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30/01/2019

Du côté des Pyrénées

Article de Pierre Challier paru dans la Dépêche du Midi

Dans la vie, il y a celui que l'on naît et celui que l'on devient. Avec parfois de sacrés gouffres franchis en funambule de l'un à l'autre. Pour Saïd Mohamed, né il y a 62 ans du côté de la Normandie, accent bocager compris, la première fée après le berceau s'est appelée l'Assistance publique, rappelle-t-il régulièrement. Sans renier sa famille mais juste pour dire qu'ainsi, il a pu avoir accès à l'instruction, l'éducation.

Venu au monde entre un père berbère, terrassier miné par le déracinement et l'alcool, et « la Mère », forte tourangelle passée de la misère des gueules noires de charbonniers à la pauvreté aux mains gercées des lavandières battant le blanc... Saïd Mohamed avait ainsi déjà raconté dans La Honte sur Nous la marginalité et le quart monde des années 60-70, non sans talent pour rendre férocement drôle le sordide d'un quotidien rural plombé par l'absence de tout, à commencer par celle des mots pour exprimer les sentiments. Ces mots qui allaient devenir sa planche de salut, sa conquête et son bâton de pèlerin pour faire société par des chemins de traverse.

Ouvrier imprimeur à Tarbes

Dans Le Soleil des Fous, on l'avait ensuite retrouvé ouvrier et amoureux dans une imprimerie que les initiés savaient tarbaise, au gré des figures croisées... puisque Saïd Mohamed vivait et écrivait à Tarbes, au virage de l'an 2000, avant de prendre la direction de Toulouse pour y enseigner l'édition aux BTS. Quelques années et pontages cardiaques plus tard, c'est à Paris qu'il poursuit sa route, entre la célèbre Ecole Estienne et sa vocation première de bohème, ne faisant que se confirmer au fil des recueils publiés : la poésie, le versant majeur de son écriture depuis 1986. Celle qui lui vaut ce mois de janvier 2019 d'être couronné par le prestigieux Grand Prix International de l'Académie Charles Cros, « paroles enregistrée et création sonore » avec Un Toit d'étoiles, projet né à Hauterives.

« En me levant ce matin, j'ai levé la tête. Des étoiles sont tombées de mes cheveux. Ça m'apprendra à dormir dehors... », s'ouvre ce CD qui dit aussi, entre autres, et au delà de la chute du céleste à nos pieds, les écartèlements de Gibraltar entre Atlantique et Méditerranée, Afrique et Europe, d'une rive l'autre, avec des mots simples pour murmurer encore du Sud vers le Nord qu'il est désormais « difficile de croire encore à l'espace d'un monde souvenir ». De la bohème à l'errance, de l'errance à l'exil du migrant... Une poésie très en résonance avec l'actualité, parfois, et dont la musique éclairée par l'orgue de cristal de Karinn Helbert (cristal Baschet, directrice artistique de l'ensemble), la voix d'Eric Louviot, le violoniste Manuel Decoq et le chant soufi d'Ahmed Abdelhack el Kaâb de l'ensemble Dounia, trouve aujourd'hui la consécration avec ce 71e Grand Prix de l'Académie, pour de la belle ouvrage donnant à écouter et à... entendre que des reflets du cabossé naissent parfois des firmaments.

Un toit d'étoiles

par Jean François Hémery

Le texte qui se dit et se reprend s’attache non pas à la seule oreille qui l’écoute mais à tout l’être, ventre et cervelle, qui n’a de cesse qu’à le reprendre pour tenter le saisir mieux toujours davantage.

La musique qui vient, la musique qui s’efface, la musique qui confond le traditionnel et le contemporain, l’orient et l’occident, qui vagabonde entre est et ouest, et nord et sud, entre rêve cinématographe, images et certitudes, entre la Sarabande de Haendel, l’esprit tsigane et la largesse et le souffle soufi, la musique qui ouvre tout grand l’espace à l’ouïe, la musique qui donne à trembler la peau, la musique là qui accompagne se prête au texte comme le texte aux mots de partage en héritage, elle le sert.

L’intelligence se fait sensuelle parce qu’elle lie les voix, de la musique comprise, intimement à ce qu’elles disent.

Et le texte sert « l’enfant qui croît en sa putain d’étoile », celui-ci qui sort grandi d’une telle écoute. Celui-ci qui revient encore à l’édition sans voix que celle-ci fait vivre autrement.

On comprend pourquoi l’Académie Charles Cros a élu ce CD, qui se trouve aujourd’hui estampillé d’un Grand Prix, après avoir reçu un « coup de cœur ».

17/01/2019

save the date....

C'était au forum Léo Ferré à Ivry 

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11/01/2019

Grand Prix Charles Cros 2018

Pour la 71éme fois le Palmarès de l'Académie Charles Cros a été décerné hier soir à la conservatoire national supérieur de musique et de danse.

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Et pour la deuxième fois en quatre mois un menhir nous est tombé sur la tête.

