16.07.2010

Julien Jacob pour vous servir...

03.06.2010

Ginette.......

légitime défense......

 

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02.06.2010

Glutamate monosodique

 


Monique Carrière Ph.D. Professeure titulaire
Département de réadaptation.
Faculté de médecine
Pavillon Vandry, Local 4465
Université Laval
Ste-Foy (Québec)
G1V 0A6

Membre du Groupe de Recherche sur l'Inclusion sociale,
l'Organisation des services et l'Évaluation en Santé Mentale
(GRIOSE-SM) rattaché au CSSS de la Vieille Capitale et au CH Robert Giffard.

Poison lent
L'additif alimentaire MSG (le Glutamate monosodique) est un poison lent. Le MSG se cache derrière 25 noms ou plus, tel que; l'Assaisonnement (Arôme) Naturel. Le MSG est même dans votre café favori chez Tim Horton et Starbuck!

Je me suis demandé s'il pourrait y avoir un actuel produit chimique causant l'épidémie d'obésité massive, et c'est ce qu'a fait un de mes amis, John Erb. Il était assistant de recherche à l'Université de Waterloo en Ontario, au Canada, et a passé des années à travailler pour le gouvernement. Il a fait une découverte étonnante en passant en revue des journaux scientifiques pour l'écriture de son livre intitulé
L'Empoisonnement lent de l'Amérique.

Dans des centaines d'études à travers le monde, des scientifiques créaient des souris et des rats obèses pour les utiliser dans des tests d'études portant sur les régimes ou sur le diabète. Aucune espèce de rat ou de souris n'est naturellement obèse, alors les scientifiques doivent les créer. Ils en font des créatures obèses morbides en les injectant avec du MSG dès leur naissance.

Le MSG triple la quantité d'insuline que le pancréas sécrète, causant l'obésité chez les rats. Ils ont même un nom pour les rongeurs gras qu'ils créent : «RATS TRAITÉS AU MSG».

Quand je l'ai entendu, j'ai été choqué. Je suis allé dans ma cuisine et j'ai vérifié le garde-manger et le réfrigérateur. Le MSG était dans tout :

Les soupes Campbell, les Doritos Hostess, les chips Lays assaisonnées, la garniture Ramen, le hamburger helper de Betty Crocker, la sauce gravy de Heinz, les repas préparés gelés de Swanson et des sauces à salade Kraft, particulièrement les faibles en calories, etc.

Les articles qui n'ont pas fait marquer de MSG sur leur étiquette de produit avaient quelque chose appelé «Protéine Végétale hydrolysée», qui est juste un autre nom pour le Glutamate monosodique.

Il était choquant de voir jusqu'à quel point la nourriture, dont nous nous alimentons ainsi que nos enfants chaque jour, était remplis de cette substance. Le MSG est caché sous plusieurs différents noms pour tromper ceux qui lisent la liste d'ingrédients, ainsi ils ne pourront se tenir à jour.
(D'Autres noms pour le MSG sont en anglais : "Accent", "Aginomoto", "Natural Meat Tenderizer (Attendrissant à Viande Naturelle)", etc)

Mais ça n'a pas arrêté là. Quand notre famille est sortie manger, nous avons commencé à demander aux restaurants quels articles du menu contenaient du MSG. Plusieurs employés, même les gérants, ont juré qu'ils n'utilisaient pas de MSG. Mais quand nous demandons la liste d'ingrédients, qu'ils nous procurent, sous toute évidence, à contrecoeur, le MSG et la Protéine Végétale Hydrolysée étaient partout.

Burger King, McDonald's, Wendy's, Taco Bell, chaque restaurant même les restaurants de meilleur qualité comme le TGIF, le Chili's, le Applebee's et Denny's, utilise le MSG en abondance.

Le restaurant PFK (Kentuckyfried chicken) a semblé être le pire contrevenant. Le MSG était dans chaque plat de poulet, sauce à salade et la sauce brune.
Pas étonnant que j'aime manger cette couche sur la peau car leur épice secrète contient du... MSG!

Alors pourquoi le MSG est dans autant de produits alimentaires que nous mangeons?
Est-ce que c'est un agent de conservation ou une vitamine ?
Pas selon mon ami John Erb. Dans son livre «l'Empoisonnement Lent de l'Amérique», il stipule que le MSG est ajouté à l'alimentation pour l'effet de dépendance que ça provoque chez l'humain.

Même le site Web de propagande commandité par le groupe de lobby des fabricants alimentaires soutenantl'utilisation du MSG, explique que la raison pour laquelle ils l'ajoutent à l'alimentation est pour faire manger davantage les gens.

Une étude sur des personnes âgées a démontré que les gens plus vieux mangent davantage lorsque du MSG est ajouté à leur nourriture. L'association du groupe de lobby pour le MSG dit que de manger plus est une bonne chose pour les gens âgés, mais que fait-il au reste de nous ?

« Je te gage que tu ne peux pas en manger qu'une seule (publicité des chips Lays)», prend une toute nouvelle signification lorsque le MSG est impliqué!

Et nous nous demandons pourquoi la nation est au-dessus du poids santé!

Les fabricants de MSG, eux-mêmes, admettent qu'ils rendent dépendant les gens à leurs produits. Cela fait que les gens choisissent leurs produits plutôt que ceux des compétiteurs, et fait manger davantage les gens que si le MSG n'avait pas été ajouté.

Non seulement le MSG a été scientifiquement prouvé comme causant l'obésité, c'est une substance provoquant la dépendance comme la nicotine dans le tabac.

Depuis son introduction dans l'alimentation américaine, il y a 50 ans, le MSG a été ajouté en de plus en plus grandes doses aux repas préparés, aux potages, aux casse-croûtes et aux menus de la estauration rapide que nous sommes tentés de manger chaque jour.

La FDA n'a établi aucune limite quant à la quantité qui peut être ajouté à la nourriture. Elle prétend qu'il est sécuritaire d'en manger de n'importe qu'elle quantité. Mais comment peuvent-ils prétendre qu'il est sûr quand il y a des centaines d'études scientifiques avec des titres comme ceux-ci :

«Les rats obèses aux glutamate monosodique (MSG) comme modèle pour l'étude d'exercices chez les obèses.»
Gobatto CA, Mello MA, Souza CT, Ribeiro IA. Res.Commun Mol Pathol Pharmacol. 2002.
«L'adrénalectomie supprime la sécrétion de sérotonine hypothalamique tant chez les rats normal que ceux obèse aux MSG.»
Guimaraes RB, Tell MM, Coelho VB, Mori C, Nascimento LE CM, Ribeiro. Brain Res. Bull. Août 2002.

«L'obésité provoquée par le traitement néonatale au glutamate monosodique chez des rats spontanément hypertensive : un modèle animal de facteurs de risque multiples.» Iwase M, Yamamoto M, Iino K, Ichikawa K, Shinohara N, Yoshinari Fujishima. Hypertens Res. Mars 1998.

«Des lésions hypothalamiques provoquées par l'injection de glutamate monosodique durant la période d'allaitement et le développement subséquent de l'obésité.»
Tanaka K, Shimada M, Nakao k kusumoki. Exp Neurol. Octobre 1978.

Non, la date de cette dernière étude n'était pas une erreur de frappe; elle a été publié en 1978.
Tant la «communauté de recherche médicale» que les «manufacturiers en alimentation» connaissaient les effets secondaires du MSG depuis des décennies.

Beaucoup plus, des études mentionnées dans le livre de John Erb lient le MSG au diabète, aux migraines et auxmaux de tête, à l'autisme, aux DADH et même à l'Alzheimer.

Ainsi que pouvons-nous faire pour arrêter les manufactures alimentaires de mettre ce MSG, engraissant et provoquant une dépendance, dans nos provisions alimentaires et causant l'épidémie d'obésité que nous voyons maintenant ?

Il y a plusieurs mois, John Erb a présenté son livre et ses soucis à un des fonctionnaires gouvernementaux de la santé les plus hauts au Canada. Tandis qu'il était assis dans le bureau gouvernemental, le fonctionnaire lui a dit, «Bien sûr, je sais à quel point le MSG est mauvais, je ne toucherais pas à cette substance». Mais ce haut fonctionnaire refuse de dire au public ce qu'il sait.

La meilleure façon que vous pouvez aider à vous sauver et à sauver vos enfants de cette épidémie provoquée par cette drogue (MSG) est en expédiant cet article à tous et chacun.

Tapez les mots suivants : «MSG Obese» et lisez quelques-unes des 115 études médicales qui apparaissent.

Nous, le public, ne voulons pas être des rats dans une expérience géante et nous n'approuvons pas les aliments qui nous transforme en une nation d'obèse, léthargique, en mouton accro, alimentant à la base
l'industrie alimentaire pendant que nous attendons la transplantation cardiaque, l'amputation causée par le diabète, la cécité, ou d'autres désordres causés par l'obésité tel que la mortalité.

Avec votre aide nous pouvons mettre fin à ce poison. Faites votre part en propageant ce message du bouche à oreille, par courriel ou par la distribution de cette liste imprimée à vos amis dans le monde entier pour arrêtez cet «Empoisonnement lent de l'HOMME» par l'industrie alimentaire.

