tu-cru-que-kafka-fut-parmi-nous.html</guid>
                <title>L'eusse tu cru, ici aussi que kafka soit là...</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/08/l-eusse-tu-cru-que-kafka-fut-parmi-nous.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Au secours la France d'après est revenue</category>
                                                <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 18:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/01/f4a8698dfb6665f6834037388ccce8f5.jpg&quot; id=&quot;media-832844&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;f4a8698dfb6665f6834037388ccce8f5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Madame Dog peinture de Jean François Veillard de Ménilmontant, s'il vouss plait....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Christiane Chirikoff (Internaute) 15H04 07/02/2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maria Gonzalés est une jeune femme élégante de 35 ans... c’est bien ! Elle est professeur... belle profession ! Elle est mariée à un professeur... rien à dire ! Elle est maman de trois beaux enfants... parfait ! Elle est Mexicaine et aime la France... tout est super !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a un passeport en règle. Elle décide de venir voir sa cousine, étudiante et jeune fille au pair en région parisienne. Aucun problème à l’horizon ! Sa soeur organisera son séjour... vive la famille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maria prend d’abord un billet open, car elle ne sait pas exactement la date de son voyage. Lundi 26 novembre, la voilà finalement dans l’avion. Vol sans problème. A 9 heures, sa cousine Karla attend à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L’avion a atterri depuis déjà quelque temps, mais elle attend toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne peut dire où est Maria, qui ne parle pas un mot de français. Sa cousine est inquiète, elle remue ciel et terre. On lui conseille enfin de voir la Croix rouge, qui lui apprend que Maria est à la Zapi 3, le centre de rétention de l’immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On précise à Karla que Maria n’a le droit de communiquer ni avec sa famille au Mexique ni avec sa famille en France. Que lui reproche-ton ? Des choses extrêmement graves : ne pas avoir une attestation signée de logement (avec preuve d’identité) ou une réservation ferme d’une chambre d’hôtel. Mais aussi de ne pas avoir une attestation d’assurance de rapatriement en bonne et due forme -même si elle possède une carte bleue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Somme minimale à avoir : 25 euros par jour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reproche aussi à la touriste mexicaine de ne pas avoir sur elle, en euros, la somme minimum de 25 euros par jour pour toute la durée du séjour. Sa cousine met du temps à comprendre tout ce qu’on demande à Maria. C’est la Croix rouge qui lui indiquera que le centre de rétention exige toutes ces preuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que la cousine de Maria me téléphone. Pas de problème : je veux bien prouver qu’il y a une chambre chez moi pour Maria, que connaît bien mon fils, qui vit au Mexique. En fait, il m’arrive souvent de prêter une chambre aux amis mexicains de mon fils. Il n’y avait jamais eu de problème à l’arrivée à Roissy jusque-là, alors que je n’ai jamais fourni d’attestation de logement, pourtant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de comprendre tout cela, il se fait tard et le centre de rétention ne répond plus. C’est à l’aube, le 27 novembre, que je pars en direction de l’aéroport, toutes mes attestations sous le bras. Il se révèle alors incroyablement difficile de trouver comment se rendre au Zapi 3, dans la zone fret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de taxi pour le centre de rétention&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas du tout indiqué, et aucun taxi ne veut s’y rendre : &quot;Pas assez rentable&quot;. On prend finalement un autobus jusqu’à un bâtiment sans nom en rase campagne, gris avec des petites fenêtres et des grillages très hauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sonne, une voix demande ce que nous voulons. On nous répond que l’on ne rentre pas comme ça dans ces locaux. Je me fâche un peu et on nous laisse entrer. Je frappe à une porte, on me répond qu’il faut attendre : seule la police a le droit de se déplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On attend. Un policier sort du bureau et nous demande pourquoi nous avons fait intrusion. Il prend tous mes papiers, justificatifs et autres preuves d’identité, et part en nous plantant là au milieu du couloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voilà de retour. Maintenant que tout est OK, peut-on voir la &quot;coupable&quot; ? Non. Peut-on lui parler ? Non. On nous suggère de rappeler vers 15 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à avoir des hallucinations. Que manque-t-il ? Rien : &quot;Si elle avait eu ces papiers à l’arrivée, il n’y aurait pas eu de problème.