D'abord en septembre avec le coup de coeur de la même Académie pour le CD un toit d'étoiles, puis hier soir avec un grand prix de la commission paroles enregistrée et documents sonores de l'Académie Charles Cros. 

Un immense merci au jury qui nous a décerné ce prix ainsi qu'à mes compagnons de voyage dans cette aventure. Karinn Helbert, Manuel Decoq, Amhed Abdelack el Kaab, Eric Louviot et Christophe Brunet. 

Un autre immense merci à Jean Louis Massot qui soutient mon travail depuis tout ce temps.

Ainsi qu'un autre à Patrick Verschueren de la Maison de poésie de Normandie qui nous a offert la possibilité de produire le spectacle pour la première fois dans des conditions professionnelles. 

 

 

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 Avec Karinn Helbert au cristal baschet. 

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 Les adorables frères Touré du groupe Touré Kunda grand prix musiques du monde.

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Bernard Lavilliers, lors de la balance, grand prix chansons pour l'ensemble de sa carrière.

 

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Alan Stivell grand prix musiques du monde pour l'ensemble de sa carrière.

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 Joelle Léandre lors de la balance, grand prix musique contemporaine pour l'ensemble de sa carrière. 

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Photo Pierre Majek 

 

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 Photo Pierre Majek

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Photo Pierre Majek

 

 

 

 

 

14/12/2018

Petite annonce

Ma tata Rachel en a marre de sa solitude aussi elle passe une petite annonce.... 

Femme désire rencontrer compagnon pour fin de vie entre 70 et 78 ans grand maximum. Yeux clairs, dynamique, égo modéré et bonne santé (certificat médical exigé excluant sénilité et maladie d’Al Zeimer). Et enfin aimant faire la vaisselle.

Je suis moi-même en bonne santé malgré l’âge et la cigarette, (intolérant à icelle s’abstenir) un corps relativement bien conservé, d’1m58 pour un poids de 58kg. Cheveux blonds sans teinture, dentier et lunettes, bientôt appareillée pour surdité. Yeux noisette, rides profondes et taches de rousseur. Assez coquette quand à la tenue. Douée d’un caractère marqué presque mauvais et indépendant, j’ai en outre de multiples défauts que vous pouvez avoir plaisir à découvrir, mais attention je peux être coléreuse jusqu’à la méchanceté.

Semi cultivée j’aime aussi la nature, la cuisine et les chats. Pour les chiens je suis très raciste. Je cultive encore quelques rêves que j’aimerai partager comme aller me promener en Nouvelle Zélande et aussi attaquer une banque.

Si vous êtes tenté téléphonez au…………………. pour un premier rendez-vous afin de se reluquer.

  1. Macho et idiot s’abstenir

30/11/2018

La fleur en papier doré

Endroit historique du surréalisme bruxellois, La fleur en papier doré est un lieu fort sympathique où s'est retrouvée vingt ans après la fine équipe de kitoko... Chacun comptant ses stents, supportant son mal de dos, respirant encore  malgré son emphysème... papy punk, junk devenu clean, vieux baba, artistes de tous poils, à toutes épreuves , ayant jusque là survécu à tout... 

Le lieu est assez magique... Si d'aventure vous passez dans le coin, n'hésitez pas à vous y arrêter... par fainéantise je ne vais pas en dire plus mais faire un copier collé de leur site...

 

 

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La Fleur en Papier Doré approche doucement des trois quarts de siècle d’existence. On pourrait dire que le temps s’y est arrêté. L’estaminet a conservé son visage d’il y a 30 ans, 40 ans, sans doute. Aux heures creuses, c’est un endroit tout en douceur, aux lumières tamisées et aux vieux meubles dépareillés qui ont beaucoup vécu. Et ça se sent. Aux moments d’affluence, c’est la convivialité même. Les gens sont toujours souriants et se parlent facilement. Les bonnes bières locales accompagnent le stoemp — non peut-être — avec saucisse et lard. Ou le spaghetti.

Plus de 400 objets les plus divers se sentent bien sur les murs ocrés. Tellement habitués d’y être, que si on les bouge du bout du doigt, ils laissent apparaître leur silhouette claire sur le vieux papier d’origine. Les inscriptions à même le mur sont l’héritage de Gérard van Bruaene, le créateur du lieu dont les moins de 60 ans ne peuvent pas se souvenir. Un petit bonhomme, tout rond, de la silhouette au sourire en passant par les lunettes. Il disait et écrivait des choses sages et belles, mais ne lles a jamais vraiment publiées sauf quand il était poussé dans le dos par ses nombreux amis artistes dont le souvenir traîne encore ici.