Donc :
Glutamate monosodique = MSG
L’Assaisonnement (lorsque non défini) = MSG
(Arôme) Naturel = MSG
Protéine Végétale hydrolysée = MSG
Accent = MSG
Aginomoto = MSG
Natural Meat Tenderizer = MSG
Attendrissant à Viande Naturelle = MSG

Dénoncer le MSG est de notre responsabilité à tous, alors passez le mot.

 

03.04.2010

Un gars pas de chez lui...

 

TOM WINTON

 Article paru dans Le Matricule des Anges Numéro 21 de novembre-décembre 1997

Vertiges et désolations dans le monde de Tim Winton. Ses personnages, qui évoluent dans des contrées inhospitalières, partent à la dérive. Leur bout de terre devient un bras de mer. Ils s'en vont, sans boussole ni gouvernail.

La détresse des grands paradis blancs

"Les mondes nouveaux doivent être vécus avant d'être expliqués". Les mots de l'écrivain cubain Alejo Carpentier à propos de son propre continent pourraient résumer le roman Cet oeil, le ciel, qui se déroule en Australie. En d'autres termes, il faut s'imprégner du décor, de l'atmosphère de l'ouvrage pour le comprendre. Ça s'explique difficilement, ça se vit, ça se lit! Ce désert rude où s'accrochent obstinément à la vie des buissons d'acacia, le soleil rouge qui cogne inlassablement aux fenêtres et le silence... immense. Tout cela, Tim Winton l'a vécu pour le décrire. Cet écrivain habite dans le Western Australia, l'un des états les plus désolés du continent australien, patrie des villes fantômes qui n'ont pas survécu à la fièvre de l'or du siècle dernier. A 37 ans, né à Perth (la métropole la plus isolée de la planète!), il porte déjà une oeuvre lourde d'une trentaine d'ouvrages. Cette année, le public francophone a l'occasion de le découvrir avec Cet oeil, le ciel (déjà publié en 1991 aux éditions Les belles lettres) et La femme égarée.

L'oeil fou

Le ciel bat des cils. Petit à petit, il lève ses paupières. Ce sont d'immenses nuages noirs qui s'écartent en mesure, en ligne. Ils laissent place à l'iris bleu d'un oeil qui contemple le monde, et qui lorgne tristement sur l'univers étriqué de Ort Flack. Ce gamin, héros de Cet oeil, le ciel, a douze ans. Ses parents sont des hippies qui se sont installés au fin fond du bush australien. Ils ont cédé au mirage du paradis blanc, fait de sables et de soleils éblouissants. Mais voilà que l'insousciant bonheur se transforme en cauchemar. Le père Flack sombre dans le coma après un accident de voiture. L'existence d'Ort en est bouleversée : tandis que sa mère ne fait front à rien, sa grand-mère perd ce qui lui reste de lucidité, et sa soeur se réfugie dans la haine. Lui Ort, voit un oeil au-dessus de la maison qui, pense-t-il, surveille la famille. L'arrivée d'un étranger donnera le signal du chaos final. C'est Henry Warburton, une sorte de prédicateur fou, qui s'immisce dans la famille et lui fait perdre ses derniers repères. Cet oeil, le ciel est un récit étrange, onirique où large place est faite aux commentaires de l'enfant : "Quand je me réveille, il fait nuit. J'entends l'eau chaude qui siffle dans les tuyauteries. J'ai fait un rêve. J'étais ici dans la maison, et des oiseaux blancs arrivaient, par centaines, venant de nulle part. Ils se sont mis en cercle et commençaient à atterrir dans les arbres. Très vite, ils ont rempli la forêt. Comme de la neige". Dérangeant, mélange d'hommes fous et de femmes faibles, ce livre ne laisse pas indifférent. Par la voix et les rêves d'un enfant, il tire insidieusement les lecteurs dans un monde de misère.

Disparue

Une dizaine d'années après Cet oeil, le ciel, l'ami Tim Winton a écrit La femme égarée. C'est sous d'autres latitudes que se déroule le roman, mais ô combien voisines dans ses sensations de solitude et de grands espaces : l'Irlande. Un autre de ces paradis blancs, lourds de nuages aussi laiteux que la laine des millions de moutons qui hantent la lande. Fred Scully et sa femme Jennifer ont décidé de quitter l'Australie pour une nouvelle vie en Europe. Ils tombent amoureux d'une vieille maison dans le sud de l'Irlande. Les jours sont longs dans cette maison inconfortable, que Scully retape en attendant sa femme et sa fillette Billie, reparties régler quelques affaires en Australie. Leur retour est annoncé mais, à l'aéroport, Scully ne voit que Billie. Sa femme a disparu et sa fille est devenue muette. Alors commence pour Scully et Billie une cavale désespérée à travers l'Europe, à la recherche de Jennifer. "Le terminus de Rome était une vaste chambre de cris et d'échos, de crissements métalliques et de fracas de chariots lorsque Scully et Billie se mirent à courir vers le bureau Informazione, parmi la foule de gens suppliants qui s'aggrippaient à vos bagages. Scully se sentait puant, poussiéreux, froissé tandis qu'il sondait du regard l'étrange écran d'ordinateur sur lequel clignotaient des messages dans toutes les langues".

Traque sans fin

Plus la traque avance, plus la disparition de Jennifer est mystérieuse et plus le père et la fille s'égarent. Ils partent à la dérive, comme deux frêles esquifs sur une mer de houle et d'écume. Ils ont brisé leurs amarres parce qu'on a brisé leurs amours. Chacun s'enferme dans son calvaire et parcourt son éprouvant chemin de croix. La petite Billie qui sait mais n'arrive pas à dire. Et qui vit ce périple, cette fuite en avant, à travers l'Europe, ballottée au bras de son père. "Billie s'éveilla dans l'air sec de la montagne et ne vit rien au-delà de la route en lacets. La tête renversée et la bouche ouverte, Scully dormait toujours. Elle l'observa dans le noir tandis que l'homme devant chantait doucement pour lui tout seul, et elle sentit la nuit palpiter au-dehors, derrière son visage douloureux". Quant à Scully, qui crève de ne pas comprendre, il sombre petit à petit dans la déchéance et le désespoir. "Scully ne bougeait pas du tout, sauf pour soupirer ou renifler ou remuer les lèvres sans parler. Parfois, des larmes sourdaient de ses yeux étroitement fermés, mais il ne prononçait pas un mot". Dans cette traque qui chemine à travers la Grèce, l'Italie, la Hollande, la France..., on rencontre beaucoup de personnages ratés, de pseudo-artistes eux-aussi emportés au gré des courants et des flots. Ce roman est un voyage au long cours. On y est ballotté, délogé, abordé à bâbord et trucidé à tribord. Un seul écueil : il n'a pas de fin. Cette longue quête n'a pas d'issue, pas d'explication. Ce sont les derniers récifs contre lesquels on se brise.

Hubert Delobette

Cet oeil, le ciel
La femme égarée
Tim Winton

Rivages poche et Rivages
253 et 381 pages, 52 et 135 F

©

Le Matricule des Anges et les rédacteurs

07.03.2010

Comment construire un empire.....

20.02.2010

Sous la colère, les pavés....

16.02.2010

Juste quelqu'un de bien

In mémoriam

La nouvelle est tombée comme un coup de poing: Crash d'un ULM à Granville

Un ULM est tombé à terre à hauteur du golf de Bréville, au nord de Granville. L'accident aurait fait un mort et un blessé très grave. L'engin volant s'est "crashé" en bout de piste de l'aérodrome de Bréville. Deux personnes étaient à bord, Gérard Gautier, 55 ans, décédé dans l'accident, et un homme de 35 ans. Gérard Gautier était membre du groupe mammalogique normand.
Salut à toi le grand Gégé! 
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C'est pas le genre à la ramener sur le devant de la scène, loin de là même. Il préfère la discrétion bonhomme. Il cause pas beaucoup, mais quand il cause il sait de quoi il parle. Lui c'est tout le biotope des herbus de la baie du mont St Michel, la faune, la flore, les praires, les bulots, les salicornes et les phoques.
Pourtant il a bon caractère le Gérard, le Gégé comme tous l'appelle ici. Mais la mer qu'on vide à coup de filets de plus en plus grands jusqu'à épuisement des ressources ça le chagrine, et pas qu’un peu. Il suit les campagnes d’étude des anchois dans le golf de Gascogne sur la Thalassa et ce qui était prévu, depuis des années déjà, est arrivé. Les poissons, se font rare.

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Il n’est pas sûr que certaines espèces se régénèrent même en arrêtant la pêche immédiatement. L’anchois, le merlu, la sole, la morue, et maintenant les espèces des grands fonds qui sont aussi en voie de raréfaction. Ces espèces-là n’étaient pas habituées à subir une telle prédation. On a beau compter les œufs, voir où ils ont été pondu, connaître le Gulf stream c’est pas sûr que les anchois pointent à nouveau leur nez sur les pizzas. Voila que les japonais se remettent à la chasse à la baleine, que la chair des bélugas du St Laurent est gavée de Cadmium, que le lait maternel des mamans Inuits est devenu toxique à cause de leur alimentation à base de phoque… Cul par dessus tête il va ce monde.

