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<title>Ressacs - de_la_poesie_au_quotidien</title>
<description>Quand le rire demeure un rempart contre la tyrannie...</description>
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<title>Welcome........</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2009/09/12/welcome.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 17:23:47 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Un couple de Chinois menacé d'expulsion est incité à laisser ses enfants en France&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; LE MONDE | 12.09.09 | 15h00 • Mis à jour le 12.09.09 | 15h00&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/12/un-couple-de-chinois-menace-d-expulsion-est-incite-a-laisser-ses-enfants-en-france_1239541_3224.html&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'administration aurait-elle trouvé un nouveau moyen pour réussir à expulser des parents en situation irrégulière ? Le 1er septembre, Yu Hua Tang et Ping Zhou, un couple de restaurateurs chinois installés à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), parents de deux enfants nés en France, se sont vu expliquer les démarches à entreprendre pour engager une procédure de délégation parentale avant d'être expulsés.&lt;br /&gt; Arrivés en France en 1999 pour Yu Hua Tang et en 2003 pour Ping Zhou, ils se sont mariés en 2005 et ont deux enfants, de 4 ans et 10 mois. Restaurateurs ayant pignon sur rue à Clermont-Ferrand, ils ne sont plus en situation régulière : en 2008, la demande de renouvellement de carte de séjour de Ping a été refusée. Toutes les demandes d'asile de son mari ont été rejetées. En février, la préfecture leur a signifié une mesure d'expulsion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet été, l'étau s'est resserré sur la famille Tang-Zhou. Interpellée le 19 août, elle a été conduite au centre de rétention de Rouen (Seine-Maritime). Elle n'a pu cependant être expulsée car Clément, le plus jeune enfant, n'a pas de passeport chinois et la Chine ne veut pas de lui. Le tribunal d'instance a alors assigné la famille à résidence jusqu'au 5 septembre, le temps de régulariser la situation de l'enfant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais, le 1er septembre, deux agents de la police aux frontières se sont présentés à la porte de leur restaurant pour notifier au couple qu'ils devaient embarquer le lendemain soir sur un vol Paris-Pékin. Avec... ou sans leurs enfants. Les fonctionnaires de police leur ont remis un document, qu'ils ont dû signer, intitulé : &quot;La délégation d'autorité parentale pour des parents en situation irrégulière&quot;. Ce document les informait des modalités de la procédure, qui implique la saisine d'un juge aux affaires familiales. &quot;La police leur a dit : vous signez ça et vous pourrez demander un visa pour revenir en France&quot;, raconte Marie Guillermet, militante de la Ligue des droits de l'homme (LDH), qui a assisté à la scène. Tentative de pression ? Le soir même, Yu Hua Tang et Ping Zhou partaient se cacher dans une famille clermontoise avec le soutien du Réseau éducation sans frontières (RESF).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contactée, la préfecture d'Auvergne renvoie la responsabilité de l'initiative sur le consulat de Chine. &quot;Ce n'est pas nous qui sommes à l'origine de cette absurdité&quot;, affirme le préfet de région, Patrick Stefanini, qui fut secrétaire général du ministère de l'immigration quand celui-ci était occupé par Brice Hortefeux. &quot;Quand ils ont été interpellés au mois d'août, ils ont été présentés au consulat de Chine à Paris. A cette occasion, il semble que le père de famille ait fait part de son intention de partir en laissant un enfant en France&quot;, ajoute M. Stefanini. La mère, Ping Zhou, dément pourtant qu'une telle demande ait été faite. &quot;Au consulat, nous avons expliqué que si nous revenions en Chine, nous aurions du mal à élever nos enfants parce nous n'aurions pas d'argent et pas de situation, raconte-t-elle. Mais nous n'avons jamais demandé à abandonner nos enfants.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; INTÉGRATION&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n'en reste pas moins que la question de la délégation d'autorité parentale a bien été posée. &quot;C'est le consulat de Chine qui nous a fait l'obligation d'informer les parents sur cette procédure pour que nous puissions obtenir les documents de voyage pour la famille et les visas pour les policiers accompagnateurs&quot;, se défend M. Stefanini, qui admet toutefois que cette procédure est &quot;assez inédite&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alertée par le réseau RESF, la défenseure des enfants, Dominique Versini, ne cache pas sa stupéfaction, d'autant que la procédure de délégation parentale est &quot;très exceptionnelle&quot;. &quot;Sauf situation de maltraitance, on ne sépare jamais un enfant de sa famille !, s'exclame-t-elle. Inciter des parents à se défaire de leur autorité parentale, à abandonner leurs enfants, c'est totalement contraire à l'éthique, au droit de l'enfant, au droit français.