Gérard a connu tout ce que Bruxelles, et bien au-delà, comptait d’artistes. Il a ouvert des galeries d’art aux noms pittoresques : « La vierge Poupine », « L’agneau moustique »… C’est finalement à La Fleur en Papier Doré – Het Goudblommeke in Papier qu’il a posé ses valises pour les 20 dernières années de sa vie (de 1944 à 1964) et amené avec lui ses amis, peintres, écrivains, poètes. Les surréalistes, dont Magritte. Le mouvement Cobra (Copenhagen-Bruxelles-Amsterdam) dès ses premiers enthousiasmes avec Dotremont, Alechinski, Pol Bury et d’autres. Hugo Claus y fête son premier mariage.

Après le décès de van Bruaene, l’estaminet continue sur sa lancée, mais son âme manque. Les artistes restent présents, cependant La Fleur en Papier Doré a de plus en plus de mal à tenir le coup, mais se maintient. Pourtant en juin 2006, soudain, c’est la faillite.

Heureusement, un groupe un peu téméraire d’amoureux du vieux bistrot s’embarque dans sa reprise sous la forme d’une coopérative. À ce jour, il y a 128 coopérateurs et d’autres sont bienvenus.

Le lieu est classé depuis 1997. Les Monuments et sites et les pompiers ont chacun leurs exigences (parfois contradictoires). Il s’ensuit 14 mois de travaux : électricité, plomberie, sanitaire… et finalement un grand nettoyage, qui débouchent sur la réouverture le 12 octobre 2007. La Fleur en Papier Doré renaît pareille au souvenir de ses anciens habitués.

Les clients reviennent . Les touristes sont séduits. On a élargi la carte. L’estaminet devient vraiment trop exigu, quand l’occasion se présente de louer le rez-de-chaussée mitoyen, ce qui nous replonge dans les travaux. C’est ainsi que s’est construit le Goudblommeke in Papier tel que vous le connaissez aujourd’hui.

L’ajout d’une salle au-delà de la véranda (où il y a la grande photo) permet de recevoir des groupes pour des repas bien bruxellois, des rencontres, des fêtes. Dès qu’il fait beau, une vingtaine de personnes peuvent profiter de la cour-jardin. Une salle peut accueillir une cinquantaine de spectateurs pour de la poésie, des contes, de la musique ou pour des réunions. L’asbl Racontance, le Grenier Jane Tony, le café pédagogique, Sceptiques au pub, les cours de bruxellois, le Cercle d’histoire de Bruxelles et bien d’autres , y trouvent un accueil confortable. L’asbl La Petite Fleur y propose aussi des activités diverses au moins une fois par mois.

 

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14/10/2018

Dossier de presse un toit d'étoiles

20/09/2018

Un toit d'étoiles avec l'ensemble Dounia

Teaser réalisé le 13 décembre 2017 lors du spectacle au théâtre de Lisieux. 

 

16/09/2018

Un Toit d'étoiles aussi en Suisse

Un article de Djemaa Chraïti sur son blog regard croisé en partenariat avec la Tribune de Genève 

 

Aujourd’hui même, Saïd Mohamed reçoit le prix Coup de cœur Charles Cros 2018 pour son recueil de poésie « Toit d’étoiles », un CD d’accompagnement musical qui lui a valu cette distinction. Une poésie tapie dans l’horreur du monde et qui sait en extraire des joyaux de cristal pur.

Saïd Mohamed, nomade et troubadour est né en 1957 en Basse-Normandie d’un père berbère marocain et d’une mère tourangelle lavandière et asociale au caractère bien trempé. Enfant de la DASS, pourtant il deviendra, à la force de sa plume, un miraculé du quart monde. Celui qui est devenu un simple numéro de matricule - N36 - pour l’administration, se forgera un rêve dans la triste danse des exclus : devenir écrivain. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, chômeur, Il est maintenant enseignant dans la prestigieuse école Estienne, à Paris. Il n’en est pas à son premier prix, en 1995, il obtenait le prix Poésimage pour Lettres Mortes et le Prix CoPo en 2014, pour l’Eponge des mots. Il a été plusieurs fois boursier du Centre National des lettres.

Comme son père devenu alcoolique, un chibani*dont le métier était terrassier et qui reconstruisait dans ce nouveau pays devenu alors le sien, les villes bombardées de France, Saïd Mohamed, lui, aussi a appris à creuser, à malaxer dans la veine, au cœur des mots ; il construit des tranchées parmi les étoiles pour nous offrir un ciel lumineux dans la noirceur de la nuit. Son recueil « Toit d’étoiles » nous lance en brassées généreuses ces étoiles qui nous suivent et que nous rejoindrons tous un jour, destinés que nous sommes à la lumière stellaire, dans le requiem le plus triste naît l’intensité de nos destins, nous sommes voués à embrasser ces astres ad infinitum.

A l’Etoile du Sud, le bar où on fait et défait les rêves, dans cette gloire de vouloir n’être rien où se déploie le fiel du recommencement, ou cette « putain d’étoile » à laquelle croit chacun de ces infortunés cachés sous les essieux du train qui file dans les ténèbres, passagers clandestins, frères d’infortune dont les corps sont rejetés par les flots ; cette fin silencieuse noyée dans les vagues de ceux qui ont cru à leur bonne étoile.