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Photo: Gérard Gautier

Et il vous faudrait le voir parler de l'observation des phoques en ULM. Mais il refuse les interviews de la radio ou de la télévision parce que ça ramènerait trop de monde sur le coin et que les phoques ont pas besoin de voir des gens.
Ils ont rien demandé les phoques, sauf qu’on leur foute la paix quand ils font leur sieste sur les bancs de sable.
Alors ceux de TF1, ou de Monté Carlo peuvent courir. C’est pas lui qui leur vendra la mèche pour leur business. Il ne le dit même pas avec rancœur, non simplement avec le sourire du cueilleur de champignon, qui sait où et quand et qui même contre de l’argent ne parlera pas. Car le respect, ça se mérite, c’est comme la confiance.

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Photo: Gérard Gautier

Le Gégé, c’était un cancre à l’école, mais quand il cause aux jeunes, il vous faut voir comment ils l’écoutent et avec quel respect. Ils savent d’instinct qu’un bonhomme comme ça ne ment pas. Avec sa tête burinée et son bonnet posée sur son crâne qui n’est plus très couvert il a tout du sage.
Quand il était élève au lycée agricole, il n’y croyait pas aux rations de farine animale et à la poudre d’os pour améliorer l’alimentation des vaches. Des sornettes de cet acabit au gars Gégé ça refusait de lui rentrer dans le crâne. Fallait pas compter sur lui pour de l’intelligence pareille. Jamais avant il aurait dit ce qu’il en pensait de leur monde. Il préférait regarder les piafs par la fenêtre ça lui semblait moins malsain. Et le temps lui a donné raison. Ces gens qui le prenaient pour un imbécile heureux viennent le consulter, pour savoir comment ça peut se faire qu’ils aient pu se gourer à tel point. S’ils avaient regardé vivre les piafs, les rouges-gorges et les mésanges, peut être qu’ils auraient su comment l’équilibre de la vie est fragile. Tout ça c’est seulement du bon sens.
-Quand je pense qu'il y en a qui s'ennuient, moi j'ai pas le temps de tout faire. Il faut que je finisse mon ULM hydravion, celui-là pour me poser en mer. Il faudrait que je vende quelques photos pour me payer une caméra performante.

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Photo:Gérard Gautier
Alors le gars Gégé, c’est mon nez qui m’a conseillé de le guider sur le Salon du Livre jeunesse de Montreuil à la rencontre des éditeurs, parce que quand j’ai vu ses photos de dauphins, de baleine, de phoques, de fous de Bassan, de mouettes, et de tous ces oiseaux dont j’ai oublié le nom, j’ai su que ça les intéresserait, les minos et les marchands de papiers. Mais comme il ne connaît pas ce terrain-là, je l’ai guidé, comme il l’a fait pour moi entre les sables mouvants de la baie. Comme promis, voici aussi quelques belles photos prises par lui.

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Tournepierrre

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Stern artique

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Dauphin

Pour suivre le travail de recherche sur les phoques en baie du Mont Saint Michel Cliquez ici


14.02.2010

Les thons en bourqua rêvent d'un grand Pakistan....

 

ICI Londres, ICI Londres, je répéte les thons en burqua rêvent d'un grand Pakistan....
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Y'a du contre dans l'air.....

 

 

27.01.2010

LE SOURIRE DU KLEENEX

Une nouvelle de Mouloud Akkouche

 

Pour tous les sans lumière.

     Le maître d’hôtel, un grand brun énergique, me conduisit jusqu’à mon rang. Sur chacune des cinq tables étaient disposés des cartons d’invitation.

-T’auras de bons pourliches et des autographes en plus pour le même prix.

     Dès qu’il s’éloigna, je fis le tour de la salle pour lire chaque nom : que des patronymes connus de la télé et du cinéma. Je zappais d’une table à l’autre. La vedette de la soirée était Marc Parly. Un prix allait être décerné au ‘’formidable acteur au grand cœur‘’ comme l’encensait les thuriféraires de la presse locale. Tel un catalogue de bonnes actions, le journaliste avait listé toutes les associations caritatives parrainées par l’acteur depuis 25 ans.  Un grand humaniste.

     Pas comme Philippe !

     La moitié de ma vie se mit brusquement à se rembobiner. Déjà presque un quart de siècle que Philippe m’avait larguée ! Pour une paire de seins qui passait par-là… Au retour du boulot, j’avais vu le mot sur le frigo et commençai à le lire machinalement en pensant qu’il manquait un produit de cuisine. Une courte phrase écrite au marqueur noir : Je te quitte.  Le frigo doit encore se souvenir de mes larmes et violents coups de bottes.  Depuis ce jour là, j’ai l’impression de n’être qu’un kleenex.

-Josiane, fit le maître d’hôtel. Allez terminer la mise en place de votre rang.

     ***

     A 19H15, Marc Parly descendit de l’avion en provenance de Paris. Il portait une casquette et des lunettes noires. Le pied à peine sur le tarmac, deux femmes et un garde du corps le réceptionnèrent puis le guidèrent jusqu’à une berline. Sans un mot, il s’assit à l’arrière et poussa un soupir.

     Imperméable aux propos de l’attachée de presse volubile, il alluma une cigarette et regarda la neige tomber derrière la vitre fumée. Perdu dans ses pensées.

     Son mobile  sonna.

-Allô !

-C’est Max, tu as fait un bon voyage ?

     Il fronça les sourcils.

-Pfff…. Non.

-Pourquoi ?

      Marc secoua la tête.

-Je n’ai pas envie d’y aller.

- C’est pas possible ! Ils doivent te décerner le grand prix du cinéma.

-Rien à foutre du grand prix !

L’attachée de presse pâlit.

-Mais…

-Ça me gonfle tous ces trucs !

     D’un geste sec, il  coupa son mobile et flingua du regard l’attachée de presse qui se tut.  L’homme qu’il venait de jeter était son agent.  Et aussi son plus vieil  ami.

     Quelques mois déjà que le moral de Marc menaçait de flancher. Son médecin n’avait diagnostiqué que les effets du surmenage. Marc savait bien qu’il s’agissait d’autre chose. Une poussée de lucidité. Les années de course à la gloire lui semblaient bien vaines, une gesticulation pour se sentir vivant. Rien de plus. Toutes ses mesquineries, trahisons et intrigues pour voir son nom en grandes lettres sur l’écran… Pour rien. Le tueur n’avait plus de dents. Même si le public l’adulait, Marc sentait au fond de lui le pantin trimballé de plateau télé en festival, un pantin gonflé de larmes qui, chaque nuit dans sa chambre d’hôtel de luxe, laissait glisser le masque à sourires et tentait de repousser les démons à grand renfort d’alcool. Le doute l’avait alpagué. Peut-être son cinquantième anniversaire ? Virginie, sa dernière conquête- une très jeune comédienne férue de mystique tout terrain-, tenta de lui donner une explication : c’est l’enfant que tu trimballes en toi qui est encore insatisfait et veut autre chose. ‘’Qu’est-ce que tu veux que je fasse ! avait-il rétorqué. Que je le noie ce gosse ! ‘’ Depuis, Virginie, excédée par ses crises de colères et ses montées de violence, était allée exercer ses talents de psychologue dans d’autres bras.  Une phrase -d’ado dépressif- obsédait Marc, griffonnée sur un cahier de collégien : je me suis tiré une balle dans la tête ; elle circule dans mon corps mais n’a pas encore trouvé son point d’impact. Quoi qu’il fasse, cette sentence écrite 34 ans auparavant revenait à la charge.

-S’il vous plait !

-Oui, fit aussitôt le garde du corps assis à côté du chauffeur.

-Arrêtez-vous là.

     L’attachée de presse plissa le front :

-Nous risquons d’être en retard.

-J’ai bien le droit de pisser, non ?.

     Le chauffeur se gara devant le Bar-tabac.

***

     Depuis mon arrivée, un commis ne cessait de faire des pitreries devant moi. Un beau gosse bourré d’humour qui rêvait de monter à Paris pour devenir acteur. Un doux rêveur sans collier. Malgré son jeune âge, il me plaisait beaucoup et j’avais l’impression de ne pas le laisser indifférent. Plusieurs serveuses, dont une brune très sexy,  étaient prêtes à le croquer à la fin de leur service. Un extra pour une extra.  Mais  pas avec une vieille comme moi.

-Josiane, on a pas le droit d’être triste comme ça, quand on est vivante, fit-il avec un clin d’œil

     Il avait tort. Même si mon visage portait par habitude un voile d’amertume, je n’étais pas triste pour autant. Au contraire ; jamais depuis des années, je n’avais ressenti un tel plaisir. Un grand bonheur. Je n’étais plus l’esclave d’une histoire. Fini la soumission. Enfin j’allais pouvoir devenir, pour reprendre les mots ressassés par l’assistante sociale qui s’occupait de mon surendettement : actrice de ma propre existence. 25 ans verrouillée de l’intérieur.

     Bientôt libérée.

  Sourire malicieux aux lèvres, le jeune commis-comédien de salle fouilla dans la poche de son gilet et sortit un brumisateur de la taille d’un stylo-plume. Interloquée, je regardais l’étrange bouteille de parfum. Ma stupéfaction augmenta lorsqu’il ouvrit soudain la bouche et s’envoya plusieurs giclées.

-C’est du cognac ! s’enthousiasma-il, c’est pour les invités officiels mais j’en ai piqué un. C’est pour le parfum intérieur. T’en veux ?

-Non… Je ne bois plus.

     Je jetai un coup d’œil à ma montre et gagnai les vestiaires. Le service allait commencer. Je devais être prête.