&quot; Va-t-elle sortir, alors ? Non. On nous explique que, puisque la procédure a commencé, il y a de grandes chances pour qu’elle soit remise dans l’avion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la joindre, on nous donne vingt numéros de téléphone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut toujours pas voir la &quot;coupable&quot;. Comme j’insiste, on nous dicte vingt numéros de téléphone correspondant aux cabines téléphoniques se trouvant dans les couloirs du centre au niveau des chambres des &quot;expulsables&quot;. On nous demande de partir. On nous dit que &quot;c’est les nouvelles directives, un point c’est tout&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à la Croix rouge, sa cousine parvient à téléphoner à Maria, qui ne comprend toujours pas pourquoi elle est enfermée. Elle dit qu’elle a passé une nuit affreuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A midi, on nous apprend que Maria n’est plus au centre, mais en zone d’expulsion. On me laisse entendre que si Maria refuse l’embarquement, elle reviendra au Zapi et repassera demain devant un autre instructeur, qui sera sûrement &quot;moins rigide&quot; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A trois heures, je rappelle. &quot;On&quot; ne sait pas, je m’énerve un peu. On confond avec un autre cas de demandeur d’asile. Je deviens folle. Dix minutes plus tard, on me dit que Maria a été embarquée sur le vol Aeromexico AM005 de 14 h 10.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source Rue89.com
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                <guid isPermaLink="true">http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/12/16/boutefeu.html</guid>
                <title>Le candide ministre de l'identité aux prises avec les abominables journalistes qui ne font que dire du mal de sa mission civilisatrice...</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/12/16/boutefeu.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Au secours la France d'après est revenue</category>
                                                <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 17:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/00/310ffee42399db00f7d362f8073f27e0.jpg&quot; id=&quot;media-832745&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;310ffee42399db00f7d362f8073f27e0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;linogravure: Bob de Groof&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parisien dimanche 16 décembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Où en êtes-vous de l'expulsion des immigrés en situation irrégulière, vous qui aviez dit que votre objectif, c'était 25 000 expulsions en 2007 ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre des éloignements - je préfère ce mot - ne constitue pas l'alpha et l'oméga de ma politique. C'est un indicateur parmi d'autres, avec la lutte contre les fraudes, le combat contre le travail illégal, les actions menées contre les marchands de sommeil, les nombreuses initiatives dirigées contre les passeurs clandestins et leurs filières, véritables esclavagistes des temps modernes... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mais où en êtes-vous ?&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin novembre, 21 000 éloignements avaient été effectués, en tenant compte de la période d'attente liée aux élections présidentielle et législatives, et de l'évolution concernant le régime juridique des ressortissants bulgares et roumains. En 2006, sur la même période, il y en avait eu 21 500. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourquoi vous fixez-vous ainsi des objectifs chiffrés, théoriques et même « idéologiques » ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chiffre avait été donné en début d'année. Il rappelle tout simplement un principe : un étranger en situation irrégulière sur notre territoire a vocation à être reconduit dans son pays d'origine, sauf situations particulières que nous examinons avec un souci de justice et d'humanisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il faut accepter d'être caricaturé... » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Concrètement, que veut dire « immigration choisie » ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout simplement une nouvelle politique d'immigration. Pendant des décennies, le pays d'accueil ne se préoccupait que de ses propres intérêts, et le pays d'origine était souvent soulagé de voir une partie de sa population s'expatrier, s'allégeant ainsi d'une pression économique, sociale, démographique ou politique. Désormais, la France tient compte non seulement de ses intérêts, mais aussi de ceux des pays d'origine. L'immigration choisie et concertée, ce n'est pas l'immigration zéro, qui n'est ni possible ni souhaitable. C'est le contraire de l'immigration subie : subie par les Français, subie par les immigrés légaux, subie, enfin, par les clandestins eux-mêmes qui sont les premières victimes des réseaux et des passeurs. Aujourd'hui, je discute avec de nombreux pays qui sont traditionnellement terres d'émigration, et négocie des accords avec chacun d'eux. J'aborde sans tabou les questions de l'immigration clandestine, de l'immigration légale - notamment pour les salariés et les étudiants - et aussi du codéveloppement. J'ai déjà signé des accords avec le Gabon, le Congo et le Bénin. Il y en aura de nombreux autres en 2008. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous venez d'écrire aux évêques de France, qui ont été très critiques avec vous... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par tempérament, je suis un homme de dialogue et de concertation. Dialogue et concertation qui doivent être approfondis avec les autorités politiques, intellectuelles, religieuses. J'ai écrit à chaque évêque de notre pays pour souligner que j'étais attentif à leurs préoccupations, mais qu'il appartenait en même temps à l'Etat de déterminer qui il doit et qui il peut accueillir sur notre territoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quel regard portez-vous sur la toute nouvelle Cité de l'immigration ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'y suis rendu deux fois. Une première fois à titre personnel, avant l'ouverture au public. Une seconde fois avec les représentants des pays qui, à un moment ou à un autre de notre histoire, ont été terres d'émigration vers la France : de la Russie au continent africain, de la Chine à l'Europe. Cette cité est la preuve que l'immigration fait partie de notre patrimoine commun, et que la République le reconnaît. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal a plusieurs fois vanté le « métissage » à la française. C'est ce qu'a fait l'autre samedi, sur TF 1, la nouvelle miss France, originaire de la Réunion. Qu'en pensez-vous ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que l'identité nationale ? C'est à la fois la reconnaissance de la diversité de nos origines et le ciment nécessaire à la cohésion de notre communauté. Unis par nos valeurs, nous sommes cependant divers. Je souhaite, par exemple, que les médias comme la politique deviennent plus encore le miroir de la diversité de notre société. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nicolas Sarkozy ne cesse de dire que les réformes sont vitales. Quelle sera la contribution de votre ministère ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, un grand rendez-vous nous attend puisque, durant le second semestre, la France présidera l'Union européenne. Conformément aux souhaits du président de la République et du Premier ministre, les questions migratoires seront au coeur de cette présidence française. L'objectif est de bâtir un pacte européen de l'immigration. Ce serait la première fois qu'il y aurait ainsi le socle d'une politique migratoire commune, ce qui serait compréhensible et lisible à la fois par les opinions publiques des pays d'Europe et par les pays terres d'émigration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dites, les « Guignols de l'info », sur Canal +, ne vous ratent pas ! &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une démocratie, il faut accepter d'être caricaturé. A l'évidence, sur ce terrain-là, oui, je suis gâté.
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                <title>Jusqu'à la lie....</title>
                <link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/02/08/jusqu-a-la-lie.html</link>
                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 15:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/01/a484424b66d6237d7e2aa08ab027593c.jpg&quot; id=&quot;media-832664&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a484424b66d6237d7e2aa08ab027593c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tableau de Bob de Groof&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui en doutait encore voici la preuve qu'on est bien revenu dans &lt;b&gt; La France d'Après&lt;/b&gt;, celle de L'ORTF, de la voix de son maître, de l'oeil et l'oreille de Moscou... Celle d'avant les gauchistes par qui toute faute originelle est arrivée... La mondialisation, la Balkanisation....&lt;br /&gt;Allez jeter un oeil si vous le pouvez encore... M'est souvenir de lectures de témoignages du camps de Gurs et d'Argelès sur Mer... D'un livre de Lisa Fittko &quot;Passeur d'espoir&quot;... d'un malaise mal guérissable... On savait mais on n'a rien fait par lâcheté... Que dirons-nous à ceux qui nous suivront. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez un oeil dans les poubelles de l'histoire, juste un dernier pour la route &lt;a href=&quot; http://forums.france2.fr/france2/envoyespecial/expulsion-mode-emploi-sujet_8271_1.htm&quot;&gt;en cliquant ici&lt;/a&gt; pour ceux qui ont raté ce morceau d'anthologie journalistique servit au sinistre de l'identification pour justifier l'injustifiable...rediffusion cette nuit d'une ration de soupe populiste pour électroencéphalogramme plat...