Toutes ces étoiles racontées par Saïd Mohamed, cette quête d’infini qui se broie dans la noirceur du monde et brille d’un éclat étrange. Un subtil mélange dans ces voix superposées qui récitent les poèmes de l’auteur « mosaïque », parce c’est bien ce que nous offre la vie de Saïd Mohamed ; une mosaïque sublime de clair-obscur et qui rappelle les destins croisés de celui qui parcourt le monde, de celui qui dans la richesse de ses mots nous fait découvrir de nouveaux rivages. Mais celui qui sait aussi donner de la voix aux sans-voix, aux exclus, aux opprimés du monde, à ceux devenus fantômes; les voix de la résilience.

 

Bravo à Saïd Mohamed pour son Prix Coup de cœur Charles Cros 2018 et à tous les musiciens de l’ensemble Dounia qui ont accompagné ses textes et à Karinn Helbert cristaliste à la carrière déjà bien remplie qui a joué de cet instrument si rare qu’est le cristal Baschet et en a assuré la direction artistique.

Le CD a été soutenu entre autres par la Factorie, maison de la poésie de Normandie, les éditions les carnets du Dessert de lune son éditeur belge, et la compagnie coquelicot qui est la compagnie de Karinn Helbert.

 

* chibani - Travailleurs maghrébins venus en France entre 1945-1975. En arabe signifie "sages, vieux, vieillards", "ceux qui ont les cheveux blancs"

 

http://www.charlescros.org/

 

Liens sur l’auteur via le blog de Mustafa Harzoune

Tao du migrant

http://letaodumigrant.hautetfort.com/mohamed-said/

 

11/09/2018

Remise du Prix coup de coeur Charles Cros 2018

La remise du prix coup de coeur a eu lieu ce dimanche à Château Thierry... Une lecture a été donnée dans l'auditorium de la chapelle. 

 

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 Karinn Helbert au cristal Baschet

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10/09/2018

Prix coup de coeur Charles Cros

 

Voila maintenant c'est officiel !!!

 

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Le CD Un toit d'étoiles a obtenu un prix coup de coeur de l'Académie Charles Cros. Un grand merci à la commission et au président Monsieur Alain Fantapié qui a eu un véritable coup de coeur pour notre travail.

Un autre grand merci à Jacques Fournier, l'homme par qui tout est arrivé, car il a demandé deux exemplaires du CD en service de presse à Jean Louis Massot l'éditeur des carnets du Dessert de lune. Et puis après tout s'est enchaîné.... 

Un immense Merci à Karinn Helbert et à son Cristal Baschet, sans qui un tel projet n'aurait jamais existé, car elle a cru en ces textes. Elle en a assuré la direction artistique et m'a fait confiance en m'invitant sur scène... 

Elle a mis à disposition la compagnie Coquelicot pour réaliser le CD. Eric Louviot a prêté sa voix à ces textes, Manuel Decocq son violon magique. Ahmed Abdelack el Kaab a donné sa voix aux chants soufis. Antoine Godey s'est mis à la contrebasse et Maxime Guillouet aux percussions. Quant à Christophe Brunet il a peaufiné les arrangements, et  Tonio Serrano a su brillamment capter le son du Cristal Baschet. Instrument qu'il est difficile de faire rentrer dans un enregistrement tellement le son est complexe.

Clémentine Belhomme en a fait la maquette du nouveau pressage.

Merci particulier à Satie et à Haendel…

Et un grand Merci à tous les souscripteurs qui m'ont permis de financer la production de ce projet!!!!

 

 

L'ensemble Dounia au complet  

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Karinn Helbert

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Ahmed Abdelack El Kaab

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Manuel Decocq

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Le Cristal Baschet

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Eric Louviot

 

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Christophe Brunet

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Un petit extrait  


podcast

et puis un autre 


podcast

 

06/09/2018

Un Toit d'étoiles

Du nouveau pour le CD un toit d'Etoiles...

Un nouveau pressage...

Une nouvelle maquette...

Je vous en dirais plus lundi...

Un petit extrait en attendant...


podcast

 

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27/08/2018

C'est beau l'amour

C'est le genre de communiqué de presse qui me ravit….

La commune de Landevennec, dans le Finistère, a restreint la baignade sur ses plages en raison de la présence d'un «dauphin solitaire» en rut pouvant représenter un «risque» pour les baigneurs et les plongeurs, selon un arrêté pris par le maire. Dans un arrêté pris le 20 août, le maire Roger Lars interdit «l'approche volontaire à moins de 50 mètres du dauphin est interdite», sauf pour «les personnes accréditées par le Ministère de l'Environnement au titre du suivi des mammifères marins».