     Le tube de rouge à lèvres à la main, je restai un moment devant le miroir. Une femme me regardait ; elle n’avait pas envie de finir la nuit seule. Ni sa vie. Une femme  avec encore de beaux restes. De beaux restes à réchauffer…

     Ce 5 mars 75, un nommé Philippe Leroux  avait détruit mes rêves de bonheur, cassé mon jouet. Brisé un couple et un petit garçon de six mois. Un lâche incapable de me regarder dans les yeux pour me jeter à la face : je te plaque Josiane. Je l’avais harcelé au téléphone des mois et des mois  pour qu’il revienne mais, chaque fois, il m’avait envoyé paître en me disant que je n’en voulais qu’à son fric. Sa réussite sociale. Un jour, une voix de synthèse m’avait expliqué que le numéro de mon correspondant n’était plus attribué. Pendant des années, j’avais travaillé pour qu’il puisse se consacrer uniquement à ses projets et, jamais, je ne l’avais culpabilisé car il ne rentrait pas d’argent. Jamais. Orgueilleuse et têtue comme tous mes ancêtres bretons, j’avais décidé de m’en sortir seule et de le lui prouver. Pas besoin de son fric. Puis les années ont passé  par là; Adrien a grandi sans père, et moi je me suis aigrie.

     Mais aujourd’hui, je vais remettre les compteurs à zéro. Et enfin vivre moi aussi.

***

-Qu’est-ce qu’il fout ? s’inquiéta l’attachée de presse qui faisait les cent pas dans le hall de l’hôtel. Quel emmerdeur !

-C’est comme ça les stars, ricana le garde du corps. Elles sont pas sur les mêmes fuseaux horaires que nous.

     Elle lui jeta un regard méprisant.

-Ouais mais… j’ai tous les journalistes qui l’attendent pour la conférence. En quinze ans de carrière, j’ai jamais vu un type avec une grosse tête comme ça !

    Pendant ce temps, Marc Parly fumait sur le balcon de sa chambre. La culpabilité s’était renforcée. Les images du passé cognaient de plus en plus fort à la porte. Tout se mélangeait. Où se trouvait la balle tirée 34 ans plus tôt ?

     Il finit par descendre dans le hall de l’hôtel.

-Les journalistes  vous attendent, s’empressa de dire l’attachée de presse. Ils ont hâte de vous voir.

-Pas moi, grommela-t-il en poussant la porte tambour. Bon, on va le chercher ce putain de prix !

     ***

     Parmi tous ces j’aimebeaucoupcequevousfaites qui ne cessaient de se léchouiller les joues et regarder dans la gamelle du voisin, je me sentais très mal à l’aise. Personne ne s’en rendit compte. D’ailleurs : qui aurait remarqué une extra ? Une marathonienne de plus de 50 ans cavalant avec des assiettes à la main, entre la salle et la cuisine. Juste un kleenex sachant tenir son rang dans un banquet.

     Chacun son rang.

     A pas lents, je m’approchai de la table de l’invité d’honneur. Cachée derrière un pilier, il ne pouvait pas me voir. Il ne ressemblait guère à la photo sur les affiches placardées dans toute la région. L’acteur au grand cœur n’avait pas l’air dans son assiette que, d’ailleurs, il ne touchait pas. Même derrière ses lunettes, on sentait qu’il faisait la gueule. Contrairement à tous les autres invités dégustant des vins à pedigree, il ne buvait que de la bière. De banals demi issus de la pompe. Personne n’osa lui en faire la remarque, une star a tous les droits… même de  continuer de broyer du noir en pleine lumière. Quelle indécence ! Pourtant à la fin du repas, les membres du jury allaient lui décerner le prix le plus important de la profession. Quel égoïste !

-Josiane, qu’est-ce que tu fous là ! s’écria le maître d’hôtel. Retourne à ton rang.

     Le kleenex obtempéra. Mais dès que le maître d’hôtel s’éloigna, je me rapprochai encore plus près de la star. La serveuse en charge de sa table me lança un œil noir. Elle devait croire que je voulais lui sucrer son pourboire.

     Au garde à vous derrière le passe plats, le commis me fixait. Il gratta sa main sur sa joue, impatient de terminer son service et larguer son costume de Pingouin. Je lui souris. A quand remontait mon dernier sourire ?

-S’il vous plait !

     Le moment tant attendu se présenta. La star me fit  enfin un signe. Les yeux baissés, je me plantai devant elle et détaillai le carrelage. Très tendue.

-Oui, mon… monsieur.

-Une bière.

     Sous le regard agacé de ma collègue, Je gagnai le comptoir et demandai au barman une pression pour l’invité d’honneur. ‘’ Avec ce qu’il s’enfile le père Parly,, j’aurais dû prévoir un fut de rechange.’’ Dès qu’il déposa le demi sur mon plateau, je retournai vers la salle. Mais après un détour par les  toilettes.

***

     Acclamé par toute la salle debout, Marc Parly chaloupa vers l’estrade déjà chargée d’officiels. Ivre mort, il avait beaucoup de mal à marcher. Il ne réussit pas à monter. Un maître d’hôtel se précipita pour l’aider à grimper les quelques marches.

     Le président du jury lissa sa cravate et arma son sourire avant de déclarer :

-Cher Marc Parly, je suis très honoré de vous remettre ce grand prix qui, dans la famille du cinéma, est le plus important. Vous qui, à travers de nombreux rôles, avez su incarner…

     Soudain, Marc lui arracha le micro des mains.  Il ôta ses lunettes. Ses yeux n’étaient plus que deux poches rougies par l’alcool,  des poches vides.

-Trêve de blabla  ! Merci pour ce prix mais… Je tiens à vous dire, bafouilla-t-il avec l’index tremblotant, que je dois partager ce prix avec quelqu’un.

Un applaudissement l’interrompit.

-Je vous vois venir, reprit-il avec un sourire cynique. Non, ce prix… je ne le partagerai pas avec quelqu’un du milieu… Un milieu de dents longues comme moi et de cireurs de pompes comme vous tous, là, en ce moment…D’ailleurs, j’ai plus besoin de m’acheter de cirage. Regardez comme elles brillent.

     Agrippé à l’épaule de la femme du maire qui grimaça un sourire gêné, il souleva son pied. 

     Un silence s’était abattu sur  la salle, même les serveurs et cuisiniers avaient cessé leurs activités pour écouter les délires éthyliques de Marc Parly. C’est fastoche de cracher dans la soupe quand on la boit à la louche !  pesta le jeune commis qui aurait tué tout son arbre généalogique pour être à  la place de la star.

     Le président du jury tenta de reprendre le micro.

-Mon cher Marc, je… Vous avez un sacré sens de l’humour qui….

-Garde ton cher dans ta poche, mon cher… Et je n’ai plus d’humour, mais  que de la haine contre des cons de ton genre.  Je… Je tiens à remercier quelqu’un que personne ici ne connaît. Quelqu’un à qui je dois tout, quelqu’un qui a été le paillasson de ma gloire…Et ouais, j’en vois qui rit en se disant que je suis bourré mais c’est la vérité… Ma carrière s’est construite sur ses ruines.

***

     Souriante, je traversai rapidement la ville dans ma vieille R5. Une dizaine de minutes avant la remise du prix, j’avais quitté la salle de banquet. Sur la nationale bordée de platanes, j’entrouvris la fenêtre et jetai la petite bouteille. Un poison très efficace n’agissant que 12 heures après absorption.

     Seul le 5 mars 75 manquera dans les nécros officielles de Marc Parly : pseudo de Philippe Leroux.

     Je roulais vite, pressée de réchauffer mes beaux restes avec le commis.

 

Il Ballouhey devant sa porte...

 

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18.01.2010

Pierre Guitton....

Pierre Guitton c'est beau tout simplement... Comme lui, sa façon d'être au monde, sa vie, sa peinture... Pierre tel quel, sans autres arguments que ses pinceaux pour dire... ce qu'il sent, perçoit, depuis toujours... Pierre peint, Pierre est peintre... Rien à dire d'autre...
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17.01.2010

interwiew du président de la commission santé du Conseil de l'Europe

Entretien réalisé par Bruno Odent

Président de la commission santé du Conseil de l'Europe, l'allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants d'avoir "organisé la psychose". Il a obtenu le lancement d'une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Entretien sans détour.

Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l'unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l'Europe une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l'OMS et les états..

Qu'est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d'influence des laboratoires sur les décisions prises à l'égard de la grippe A ? 

Wolfgang Wodarg. Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d'alerter sur les risques et d'y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j'ai été très surpris des chiffres qu'avançait l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d'une pandémie. J'ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d'alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l'on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l'alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c'est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s'installant chez de nouveaux hôtes, l'animal, l'homme etc. Il n'y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type « grippal ». En réalité rien ne justifiait de sonner l'alerte à ce niveau. Cela n'a été possible que parce que l'OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu'elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n'avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C'est-à-dire qu'ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs il n'y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C'est pourtant à celles là qu'on a recommandé de se faire vacciner rapidement. Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d'un côté cette volonté de sonner l'alerte. Et de l'autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l'OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ca n'avait jamais été le cas auparavant. Il n'y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n'utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n'existait pourtant aucune raison à ce que l'on n'ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, « complétant » les vaccins servant à la grippe saisonnière. On ne l'a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d'une pandémie. Et en procédant de cette façon on n'a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées.