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                <title>Malaise dans la Civilisation...</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 09:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/00/ebea57763945351c8aa819b07e9776e2.jpg&quot; id=&quot;media-799706&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ebea57763945351c8aa819b07e9776e2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;dessin Yves Budin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;par Régis Debray&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &quot;L'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance.&quot; Qu'en auraient pensé, devant le peloton d'exécution, Jean Cavaillès, Marc Bloch, Jean Prévost, Léo Lagrange ? Ils avaient assez de foi en eux pour hausser les épaules. Mais du temps où il y avait une gauche en France, cette injure - dans la bouche d'un président de la République - eût mis un million de citoyens sur le pavé. Une &quot;politique de civilisation&quot; ? Certes, mais laquelle ? Chacune se définit par sa façon de souder ou de distinguer le temporel et le spirituel. Des Eglises libres de l'Etat, dans une nation élue, comme aux Etats-Unis, ce n'est pas un islam inféodé à l'Etat, comme en Turquie, ni un Etat libre des Eglises, comme en France, fille de sainte Geneviève et de Diderot. Après d'heureux aperçus sur le considérable apport du christianisme, le discours du Latran a dérivé vers une falsification de notre état civil. Et la prière psalmodiée dans la capitale du fanatisme, Riyad, louant Dieu comme &quot;le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes&quot;, oublie que le Dieu unique a été autant cela que son contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est entendu : si aucune civilisation ne peut vivre sans valeur suprême, le temps est passé des messianismes de substitution qui demandaient à un accomplissement politique de pallier mort et finitude. Une république laïque n'a pas à promouvoir une quelconque Vérité, révélée ou &quot;scientifique&quot;. Mais que notre chose publique, par une chanceuse exception, se soit affranchie, en 1905, des religions établies ne la réduit pas à une courte gestion de l'économie, notre intouchable état de nature. Enraciné dans l'instruction publique, le projet républicain d'émancipation a sa noblesse. Il y a un code des libertés publiques, mais la Fraternité n'est pas réglementaire. C'est une fin en soi, qu'on peut dire transcendante, sur laquelle peuvent se régler pensées et actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout citoyen à la recherche de ce qui le dépasse se verrait enjoint de regarder l'au-delà ? Cela revient à délester la République de toute valeur ordonnatrice. Il y a loin de l'enseignement laïque du fait religieux, que j'avais recommandé, que l'Assemblée nationale a approuvé, à ce détournement dévot du fait laïque. Notre propos n'était pas d'humilier l'instit pour vanter l'iman ou le pasteur. Mais d'étendre les Lumières jusqu'au &quot;continent noir&quot; des religions, non de les abaisser. Encore moins de les éteindre. &quot;La mystique républicaine, disait Péguy, c'était quand on mourait pour la République. La politique républicaine, c'est quand on en vit.&quot; Cette dernière ne sera pas quitte envers la première avec une gerbe de fleurs le 14-Juillet ou une belle envolée quinquennale. Faut-il, parce que les lendemains ne chantent plus, remettre aux détenteurs d'une Vérité unique le monopole du sens et de la dignité ? Entre la high-life et la vie consacrée, il y a le civisme. Entre le top model et Soeur Emmanuelle, il y a l'infirmière, l'institutrice, la chercheuse. Entre l'utopie fracassée et le Jugement dernier, il y a ce que l'on se doit à soi-même, à sa patrie, à autrui, à l'éthique de connaissance, au démon artistique. Ces transcendances-là, qui se conjuguent au présent, sans dogme ni magistère, ne sont pas les seules, mais elles ont inspiré Marie Curie, Clemenceau, Jean Moulin, Braque, Jacques Monod et de Gaulle (dont la lumière intérieure n'était pas la religion, mais l'histoire). Etaient-ce des professeurs de nihilisme ? Dans le rôle du mentor et du liant entre factions, la franc-maçonnerie des rich and famous semble avoir remplacé celle des loges radicales d'antan, moins flashy mais plus éclairante. Faut-il, parce que le Grand Occident succède au Grand Orient, réduire le gouvernement à une administration, la scène nationale à un music-hall et la foi religieuse au statut de pourvoyeuse d'espérance aux désespérés ? Après l'opium des misérables, l'alibi des richards ? Les vrais croyants méritent mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au forum, la frime, à l'autel, l'authentique ? Dieu pour les âmes, l'argent pour les corps, ceci compensant cela. C'est l'idéal du possédant. Ce cynique équilibre entre indécence matérialiste au temporel et déférence cléricale au spirituel soulagerait nos élus de leurs obligations d'instruire et d'élever l'esprit public en payant d'exemple. Ce grand écart est possible dans un pays-église, formé au moule biblique, où neuf citoyens sur dix croient en l'Etre suprême et où l'Evangile peut faire contrepoids au big money. La France, où un citoyen sur dix reconnaît l'Inconnaissable, n'est pas la &quot;One Nation under God&quot;. Les civilisations ne se délocalisent pas comme des stock-options ou des serials télévisés - anglicismes désormais de rigueur. Fin des &quot;Chênes qu'on abat&quot;, à La Boisserie, face à la forêt mérovingienne. &quot;S'il faut regarder mourir l'Europe, regardons : ça n'arrive pas tous les matins. - Alors, la civilisation atlantique arrivera...&quot; Encore une prophétie gaullienne confirmée ? Le divin atlantisme désormais à l'honneur donne congé à une tradition républicaine biséculaire au nom d'une tradition théodémocratique inexportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actuel chef de l'Etat s'est donné dix ans pour rattraper le retard de la France sur la &quot;modernité&quot;, nom de code des Etats-Unis, passés maîtres des arts, des armes et des lois. Et voilà que, sur un enjeu crucial où nous avions de l'avance sur la Terre promise des people, un born-again à la française nous mettrait soudain en marche arrière ? Bientôt la main sur le coeur en écoutant La Marseillaise ? Les lapins, faute de mieux, feront de la résistance.