Selon plusieurs médis locaux, ce dauphin solitaire de trois mètres s'est établi depuis plusieurs mois dans la rade de Brest, entre plusieurs communes dont Plougastel-Daoulas, Logonna-Daoulas et Landevennec. S'approchant des côtes et recherchant le contact avec les humains, il faisait au départ le bonheur des baigneurs qui l'ont surnommé «Zafar». Mais aujourd'hui en rut, il se frotte d'un peu trop près aux embarcations et baigneurs, inquiétant le maire. «Plusieurs baigneurs ont eu très peur. Il a même soulevé une baigneuse jeudi dernier avec son nez», a expliqué Roger Lars à Ouest France mercredi. Un avocat au barreau de Quimper, Erwan Le Cornec, souhaite «déposer un recours devant le tribunal administratif de Rennes» contre cet arrêté «excessif», a-t-il indiqué dimanche à l'AFP. Selon lui, «un tel arrêté, le maire veut faire passer un dauphin pour une bête presque féroce, totalement imprévisible, susceptible de noyer les gens» et «va transformer l'approche légitimement positive que les gens ont des dauphins en une peur de ces animaux intelligents».

03/07/2018

qu'est ce que c'est que cet objet ?

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Il s'agit d'un fer à gaufrer, indûment appelé de la sorte, car c'est du laiton. Celui-ci a été gravé par Jean-Luc Seigneur. Graveur en relief comme il se plait à dire. Meilleur ouvrier de France, enseignant à Estienne, mais pas uniquement puisqu'il continue à exercer son métier dans son atelier pour des clients imprimeurs, des agences de communication. Et des clients plus occasionnels comme votre serviteur. 

C'est donc ensemble avec Agnès Rainjonneau aux pinceaux que nous avons sorti cet opus extrait de l'éponge des mots (-prix copo 2014-) les textes de Chardons bleus.

 

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02/07/2018

Les vieilles âmes (1)

Depuis quelques temps déjà sur le papier apparaissent des visages à l'encre que je qualifie de vieilles âmes... Personnages venant d'un autre univers... actes médiumniques....

Comme dirait Ghislain Ripault 

"Traces imprégnant des suaires sur des parois de très jadis, sur tel mur d'un Pompéi pas encore dégagé de ses convulsions.

Ce sont des portraits indescriptibles justement ce qui n'a pas (besoin) de mots, sinon ceux que sans doute ruminera un regarder dans sa propre grotte mentale.." 

 

Ces encres ont été publiées dans le Cafard Hérétique N°10 des éditions Lunatique...

 

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Portrait retrouvé à Pompéi 

 

 

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Limule à sang bleu..

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Individu bien connu des services de police..

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Portrait de l'ami Raymond Canta. 

 

Un Toit d'étoiles

Chronique de Michel Baglin dans la revue Texture à propos du CD un Toit d'étoiles

 

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Son dernier opus est désormais un CD. Les textes sont dits – avec justesse - par l’auteur lui-même, mais aussi par Karinn Helbert, Eric Louviot, Ben Walter. L’ensemble est porté, de manière très envoutante, par la formation musicale Dounia et son orgue Cristal Baschet joué par Karinn Helbert (muscienne qui a longtemps accompagné comme pianiste les Rencontres pour lire de François de Cornière à Caen). Et par la voix d’Ahmed Abdelack El Kaab, chanteur, musicien auteur compositeur marocain élevé dans la pure tradition de la musique et de la culture soufie. 

Dounia est une formation musicale qui mélange les cultures et les pratiques sonores, à la croisée des chants traditionnels soufis et de la musique classique. Elle était donc toute indiquée pour ce projet, « Un toit d’étoiles », qui se veut synthèse de plusieurs mondes. Ses instigateurs précisent avoir « imaginé une rencontre improbable aussi belle que porteuse d’espoir entre la musique classique et baroque, les chants soufis et la poésie contemporaine. Sur des pièces de Bach, Satie, Haendel, adaptées pour le Cristal Baschet, on a agencé la voix de ces chants soufis et le souffle de la poésie. »

C’est donc à un dialogue « paisible » qu’invite cette œuvre collective, et l’on ne s’en étonnera pas : elle est dans l’esprit et la lettre d’un auteur sensible à la détresse des « compagnons du chemin de déroute », se tenant à la croisée des cultures et donc ouvert au monde.

Et surtout apte à « percer le mystère des êtres que la fêlure étrangle ».

Une belle réussite que l’on doit aussi à Christophe Brunet (réalisation) et au soutien de la maison de la poésie de la Factorie, aux éditions des Carnets du dessert de Lune, à la compagnie Coquelicot de Caen, la Grange aux dîmes à Carrières sur Seine, et les librairies le Baz’art des Mots à Hauterives et le Livre écarlate à Paris 14.

27/06/2018

Grand prix Poésie RATP

En me levant ce matin 

j'ai secoué la tête 

et des étoiles sont tombées de mes cheveux 

ça m'apprendra à dormir dehors. 

 

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Ce texte a été sélectionné par le jury de la RATP et figure parmi les 100 textes finalistes 

du grand prix de la poésie RATP… 

 

Ciel de lune

Histoire de se faire mousser, ça fait du bien...