Quel danger ? 

Wolfgang Wodarg. Pour aller vite dans la mise à disposition des produits on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n'ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n'y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing.

Comment a-t-on pu justifier de cela ? 

Wolfgang Wodarg. Pour comprendre il faut en revenir à l'épisode de la grippe aviaire de 2005 - 2006. C'est à cette occasion là qu'ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d'alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D'un côté les labos s'engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l'autre les Etats leur assuraient qu'ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l'industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s'engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d'une pandémie.

Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Oui, c'est une grippe tout ce qu'il y a de plus normale. Elle ne provoque qu'un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c'est qu'elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu'ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.

Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l'OMS ?

Wolfgang Wodarg. Un groupe de personnes à l'OMS est associé de manière très étroite à l'industrie pharmaceutique.

L'enquête du conseil de l'Europe va travailler aussi dans cette direction ? 

Wolfgang Wodarg. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d'intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s'est exercé précisément l'influence de l'industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. L'objectif de la commission d'enquête est qu'il n'y ait plus à l'avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l'analyse, l'expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd'hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d'éventuelles risques pour leur santé. Cela n'était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d'argent public considérable.

Avez-vous des chiffres concrets sur l'ampleur de cette gabegie ? 

Wolfgang Wodarg. En Allemagne ce sont 700 millions d'euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d'un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du « secret des affaires » les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent.

Le travail de « lobying » des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l'enquête du conseil de l'Europe ? 

Wolfgang Wodarg. Oui nous nous pencherons sur l'attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui auraient dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l'ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire : « nous n'avons pas besoin de cela ».

La formidable opération d'intox planétaire n'a-t-elle pas été possible aussi parce que l'industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants ? 

Wolgang Wodarg. Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m'expliquer comment des spécialistes , des gens très intelligents qui connaissent par coeur la problématique des maladies grippales, n'aient pas remarqué ce qui était en train de se produire.

Que s'est-il passé alors ? 

Wolfgang Wodarg. Sans aller jusqu'à la corruption directe qui j'en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d'exercer leur influence sur les décisions. J'ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l'OMS à l'époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j'évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l'OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C'est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d'argent des contribuables.

Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d'exiger de leurs gouvernements qu'ils demandent des comptes à ces grands groupes ? 

Wolfgang Wodarg. Oui, vous avez raison, c'est l'un des grands enjeux lié à cette enquête. Les Etats pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S'il peut être prouvé que c'est la prise d'influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu'ils demandent à être remboursés. Mais ça c'est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés.

Quel type de risque ont donc pris, sans qu'ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner ? 

Wolfgang Wodarg. Je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n'avait jamais été utilisée jusqu'à aujourd'hui.

Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades ? 

Wolfgang Wodarg. Normalement on utilise des oeufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d'oeufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C'est un peu le procédé que l'on utilise pour la culture du yaourt que l'on réalise d'ailleurs aussi dans un bio-réacteur. Mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu'elle croît comme une cellule cancéreuse. Et c'est sur ces cellules au rendement très élevé que l'on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les oeufs. On sait ainsi que dans le cas d'une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l'ovalbumine que l'on trouve dans le blanc d'oeuf. Il ne peut donc pas être exclu que des protéines, restes d'une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, engendrent une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu'un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus.

Et cela n'a pas été fait ? 

Wolfgang Wodarg. On ne l'a pas fait. L'AME ( Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l'économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l'occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque « significatif ». Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. J'ai pris ces avertissements au sérieux. J'ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j'étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J'ai fait savoir que je n'étais certainement pas opposé à l'élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu'il fallait d'abord avoir une garantie totale d'innocuité. Le produit n'a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec Novartis.

Quel est le nom de ce vaccin ? 

Wolfgang Wodarg. Obta flu.

Mais cela veut dire que dans d'autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème ? 

Wolfgang Wodarg. Oui, il a obtenu l'autorisation de l'AME et peut donc être utilisé partout dans l'Union Européenne.

Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l'on échappe à de nouveaux scandales de ce type ? 

Wolfgang Wodarg. Il faudrait que l'OMS soit plus transparente, que l'on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l'organisation. Il conviendrait aussi qu'elle soit au moins flanquée d'une chambre d'élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s'exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.

N'est ce pas la question d'un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d'un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure ? 

Wolfgang Wodarg. Pouvons-nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l'objectif est de gagner le plus possible d'argent ? Ou bien la production de vaccins n'est-elle pas quelque chose du domaine par excellence, que les Etats doivent contrôler et mettre en oeuvre eux même ? C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C'est à dire la possibilité d'une monopolisation de la production de vaccin par un grand groupe. Car cette possibilité suppose que l'on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison, cette revendication là a pris en tout cas pour moi l'aspect de l'évidence.



16.01.2010

Les poings sur les i.........

14.01.2010

À L'ÉCOUTE DU MALI...

Koiki di Wiki pour Afel Bocoum?

Il dit  qu'il est un musicienguitariste et chanteur malien, né à Niafunké en 1955.

Afel Bocoum est né d’une mère peule et d’un père sonrhaï, musicien. Ayant fait des études agricoles, il travaille à partir de 1978 dans le secteur du développement agricole1.

En 1968, âgé de 13 ans, Afel Bocoum rejoint son oncle Ali Farka Touré, natif aussi de Niafunké, au sein du groupe Asco2. Il quitte le groupe en 1978 mais poursuit sa collaboration avec Ali Farka Touré pendant une trentaine d’années.

Dans les années 1980, il fonde son propre groupe qu’il baptise Alkibar — ce qui signifie « messager du grand fleuve », en langue sonrhaï. Il utilise des instruments traditionnels comme la njarka (violon à une corde), la njurkel (guitare à deux cordes), la calebasse, à côté de la guitare acoustique3. En 1997, il produit un premier album.

Afel Bocoum chante principalement en sonrhaï, sa langue maternelle, mais aussi en tamasheq, la langue des Touaregs, ainsi qu'en bambara1. Ses chansons évoquent l’évolution de la société malienne, la reconnaissance de la femme, les mariages forcés, le respect.

Discographie 

  • 1999 : Alkibar
  • 2002 : Musique du Mali avec d'autres artistes
  • 2006 : Niger

Afel Bocoum
envoyé par Agnese

 

Plus que la neige sur le dos...

 

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10.01.2010

Au bord de la crise..... de nerfs....

Simon Johnson, du MIT et du Peterson Institute for International Economics est le 4e, après Ambrose Evans Pritchard, Gerald Celente et Zero Hedge a annoncer le Grand Crash. Il a déclaré sur CNBC que "la crise vient tout juste de commencer" et que sur le "court terme les banques ont gagné", mais pas sur moyen terme: "des choses folles vont se passer car les banques se croient maintenant tout permis et le système financier devenu fou". Il a aussi ajouté que la Fed est folle de laisser sortir des milliards à 0% pour être reinvestis au Kazakstan et ailleurs ... dans tous les cas, les douze prochains mois vont être intéressants car nous nous préparons pour une énorme catastrophe". Boum. Cela a fait l'effet d'une douche froide sur CNBC et observez la réaction du présentateur: "Oooh meeen... here we go again...".

 

 

 

 

Donc cette année est celle de tous les risques puisque Zero Hedge note que 2009 a été l'année du gel du crédit et celle de la planche à billets qui a redonné vie au cadavre de l'économie. Quels que soient les calculs, le budget US de 2010 ne tient compte tenu de tout ce qu'elle doit rembourser et tout ce qu'elle doit émettre. "Out of the $2.22 trillion in expected 2010 issuance, $200 billion will be absorbed by the Fed while Quantitative Easing continues through March. Then the US is on its own: $2.06 trillion will have to find non-Fed originating demand. To sum up: $200 billion in 2009 and $2,1 trillion in 2010. Good luck.". Et selon Zero Hedge, il ne reste que 3 solutions à la Fed: 1) annoncer une nouvelle planche à billets... 2) augmenter les taux d'intérêt (boum) et 3) organiser la chute de Wall Street ce qui permettrait de mettre les comptes à zéro... avec un -30% minimum... Dans les trois cas, c'est une saignée à la Molière, mais dans tous les cas, les bons du trésor US ne sont qu'un immense système Ponzi qui va forcément exploser à un moment. Le plus tard possible... 

La fin de la pauvreté.....

 

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Les conquistadors et les colonisateurs venus d'Espagne, du Portugal, du Royaume-Uni et de la Hollande se sont approprié les richesses des Incas et des Mayas ; d’abord l’or, l’argent, les objets d’art et les bijoux puis ils ont confisqué les terres. Une telle pratique avait commencé auparavant en Europe, où les classes aristocratiques avaient saisi les terres des familles les plus pauvres. Les terres ont ainsi été appropriées dans l'ensemble de l'Amérique du sud, l'Asie et l'Afrique, privant les familles de leur moyen de subsistance.

Aujourd'hui, plus de 500 ans plus tard, des dizaines d'années après l'indépendance de leurs pays et la mise en place d'un prétendu processus démocratique, les peuples ne les ont toujours pas récupérées. Leur économie effondrée, les gens sont forcés de travailler pour leurs nouveaux maîtres. On estime qu'aujourd'hui 60 à 80 millions de personnes vivent dans une situation proche de l’esclavage. Ils travaillent parfois avec leurs familles dans les régions rurales sur des plantations, dans les mines ou dans les villes en échange d’un peu de nourriture et d’un toit.

