23/01/2013
Maurice Lode Le peintre du pont des Arts
Maurice ou Michel, peu importe c'est son prénom... Je dis Maurice, parce que c'est Maurice qu'à l'époque il s'appelait. Il avait ses quartiers du coté de St Michel. Il vendait déjà sur le pavé avec le statut de colporteur... Un statut qui remontait à l'époque de la diffusion des journaux et des imprimés dans la rue. Il vendait "ses images à lui", commme il disait... Ses peintures. Le statut de colporteur n'existe plus. Celui de peintre de rue n'a pas encore été reconnu par le ministère de la culture populaire... La culture ça ne peut pas être populaire...
Un policier plus policier que les autres lui a collé des amendes. Deux la même semaine par excés de zèle, pour bien montrer son autorité, parce qu'il n'aime pas sa peinture, peut-être... Vente sur la voie publique sans autorisation. On a le droit de peindre des tableaux sur la voie publique, mais pas de vendre, même quand on fait cela depuis des années et qu'un artiste qui peint dans la rue c'est d'abord un artiste. Mais la loi, surtout quand on veut la rendre inhumaine, c'est la loi. Et la loi est dure plus encore pour les faibles que pour les autres.
Je lui ai acheté plusieurs de ses toiles, pour moi, pour offrir. Quitte à faire des cadeaux autant aider un artiste. D'autant plus un artiste de la rue. Maurice peint. Il est peintre. Il vit de sa peinture. Il vit pour peindre. C'est sa victoire à lui. Humble parmi les humbles.



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