Un article que je viens de retrouver sur le blog de frère toc... 

Bien sympa à relire, ma foi...

 

J'ai croisé la route de Saïd Mohamed à Toulouse. J'y étais alors pour préparer un BTS édition, et il y donnait des cours de fabrication. Je venais juste de me tailler loin de chez moi, donc je n'étais qu'un gosse qui ne savait rien de rien, qui avait tout à apprendre, et à comprendre - ok, je ne suis pas sûr d'avoir vraiment progressé et de comprendre quoi que ce soit à ce foutu bazar aujourd'hui. C'est à cette époque que je me suis vraiment mis à lire. De temps en temps, il me demandait : "alors tu lis quoi en ce moment ?" "Voyage au bout de la nuit". A quoi il répondait : " alors tu te prends une claque, hein ? c'est bien. "


D'emblée, il fallait être aveugle et sourd pour ne pas voir que Saïd Mohamed était différent de tous les profs qu'on ait pu avoir. Passionné, il nous a amenés en deux ans au diplôme, à l'énergie. Son expérience dans le monde de l'imprimerie et de l'édition - travail qu'il évoque dans Putain d'étoile, il nous la transmettait avec des étoiles dans les yeux, ce qui était communicatif.

Poète, romancier, il publie ces jours-ci un nouveau roman, qui s'inscrit dans la lignée des précédents : Ciel de lune. Récit d'un mariage qui prend l'eau, qui se consume, qui se désagrège, ce livre décrit sans fausse pudeur ce qu'il a vécu, le désir, les disputes, les sacrifices consentis... jusqu'à l'inéluctable, la séparation, comme si tout était joué d'avance. Il écrit d'ailleurs, vers la fin du roman, que c'est comme si le couple jouait une pièce dont ils connaissaient les dialogues par coeur. Comme dans Putain d'étoile, j'ai retrouvé Saïd Mohamed fidèle à ses colères, insoumis, toujours en quête. Et honnête. Pas de cadeau pour lui, comme pour Dalila, cette femme qui lui demandait d'être ce qu'il ne sera jamais. Pas de cadeau, non plus, pour les diverses administrations, kafkaïennes, qui sont autant de bâtons dans les roues pour des gens qui veulent simplement exister. J'ai retrouvé aussi son humanisme (le portrait du père de Dalila "un saint homme") et son humour. Cette manière de balancer entre renoncement, désespoir, et espérance, foi, envie de cramer la vie par les deux bouts.

 

A l'heure où les romans tournent de plus en vite sur les tables des libraires, où si l'on n'est pas "pipole" on n'a quasi aucune chance d'être lu, je suis sûr que ce post arrive trop tard. Mais bon, Ciel de lune est disponible chez tout bon libraire qui se respecte (je l'ai trouvé du premier coup dans mon palindrome d'adoption) pour encore un bout de temps j'espère. A bon entendeur...

26/03/2018

Paroles et chansons comme ci - comme ça

Par Georges Catalho

 

La veine locutoire et la verve langagière de Saïd Mohamed sont plus que jamais présentes dans ce livre qui regroupe de longs poèmes qui pourraient s’apparenter, comme l’annonce le titre, à des paroles de chansons. On y retrouve tous les thèmes majeurs qui se recoupent dans l’œuvre déjà importante de ce poète écorché-vif. D’ailleurs, dès la première ligne du livre, le lecteur est prévenu : « Je ne suis pas un poète, mais un piètre fumiste. » On pourrait parler ici d’autodérision mais il faut savoir que l’auteur ne se délivre jamais de son manque de confiance : « Et moi je n’aurais jamais été / Un petit bicot ou un enfant de putain. » Il revient fréquemment sur son vécu douloureux sans s’appesantir toutefois à partir d’un simple coup d’œil dans le rétroviseur pour évoquer en quelques mots le rude passé qui fut le sien.
Le format de la chanson au sens large du terme convient parfaitement à l’objectif qu’il s’est fixé, à savoir une percée vers l’imaginaire à partir de fait réels et de sensations personnelles. On sourira en lisant des chansons gaillardes et paillardes. On y croisera le métèque Moustaki, le grand Jacques (Brel) ou le nostalgique Souchon. On n’oubliera pas également de lire le règlement de comptes à « nos grandes icônes nationales » de la chanson. Quant aux « poètes officiels », ils en prennent pour leur grade dans un long poème qui fustige les flagorneurs et « les petits laquais du verbe. » Un beau livre à lire, à relire et à chanter aussi.

(Saïd Mohamed : « Paroles & Chansons comme ci- comme ça ». Gros Textes éd., 2018. 68 pages, 8 euros – Fontfourane – 03580 Châteauroux-les-Alpes ou gros.textes@laposte.net )

Au sommaire du cafard hérétique....