Les empires européens ont été bâtis sur les richesses volées aux colonies et le travail des esclaves. Les mines d'or du Brésil et les mines d’argent de la Bolivie, comme Potosi, leur ont permis de financer leurs révolutions industrielles. Les fortunes créées étaient telles, que la colline de Potosi fut représentée comme la Vierge Marie dans l’art religieux. Le Pape lui-même donna l'Afrique à la couronne Portugaise et l'Amérique du Sud à l’Espagne. Mais l’empire espagnol, endetté en raison de ses guerres saintes contre l'Islam, a dû reverser ses richesses aux créanciers d’Europe du Nord.
                                                                
Pour continuer leur appropriation des ressources, les conquistadors ont maintenu leurs colonies dans un état de totale dépendance. Ils ont assigné une fonction à chacune des régions ou pays, comme la production de minerais, ou de cultures comme le thé, le café, le cacao ou la canne à sucre, lesquels devaient être exportés vers le pays colonisateur.

Cela créa pour ces pays une économie verrouillée, la survie des populations dépendait maintenant de la mère patrie de laquelle ils devaient importer la nourriture.

Après avoir obtenu les ressources naturelles et la main d’œuvre gratuite, les Européens ont créé de nouveaux marchés pour leurs propres productions. Ils ont séparé l’agriculture de l’industrie, empêchant les fermiers de confectionner leurs outils, vêtements et autres ustensiles et faisant d’eux des acheteurs de produits manufacturés. Les industries locales furent détruites et les colonies forcées d’acheter les biens et les équipements de leurs maîtres coloniaux.

Le legs principal des colonisateurs fut le changement des mentalités, de la religion et de la culture. Ils sont venus avec une bible dans une main et un fusil dans l’autre, imposant le christianisme par la force, anéantissant toutes cultures indigènes.

Les conquistadors et les colonisateurs ont introduit le concept de « supériorité de race » créant des millions de personnes marginalisées, si bien que 500 ans plus tard, les indigènes n'ont toujours pas retrouvé leur place dans la société. Aujourd’hui encore, quand une messe est célébrée au sein la cathédrale de Sucre, l'ancienne capitale bolivienne, les vieux indigènes qui osent entrer, s’assoient à même le sol.

Les peuples indigènes croyaient en la propriété collective, les biens du groupe étant partagés par tous. Mais les Européens ont imposé le concept d’intérêt individuel.

Cette accumulation de richesses dans l'hémisphère nord a créé un déséquilibre énorme rendant le Nord extrêmement riche, permettant à l'Europe de développer ses industries et des sociétés de consommation alors que les populations du Sud s’appauvrissaient.

Quand les pays du Sud ont gagné leur indépendance, les dettes contractées par leurs puissances coloniales pour ouvrir de nouveaux marchés ont été transférées aux nouveaux états, en violation totale des lois internationales. Le remboursement d'une telle dette est immédiatement devenu un fardeau que les nouveaux états ne pouvaient assumer. La solution du Nord : plus de prêts avec d’énormes taux d’intérêt pour rembourser la dette initiale. La dette est devenue un moyen de garder ces pays sous contrôle. Ils ont immédiatement perdu leur souveraineté et sont même devenus encore plus dépendants du Nord qui alors pouvait dicter politiques agricoles, commerciales et attribuer des privilèges aux entreprises étrangères, comme les monopôles sur l’extraction des minéraux ou l’exploitation de monoculture.

Au début du 20ème siècle le Tiers Monde avait été totalement partagé entre les puissances du Nord. Mais La grande dépression et la deuxième guerre mondiale ont forcé le Nord à reconnaître que l'économie devenue globale exigeait des institutions pour empêcher de futures catastrophes économiques. Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ont été créés dans l’objectif de stabiliser l’économie mondiale.

Mais les années 60 / 70 ont vu la naissance de nouveaux dirigeants dans le Sud qui ont tenté d'apporter l'indépendance économique à leurs pays. Ils ont commencé à appliquer de nouvelles politiques qui contournaient les règles et les structures établies par les pays du Nord.

La réaction fut immédiate et tous les moyens disponibles furent employés pour ramener ces pays sous la domination du Nord, comme par exemple les prêts de la Banque Mondiale et les programmes d’ajustements structurels du FMI qui amèneront plus tard les crises d’Amérique Latine, d’Asie et de Russie et plongeront des millions de personnes sous le seuil de pauvreté.

Ce nouveau modèle économique né aux Etats-Unis sera connu sous le nom de Néolibéralisme, et le set de politiques pour l’appliquer deviendra le Consensus de Washington qui forcera les économies à laisser le marché gouverner.

Le néolibéralisme a mis en banqueroutes de nombreuses économies du Sud qui permis au capital international de prendre la suite. Une nouvelle forme de violence structurelle permit de maintenir ces pays dans un état de sous-développement : celle mise en place par les dictateurs du Sud et leurs appareils répressifs. Les « agents spéciaux » et « tueurs économiques » sont apparus comme de nouveaux moyens plus discrets de contrôler les ressources de la Planète.

Aujourd'hui moins de 25% de la population de la planète utilise plus de 80% de ses ressources tout en créant 70% de sa pollution.

Notre système économique a toujours été et est toujours financé par les plus pauvres. Ils nous ont d’abord donné leurs terres et leurs accès aux ressources naturelles, puis ont financé son expansion par le remboursement de la dette, le déséquilibre des échanges et les impôts injustes sur leurs salaires et leur consommation. En les obligeant à surpayer l’énergie, la nourriture et autres nécessités de base, le Nord s’assure que la pauvreté se développera et les inégalités augmenteront.

 

Un film à voir de toute urgence... comme Let's Make Money

pour en savoir plus allez sur le site:

http://www.lafindelapauvrete.com/video.html

 

 

Semaine du 13 au 19 Janvier 2010

/// AVIGNON - Utopia

/// PERPIGNAN - Le Rive Gauche - 
9 rue des pervenches - 66510 - Saint Hippolyte

Avant-première le Mardi 12 Janvier 2010 en présence de ATTAC

/// ALES - Les Arcades- 
10, place Gabriel Peri 30100- Ales

Séance + Débat le Mardi 19 Janvier 2010 en présence de ATTAC

/// ANGERS - Les 400 coups - une seule projection le 14 janvier
12 rue Claveau - 49000 ANGERS

/// CESSON SEVIGNE - Cinédiffusion : une seule projection 
3E rue de Paris - 35510 CESSON SEVIGNE

Semaine du 20 janvier 2010

/// PEZENAS - Le Molière
Impasse Pigement - 34105 PEZENAS

soirée animée par le Secours Populaire le Vendredi 22 ou le Samedi 23 Janvier 2010

/// NANCY - Caméo
16 rue de la Commanderie - 54000 Nancy

Le Dimanche 31 Janvier 2010

///FOURNEAUX- Cinéma L'embellie
46 avenue de la Liberté - 73500 Fourneaux

Séance + débat en présence de Arnaud Savéan , CADTM - Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde

Semaine du 3 au 9 Mars 2010

///SAINT-CHAMOND - Ciné Lumière
56 bld Waldeck Rousseau - 42400 Saint-Chamond

 

EN COURS DE PROGRAMMATION

/// ELANCOURT (78990)- Les Grenouilles

/// MONTPELLIER (34007)- le Diagonal

/// STRASBOURG (67000)- L'Odyssée

/// NANTES (44000) - Le Concorde

/// SETE (34200) - Le Comoedia

/// VALLET (44330) -Le Cep

/// SEVRAN (93270) - Les 39 marches

/// JAUX (60880) - Le Majestic

/// NÎMES (30900) - Le Sémaphore

/// HEROUVILLE SAINT-CLAIR (14200) - Café des Images

07.01.2010

Marcoeur à la clarinette, Lubat au piano...

Comme dit le proverbe: Noël aux tisons Pâques au balcon, il en existe un autre pas mal non plus: Quand Marcoeur est à la clarinette, Lubat est au piano....
Albert Marcoeur et ses frangins, lesquels chantaient dans les années 70 "c'est raté c'est raté, quand on s'énerve on rate toujours... sévissent toujours, avec autant de talent...
D'habitude il n'y a que des belges pour faire des choses comme ça... Allez, nos petits de Bourgogne....

Et puis on a aussi notre BERNARD LUBAT (lou Gascon) et Patrick Auzier, ces deux-là, côtoyés il y a bien longtemps entre Béarn et Landes, déménagent et démangent...
 

Deux de perdus... La fête continue...

Vic chesnutt, Lasha de Sela disparus, c'est une semaine chargée en émotions lourdes... Comme c'est pas notre habitude de sortir la planche à chialerie, même si y en a gros sur la patate, il en reste des artistes qui font toucher le ciel bleu... Ani Difranco, elle, est encore bien vivante... alors hommages aux morts et honneurs aux vivants... De la lignée des Moriarty, des Cat Power... du song, du sang, de l'âpre gris qu'on roule entre les doigts, du swing... Du vivant aussi...

 

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04.01.2010

Quand Vic Chesnutt fout le camp... Il nous reste Carla Bruni....