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                <title>Monnaie de la pièce.....</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 18:48:19 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/02/fa40a21d0b62060f9b7d6ba9968f3e38.jpg&quot; id=&quot;media-791719&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;fa40a21d0b62060f9b7d6ba9968f3e38.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Ciel de lune (extraits)</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 07:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;times&quot;&gt;Quand on voyage, on sait quand on part. Jamais comment, ni quand, ni si on reviendra un jour. Comme les migrateurs, on passe d’un continent à l’autre, au fil des saisons de la vie, et on revient parfois mourir à la case départ en suivant la trajectoire des saltimbanques comme un trapéziste, un musicien volage, un chemineau tricard, un voleur de poules. En partance pour l’espoir, à fond de cale ou au bord d’un quai, ces clandestins aux dos mouillés du Rio Grande, ces rouliers qui filent en direction de l’ouest, traversent rivières et deltas, marais et montagnes pour découvrir un autre possible. Le nez rivé sur le fil de l’horizon. Dans cette maison, j’avais eu l’impression d’y revenir après un siècle d’errance, pour m’enraciner à nouveau dans ces terres quittées par obligation. &lt;br /&gt;Aux nôtres, ce pays n’a laissé que la peau sur les os et a offert la fuite comme seul salut. Et depuis, avec ceux de ma tribu insoumise à tous les pouvoirs depuis tant de siècles, nous errons. Parce que les nouveaux arrivants nous ont chassés de nos terres. Hommes de terres arides, irriguées par les sources venant des hauteurs enneigées. Il n’y a pas pire climat que sur ces terres-là : sec et venteux, brûlant et froid. Quand la pluie tombe, c’est seulement un peu, parfois. Par endroits émergent des failles vertes, dans le repli des collines, de petites parcelles en espaliers, arrachées et défendues dans ce paysage lunaire, irriguées par un filet d’eau chichement partagé.&lt;br /&gt;L’administration coloniale ne s’est pas salie les mains pour mettre les nôtres au pas. Elle s’est contentée de sous-traiter le travail au pacha de Marrakech, le Glaoui, dont tous vantait l’efficacité de la méthode. Le monde civilisé a fermé les yeux, seul importait le résultat. Il a levé sa harka à Tazert en mille-neuf cent vingt et un et il est monté dans le haut Atlas faire régner l’ordre des temps modernes. Il s’est approprié les terres, a laissé mourir les vieux, envoyé les femmes dans ses bordels, réduit en esclavage les plus jeunes. Les têtes des nôtres ont pourri sur une pique place Jemaa el Fna. La nostalgie est inutile. Elle ne donne rien de bon. De la rancune, sur le temps passé… Un jour, il faudra bien pourtant aller chercher par-là pour comprendre ce qui s’est passé. Ecrire l’histoire des nôtres. Laisser une trace sur le papier et leur redonner la noblesse de la fierté qui leur a été volée. Ecrire, encore écrire, contre le mensonge. &lt;br /&gt;À quoi sert-il d’avoir un passé quand il faut à nouveau partir ? Accepter de n’être qu’un rhizome qui dérive au gré des fleuves et des courants pour prendre racine dans chaque coin de terre, dans cha