Numéro 10 

 

Sortie le 16/03/2018 – 140 pages – ISBN : 979-10-94318-08-9

Photo de couverture : Oscar Sergent

Illustrations intérieures : Vincent Normand

Tableaux reproduits : Gilles Ascaso, Cleo Jansen & Saïd Mohamed

 Les nouveaux : Benjamin Fouché, Corine Pourtau, Jasmin Limans, Jean-Claude Leroy, Juliette Penblanc, Maëlan Le Bourdonnec, Sandrine-Malika Charlemagne, Witold Bolik

Les récidivistes : Alexandre Nicolas, Antonin Crenn, Cleo Jansen, Ève Vila, Jean-Marc Sire, Julien Boutreux, Michel Antoine Chappuis, Sandra Bechtel, Thierry Moral, Yan Kouton

Éditeurs à l'honneur : Erosonyx & Le Laboratoire Existentiel

Édito :

Ce numéro s'est élaboré sur la base d'une sélection de tableaux de Gilles Ascaso et de Saïd Mohamed. Mêlant, avec la désinvolture qui lui est désormais coutumière, genres littéraires, thèmes et écritures, Le Cafard hérétique partage ses pages entre talents confirmés - qu'il lui plaît de suivre et d'encourager - et voix nouvelles, grinçantes ou graciles.

Ce numéro 10 ne déroge pas à la règle : couleur (peinture), saveur (écriture)... que du bonheur (lecture) !

 

 

Paroles & Chansons comme ci-comme ça.....

Par Lucien Wasselin 



L’éditeur, Gros Textes, continue ses publications avec les moyens du bord (à la cave, comme il est indiqué en page 67). Ce titre parle de soi ! C’est une poésie sans prétention, bourrée de coups de pattes, d’attaques et de vitriol…

C’est émaillé de rimes parfois occasionnelles et convenues en fin de vers, de rimes intérieures tout aussi occasionnelles… et des idées d’une banalité exemplaire pour le lecteur boulimique que je suis. Mais voilà, tout y passe : les étrangers (qui ne le sont pas autant que cela !), les filles de mauvaise vie (!), les poètes officiels (eh oui, ça existe !), la mort (devant qui nous sommes tous semblables !), la religion, les enfants atypiques (parce que nés de parents différents !) …

Et puis, il y a le ton relâché, pince sans rire ; et puis, il y a ce que promet le titre : on pense alors aux chansons de Renaud (je sais que ce n’est pas un compliment : il suffit de lire le poème, Nos grandes icônes nationales, pp 40-41), ou au poème (pardon, la chanson !) sur la religion (Dix Pater cinq Ave) qui dit raisonnablement les espoirs du poète… Et ce n’est pas un hasard si chaque strophe commence de la même façon, Notre père qui êtes aux cieux, ainsi que dans ce texte des pages 31 & 32…

Ce vers fonctionne comme un refrain (d’où le titre de Paroles et Chansons donné au recueil), ainsi le poème Au caboulot du radoub  (pp 36-37)… On entend comme un écho aux chansons populaires (p 44) ou la poésie (Allo Papa Tango Charlie). Et encore il y a la fantaisie verbale comme dans « les voyelles, les voyous » sur un air de Jacques Brel. Mais tout cela n’empêche pas Saïd Mohamed d’être lucide : ainsi ces vers d’une chanson dédiée à Paul Déroulède (par le titre) remarquent-ils que les fils d’ouvriers servent de chair à canon mais non les fils de généraux, de ministres ou de banquiers !
La politesse des rois, c’est la postface que signe le poète dans laquelle il présente Pierre Lebas et ses dessins qui ponctuent le recueil de Saïd Mohamed. Et qui disent la nécessité de la révolte contre ce monde qui nous est imposé

15/03/2018

Un Toit d'étoiles avec l'ensemble Dounia

Le spectacle a eu lieu le 13 décembre 2017 au théâtre de Lisieux.

Le CD est sorti quelques temps auparavant...

Il fait tranquillement son petit bonhomme de chemin.

On en reparlera lorsqu'il fera l'actualité. Pour l'instant le bouche à oreille fonctionne. 

Un grand merci aux souscripteurs qui m'auront permis de réaliser sa production.

 On peut le commander sur le site des éditions les carnets du dessert de lune à l'adresse suivante: 

https://www.dessertdelune.be/store/p843/CD_Un_toit_d%27étoiles_-_Saïd_Mohamed.html

 

 

 

 

 

01/10/2017

Quand Albert dit….

PARLONS PEU MAIS PARLONS-EN

Entre les typhons, tornades, cyclones et séismes divers, on va essayer de trouver quelques informations réconfortantes, du moins en apparence. Parce qu’il faut faire comme si ça allait aller beaucoup mieux, à plus forte raison si ça risque d’aller beaucoup moins bien. C’est la leçon qu’en a tirée un jeune économiste qui soutient une thèse tout à fait étonnante. J’en ai retenu l’essentiel que je vous livre avec le sérieux qui me caractérise : l’obsolescence programmée n’est plus de mise et serait remplacée par un nouveau système de développement appelé "l’économie circulaire". Cette économie circulaire serait basée sur la mise sur le marché de produits durables et réparables. Je vous vois toutes et tous rigoler, j’aimerais bien savoir pourquoi ! Pensez plutôt à tous les nouveaux métiers qui vont voir le jour, réparateur de frigidaire, nettoyeur de chauffe-eau, restaurateur de tablette...