Décidément... c'est la série noire.... voir les hommages à ces deux-là sur le blog Ressacs il y a quelques mois...... bon Dieu que c'est rageant... On essayera de se consoler comme on pourra....

Sourions quand même au dérisoire de l'existence... il nous reste Carla Bruni...

 

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Ce qu'en dit le Carnet du Monde:

Né le 12 novembre 1964, à Jacksonville, en Floride, cet enfant adopté a grandi à Pike County, en Géorgie. Dans ce Sud profond, il se révèle un auteur-compositeur précoce. "Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours composé des chansons", se souvenait-il pour Le Monde, en 1995, "même quand je recevais une fessée, j'en inventais une". Accompagné d'une guitare sèche, ce musicien volontiers mélancolique et solitaire est marqué très tôt par le folk et le verbe de Bob Dylan et Leonard Cohen, les humeurs sombres de musiciens country comme Willie NelsonHank Williams ou Johnny Cash.

Il a 18 ans, après une soirée arrosée, un accident de la route le prive de l'usage de ses jambes. Loin de décourager sa vocation musicale, ce handicap précipite ses envies de quitter son Sud rural, pour la ville universitaire d'Athens. C'est là que Vic Chesnutt se consacrera à ses chansons et à la peinture. De sa chaise roulante, immergé dans la bohème locale, il se façonne un répertoire marqué par l'alcool et une ironie maniaco-dépressive. Seul ou avec un groupe, il écume les bars de la ville jusqu'à ce qu'un admirateur bouleverse son destin. En l'occurrence Michael Stipe, chanteur du groupe REM, star du rock alternatif, originaire lui-même d'Athens, qui en 1990, lui permet d'enregistrer son premier album, Little, puis un deuxième, West of Rome.

Sans jamais accéder à un large public, Vic Chesnutt, sa poésie cruelle, son humour noir et sa voix écorchée ont fini par séduire un important noyau de fans parmi lesquels beaucoup de critiques rock et d'artistes. En 1996, ces derniers lui rendront hommage dans une compilation, Sweet Relief II : Gravity of the Situation, enregistrée au profit des musiciens malades sans couverture sociale. Vic Chesnutt avouait d'ailleurs crouler lui-même sous les dettes en raison de frais médicaux entraînés par les nombreuses opérations qu'il avait subies. Cet album de reprises de ses morceaux comptait, entre autres, comme interprètes, REM, les Smashing Pumpkins, Garbage, Sparklehorse, Mary Margaret O'Hara et même Madonna.

En vingt ans, cet auteur-compositeur aura enregistré une quinzaine d'albums. Certains sont âpres et anguleux, d'autres témoignent d'un cafard plus lumineux et mélodique comme le formidable Is the Actor Happy ? (1995), souvent considéré comme son sommet artistique. Nombre de groupes et de musiciens de renom auront collaboré avec Vic Chesnutt, tels Lambchop, Elf Power, le guitariste de jazz Bill Frisell, ou récemment les Montréalais de The Silver Mt. Zion, pour l'album North Star Deserter, séduits comme d'autres par ce chanteur, grinçante incarnation de la vulnérabilité.

 

 

Ce qu'en dit  THIERRY COLJON

James Victor, dit Vic Chesnutt, est mort le jour de Noël, à l’âge de 45 ans. Il n’est jamais sorti du coma dans lequel l’avait plongé sa tentative de suicide. Il y a vingt ans, nous découvrions Little, le premier album de ce petit bonhomme doté d’un humour cinglant, voire désespéré.

Victime d’un accident de la route à l’âge de 18 ans, le natif d’Athens, Georgia, était resté paraplégique, se produisant sur scène dans une chaise roulante. On n’oubliera jamais ce concert au Printemps de Bourges qu’il n’a cessé de ponctuer par des « Jack Cheeraaack », tellement il fut amusé d’avoir serré la main du candidat président de la République. On le revit encore en première partie de Kristin Hersh à la Luna ou même au Travers, puis au Botanique.

Vic Chesnutt, c’était une voix et une plume, un véritable songwriter folk aux accents et fulgurances rock, chassant sa mélancolie à coup de grattes électriques. Ses deux premiers albums ont été produits par un ami proche : Michael Stipe de R.E.M., qui n’a jamais hésité à dire que Vic avait beaucoup influencé le groupe. En 1995, quand on rencontre Vic pour nous parler de son quatrième album Is the actor happy ?, il était dans tous ses états car il apprenait l’accident cérébral dont venait d’être victime son ami Bill Berry, le batteur de R.E.M. (à qui il avait d’ailleurs acheté sa maison). Mais Vic n’était pas l’ami que des Géorgiens. Même s’il n’a jamais vendu énormément d’albums aux Etats-Unis, l’Europe étant son principal marché, il avait bénéficié du plus bel hommage de ses pairs sur l’album philanthropique Sweet relief II : gravity of the situation, constitué uniquement de ses chansons reprises par R.E.M., Garbage, Smashing Pumpkins, Joe Henry, Cracker, Indigo Girls, Sparklehorse et… même Madonna.

« Je les connais tous, ce sont des amis. Tous sauf cette fille, comment elle s’appelle déjà ? Madonna ? », nous avait-il raconté à l’époque, amusé et fier à la fois. Car c’était un sacré lascar, le Vic. Dès le petit-déjeuner, il était déchaîné, bourré d’une énergie qu’on retrouvait sur scène et qui lui servait à dynamiter la plus désespérée des chansons, et d’histoires drôles qu’il racontait pour dédramatiser l’horreur de la vie. « J’étais soûl quand j’ai eu mon accident de voiture, nous avait-il raconté, mais ça ne m’a pas empêché de continuer à boire comme un trou. J’ai toujours bu, depuis que je suis gosse. L’alcool est une drogue horrible. Ivre, vous faites des choses regrettables, je suis bien placé pour le savoir. »

Vic n’a cessé d’enregistrer des disques. On retiendra surtout North Star deserter, enregistré en 2007 dans une chambre d’hôtel à Montréal. Il avait l’art de réaliser des chefs d’oeuvre en quelques jours. Il venait de publier l’album At the cut ainsi queSkitter On Take-Off réalisé avec Jonathan Richman. On l’a également vu dans le film Sling blade, avec Billy Bob Thornton, sur une musique de Daniel Lanois. Vic connaîtra certainement une gloire posthume tellement son oeuvre est riche de grandes chansons et de collaborations réussies avec Bob Mould, Kristin Hersh, Lambchop, Bill Frisell, Von Dyke Parks, etc.

Sa voix, ses plaintes déchirantes, sa science des arrangements et son amour immodéré pour l’alcool l’ont rapproché d’un Robert Wyatt qui a réussi, lui, à détruire ses démons. Vic nous a quittés et on ne rit plus.

 

Le blues est là... Quand Lasha s'en va....

 

LHASA DE SELA NOUS A QUITTE.

4 January 2010 par Jeff   Dans DECOUVERTENEWS

La transition 2009/2010 se fait décidément dans la douleur. Douleur de perdre des artistes de talents et trop méconnus. Après Vic Chesnutt, c’est au tour de Lhasa De Sela de s’en aller. Atteinte d’un cancer du sein, contre lequel elle menait un combat depuis 21mois, Lhasa a finit par lâcher prise et mourir.

Âgée de 37 ans, Lhasa De Sela avait séduit à nouveau avec un dernier album édité en 2009. C’était alors mis en place une tournée, malheureusement écourtée face à l’état de santé de la chanteuse. Une nouvelle fois, c’est bien trop tard, que beaucoup s’apercevront du talent immense de cette artiste. C’est dans ce genre de cas, que nous prenons conscience de l’importance de mettre en lumière d’artistes aussi riches et exclus d’un moule conformiste absurde.

Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Lhasa est tout simplement de se plonger dans son univers musical et plus généralement créatif. Fille d’une mère photographe et d’un père écrivain et professeur d’espagnol, elle a sillonné les Amériques et c’est très certainement de là, que lui vient sa richesse scénique. Une présence sur scène proche de celle d’une artiste de théâtre constamment habitée par ce qu’elle évoque. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Lhasa avait lancé son dernier album sobrement intituléLhasa au Théâtre Corona de Montréal.

Lhasa De Sela devrait être inhumée à Montréal, une ville métissée, à l’image de la chanteuse. 97ruedurock, vous propose de découvrir Lhasa à travers plusieurs extraits de ses différents albums

 

 

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03.01.2010

Encore du cash Flow.....

entre Fréhel et Berthe Sylva... pour les ancêtres... pour les plus jeunes: les garçons bouchers, Berrurier... la Tordue... etc... Un succès sûrement au coin de la rue...

29.12.2009

Cash Flow

 
Entre Fréhel, Berthe sylva, et Piaf.....

15.12.2009

Maison à 10.000 dollars....

Cette maison est à vendre 10.000 dollars US sur ce site....

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http://www.cheapforeclosurehomes.com/nv-003/las-vegas.html

Profitez en avant que les affaires ne reprennent.....

Les affaires reprennent.....

Avec le sourire de la crémière...

09.12.2009

Made in Chinatown....

 

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02.12.2009

Babylo-pyrénéen ou la multiplication des identités...

Une journée dans la vie du maire de Bessonville

Ceci est un simple conte. Réveillé avec un large sourire, le maire de Bessonville est très honoré de l'invitation du préfet pour débattre de l'Identité nationale. Il a des choses à dire, lui. Pas un vendu comme beaucoup d'autres !