Les athlètes russes ont bénéficié de la clémence du Comité International Olympique malgré les innombrables contrôles positifs opérés toutes ces dernières années. Ils pourront en effet concourir aux prochains Jeux Olympiques, mais sous bannière neutre. S’ils obtiennent des médailles d’or, comment va t-on procéder pour les hymnes ? Je vais composer un hymne neutre et le proposer au C. I. O. Et chaque fois qu’un athlète russe montera sur la plus haute marche du podium, mon hymne neutre sera interprété en même temps que se hissera le drapeau neutre.

Némo quant à lui a de la chance. Némo, c’est un jeune Labrador qui vient juste d’être adopté par le Président de la République qui, en personne, est allé le chercher à la S.P.A. Vous vous rendez compte, du jour au lendemain, se retrouver à l’Élysée avec un statut de premier chien de France. Il y a certains chiens qui ont une certaine chatte !

Lambert Wilson chante Yves Montand. Thomas Fersen chante Boris Vian.
Depardieu chante Barbara. Eddy Mitchell chante Sinatra.
Maurane chante Nougaro. Adamo chante Gilbert Bécaud.
Higelin chante Trénet. Patrick Bruel chante Barbara.
Tiens, Bruel et Depardieu chantent Barbara tous les deux !
Renaud chante Brassens. Miossec chante Dassin.
Karim Kacel chante Réggiani. Yves Jamait chante Guidoni.
Guidoni chante Leprest. Leprest ne chante plus beaucoup.
Et Marcoeur chante Marcoeur.
Il ne sait rien chanter d’autre !

Albert Marcoeur, le 22 septembre 2017

Retrouvez Albert Marcoeur:

Le jeudi 12 octobre 2017 à 19h30
Dans le cadre du Festival La Belle ouïe Centre Musical FGO Barbara
1, rue de Fleury, 75018 Paris / Métro Barbès-Rochechouard
Renseignements, réservation : 02 35 34 24 80 ou 06 87 55 90 88

07/09/2017

Au festival IF d'Avignon en 2016

Lecture de Un toit d'étoiles le 6 juillet 2016 dans le jardin de Baracane accompagné par Karinn Helbert au cristal Baschet et par Abdelack el Kaab au chant soufi. Un grand moment dans un lieu superbe, face un public sensible au mélange cristal, chant et poésie. 

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Kevin Prone

Au sommaire de décharge 175

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09/05/2017

Sur des volets à Tréguier

En me levant ce matin

J'ai secoué la tête 

des étoiles sont tombées de mes cheveux

ça m'apprendra à dormir dehors...

(extrait de un toit d'étoiles)

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06/05/2017

Exposition des linogravures originales du vin des crapauds

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Le vin des crapauds sur La Toile de l'un...

On ne guérit pas, dit-on, de son enfance. Certains l'ignorent, d'autres pas. Saïd Mohamed est de ceux-là.
Il y a cette enfance qui nous façonne et qui nous marque, parfois au fer rouge. Ce temps que l'on vit parfois - ce fut le cas - dans un arrachement qui met à vif, une brutalité qui donne envie de briser les cadres.
IL y a la conscience que l'on en a et qui permet aussi, plus tard, de relire cette enfance comme la chance de ce qui vient et où l'on a sa part à construire. L'enfance est aussi une fenêtre ouverte dans le mur. Dans les murs. Tous.
Il y a aussi cette conviction que la parole peut être prise et qu'elle est un puissant outil pour dénoncer et inviter autant qu'un vrai chemin vers soi et vers les autres.
Dès lors, l'adulte qui est au monde chargé de son passé, de son histoire, regarde ce qui l'entoure, ici et là-bas. Et tout ce qui en lui fait cicacrice redevient aussi plaie vive. La guerre, les destructions, l'exploitation, les pouvoirs de mort et d'argent (qui, de tous temps, vont si bien ensemble), les injustices, mais aussi l'indifférence, la veulerie, l'égoïsme, tout cela remonte dans un immense haut-le-cœur. L'écriture se fait vomissure qui libère, en les nommant, des sanies d'un monde auquel le poète appartient, en toute conscience, et où il trouve sa place en prenant la parole pour dire.
Ce "vin des crapauds" est un vin aigre. Il a la couleur d'une souffrance coagulée. Mais on aurait tort de n'y voir qu'indignation et désespoir. Derrière le désarroi dont il témoigne, le poème érige son phare, appelant à l'éveil et à la vigilance, affirmant aussi une présence qui, dans le partage de la parole, est finalement salutaire et fraternelle.

Alain Boudet

16/04/2017

Bob de Groof par Elodie Lélu