Il se jette sous la douche mais le chauffe-eau ne marche plus ; obligé de se laver à l'eau froide. Un café vite avalé, il appelle le plombier qui lui répond : « Pas de souci, je vous envoie Hamid. »

L'élu fronce les sourcils et demande s'il n'y a pas un français. Et l'artisan répond : « Désolé je n'ai que Hamid de disponible ce matin… Sinon, Eric mais ça ne sera qu'après-demain. » Le maire n'est pas à un jour près, de plus l'eau froide n'a jamais tué personne. Ca lui rappellera le régiment.

Sur l'autoroute, sa voiture se met à fumer et l'oblige à se garer sur l'aire d'arrêt d'urgence. Il téléphone au dépanneur et, en attendant, appelle le secrétariat de la préfecture pour signaler son retard. C'est un homme toujours ponctuel.

Enfin un Français ! 

Peu après, la dépanneuse se gare. Le maire satisfait de la rapidité mais blémit à la vue du noir en salopette de travail qui lui tend la main. Il refuse de la lui serrer, sans doute à cause du cambouis. Pas envie d'arriver dégueulasse à la préfecture. Professionnel, le dépanneur ouvre le capot et diagnostique une bielle coulée ; il doit tracter le véhicule jusqu'au garage.

Pendant ce temps là, l'élu du peuple français rappelle la préfecture pour s'excuser à nouveau de son retard. La voiture installée sur la plate-forme, le dépanneur propose au maire déjà très en retard de le déposer à son rendez-vous avant de se rendre au garage. L'édile refuse d'un geste agacé et pianote sur son mobile.

Enfin un Français, soupire-t-il rassuré en montant dans le taxi.

Dénouant sa cravate, il commence à parler :

« Vous vous rendez compte cher Monsieur, ils sont dix millions dans notre pays… dix millions qu'on paye à rien foutre. Des bons à rien qui saccagent nos villes. Ils ont raison les Suisses de voter contre ces putains de minarets. Bientôt on sera obligé de porter la gandoura et de voiler nos femmes. Ils nous volent même le prix Goncourt. Moi, si c'était moi, je les foutrais tous à la baille. »


Le chauffeur de taxi freine d'un coup sec.

- Vous pouvez descendre s'il vous plait, demande-t-il .

L'élu, décontenancé, lâche :

- Mais… mais….

Le chauffeur sort et ouvre la portière à l'arrière :

-Leroy Rachid pour ne pas vous servir.

Avec une demi-heure de retard, le maire arrive dégoulinant de sueur devant l'immeuble de la préfecture. Sans un regard aux mots « Liberté, égalité, fraternité » inscrits dans la pierre de taille au dessus de l'entrée, il franchit le porche. Bien décidé à défendre vaille que vaille l'honneur de l'identité nationale !

Le garde républicain, un petit noir rondouillard, lui demande de décliner son identité.

- L'invitation ne vous suffit pas ?

-Non, il faut aussi une pièce d'identité.

Soudain, le maire se rend compte qu'il a oublié sa sacoche dans sa voiture. Il explique la situation au garde républicain qui refuse de le laisser entrer sans une pièce d'identité. L'élu se met en colère et le garde républicain finit par appeler son supérieur. La secrétaire du préfet descend et règle le problème.

Nouvel accident

Très en verve et remonté, l'élu de Bessonville reprend ce qu'il a dit - d'une manière plus policé - au chauffeur de taxi. Ses alliés politiques, certains gênés, acquiescent avec des hochements de tête discrets. Puis la parole est donné à un autre élu choqué par ce qu'il vient d'entendre. Les débats terminés, le préfet invite tous le monde à venir partager un apéritif républicain.

Un verre à la main, le maire de Bessonville s'approche d'un vieil homme bardé de décorations et dit :

- Ca fait du bien de se retrouver entre bons français. Mais on les aura et… On s'occupera aussi des violeurs d'enfants. Faudra remettre la peine de mort ! Si je le tenais ce Badinter…

Il baisse le ton pour ajouter :

- Eux sont plus difficiles à repérer car ils n'ont pas de minarets. Tous à la télé, ils ont le bras long mais… on finira par le couper.

Le vieillard relève sa manche et dévoile un numéro tatoué sur son poignet :

- Jacques Lévy, déporté et résistant.

Le maire de Bessonville, victime d'un malaise après la gifle de Jacques Lévy, a dû être hospitalisé d'urgence. Selon son épouse jointe il y a une heure, son époux se trouve actuellement entre les mains du meilleur chirurgien de la région : « Malika Abdala ».

Espérons que l'élu retrouvera ses esprits et bien entendu sa pièce d'identité.

Merci à Luis Régo et « le tribunal des flagrants délires » sans qui ce petit texte n'aurait pu voir le jour.


27.11.2009

l'adieu aux larmes, etc....

Derrière Camus, l'adieu au livre au ministère de la Culture

A la Foire du Livre de Francfort le 14 octobre (Johannes Eisele/Reuters)

D'une main, le président de la République veut déterrer Albert Camus pour le panthéoniser et, de l'autre, il enterre le livre et la lecture en France. Effectivement, un décret daté du 15 novembre supprime carrément le poste de directeur du livre et de la lecture au ministère de la Culture pour le transformer en directeur général des médias et des industries culturelles.

 

L'effet Camus n'est donc qu'une manœuvre du prestidigitateur de l'Elysée pour camoufler la casse annoncée du livre en France. Bien joué ! Un beau leurre médiatique, sans compter les éructations nauséabondes de Eric Raoult jaloux de ne pas passer à la postérité comme Marie N'Diaye.

Très peu d'échos de cette suppression dans la presse, à part François Bon et l'excellente initiative - salutaire provocation au débat public -malheureusement pas du tout suivie de Lalie Walker et Francis Mizio.

Les fossoyeurs du livre ont-ils gagné la guerre ou juste une bataille ?

Le livre avait déjà beaucoup de mal à résister à la conjoncture économique et à notre époque de l'image. Et pour l'aider, notre ministre de la Culture, auteur lui-même et neveu d'un passionné de littérature, n'a pas trouvé mieux que de supprimer la direction qui lui était consacrée. Une page se tourne, peut-être la dernière.

Très mauvais horizon pour les auteurs, lecteurs, libraires, bibliothécaires, critiques, éditeurs, traducteurs… sur une planète éditoriale qui n'était déjà pas au beau fixe. Après la Poste, l'Education nationale, le secteur de la Santé, la série noire continue au pays de Voltaire.

Mais, cette fois, la casse de la lecture et du livre risque de passer complètement inaperçue. Une manif de bibliothécaires, auteurs, libraires, éditeurs, journalistes, attachées de presse, sera sans aucun doute moins efficace qu'une prise de bitume par des cheminots, pompiers, enseignants.

La marge de manœuvre est aussi étroite que l'esprit des technocrates ayant eu cette belle idée. Ont-ils lu dans leurs livres d'Histoire que les dictateurs adoraient au dessert les livres flambés ? Bien sûr, j'exagère et cette suppression n'a rien à voir avec la période sombre du pays de René Char. Cela dit, attention à la crise de foie démocratique.

Frédéric Mitterrand n'en parlera pas à Montreuil

Dix jours après ce décret s'ouvre le salon international du livre Jeunesse à Montreuil. Frédéric Mitterrand quittera son quartier de la place Valois pour aller l'inaugurer. Quel sera le contenu de son discours d'ouverture ? Fera-t-il allusion à la grande décision prise récemment ?

Pas du tout. Il évoquera le rayonnement de la littérature jeunesse et saluera le travail réalisé par tous les acteurs de la chaîne du livre sans qui cette manifestation ne pourrait se tenir :

« La vitrine de notre pays qui s'est toujours battu pour la création littéraire. Blabla…. Merci à untel, merci à une telle… »

 

Et, cornaqué par une poignée de collaborateurs, il ira serrer les mains qu'on lui désignera et retraversera la Seine. Sur le chemin du retour, il relira « Martin Eden » de Jack London et trouvera formidable la trajectoire de cet auteur né sans livres. Espérons que le décret du 15 novembre ne vienne pas perturber sa lecture.

A quand le dernier livre publié, les librairies transformées en bars branchés, les bibliothèques en horlogeries de luxe, les maison d'édition en boîte de nuit… Autres temps, autres mœurs. Mais pas de panique, nous pourrons regarder en boucle les œuvres de Dany Boon et, pour changer de registre, celles de Jean-Marie Bigard. Peut-être aurons-nous droit aux oeuvres complètes de Guaino ?

Albert Camus écrivait « Je fus placé à mi-distance de la misère et du soleil ». Aujourd'hui, on aurait plutôt tendance à écrire : « Nous survivons entre casse sociale et inculture bling bling“'.

PS : Cher Ministre de la Culture-sans-livres, jetez un p'tit coup d'œil gauche de l'entrée du salon du livre Jeunesse et vous découvrirez un ‘magnifique'’ camp de Roms à ciel ouvert dans la carcasse d'une usine. Cette vision vous rappelera-t-elle la lecture de Panait Istrati ?

26.11.2009

C'est à cause de la vache que vous ne dormez guère....

Drôle, voire jubilatoire...

Et bon appétit....

 

Copier cloner | Copy and clone from louis rigaud on Vimeo.