&quot; Mme Versini a saisi début septembre le préfet d'Auvergne, mais n'a reçu aucune réponse à cette date. Elle a également saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) sur le fait que deux policiers se sont présentés au domicile du couple pour remettre un tel document.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Clermont-Ferrand, au-delà du réseau RESF, Serge Godard, le maire socialiste, et de nombreux élus de gauche, du MoDem et du Nouveau Centre, ont demandé au préfet de régulariser la famille, dont ils saluent l'intégration. Jeudi 10 septembre, M. Stefanini leur a opposé un refus catégorique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Laetitia Van Eeckhout et Manuel Armand (à Clermont-Ferrand)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Article paru dans l'édition du 13.09.09.&lt;/p&gt;
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<title>Du grain à Mouloud</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2009/05/25/du-grain-a-mouloud.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Mon, 25 May 2009 19:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;Egalité républicaine : un Mc Do, une Sciences-po&lt;br /&gt; Par Mouloud Akkouche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt; De passage à Paris, j'ai vécu une dizaine de jours dans un studio du VIIe arrondissement. Riverain éphémère, je me suis promené dans le quartier. En passant devant le collège Stanislas, les lycée Montaigne et Henri-IV, Sciences-Po, j'ai regardé ces jeunes gens en me disant : celui-ci sera juge, l'autre avocat, éditeur, cinéaste, journaliste, militant de l'ultragauche…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette belle jeunesse -plutôt uniforme- sous le soleil parisien était sympathique. Très joyeuse. Leur apparente désinvolture me fit penser à celle de mes gosses et à ceux de mes amis. Choisir sa vie est quand même le plus beau cadeau que nous puissions offrir à notre progéniture. Et je suis intimement persuadé que beaucoup de parents sont habités par ce rêve.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;A Montreuil, un mélange de surface&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Une demi-heure après, je me retrouvais à Montreuil : ma ville natale. A la sortie du métro, cette commune prisée par les agents immobiliers pour ses lofts offre un semblant de métissage social. Je dis semblant car un grand nombre d'enfants de bobos ne fréquente pas les écoles communales de leur secteur ; plutôt celles des villes plus nanties comme Saint-Mandé et Vincennes ou des établissements du type Montessori ou Decroly. Mais, quoi qu'on puisse penser, le centre-ville bénéficie d'un véritable foisonnement culturel ou le coude du plombier côtoie celui de l'artiste peintre. Comme disait Antoine Blondin : avec deux Whiskies, il fait beau partout. Et les différences fondent au moins jusqu'à la fermeture du bar….&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Poussé par un irrépressible accès de nostalgie, je décidais de grimper dans le Haut-Montreuil -si haut que les habitants n'auront pas le droit comme les autres au Vélib. Ce quartier pas desservi par le métro où je fus écolier semblait étrangement détaché du reste de la ville, du pays. Comme dans les écoles des VIe et VIIe arrondissement de la capitale, les élèves se ressemblaient tous : uniformes eux aussi. Certes pas le même genre d'uniformité. Différents de beaucoup de jeunes montreuillois deux kilomètres plus bas, et à des années lumière du collège Stanislas. Un seul point commun à tous ces jeunes : leurs âges. Et l'énergie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que dire ? Que penser ? Le sujet ayant tellement été traité qu'il en devient presque vidé de sens, juste du grain à moudre pour les sociologues. Pourtant, debout devant mon collège, je ne pus m'empêcher de penser à la putain de difficulté de se frayer un chemin à travers ce labyrinthe de misère pour choisir sa vie. Juste autorisé à choisir sa survie. Comment continuer de croire que ces gosses appartiennent à la même trinité républicaine : liberté, égalité, fraternité. Dans certains quartiers, elle pourrait être rebaptisée : loyers impayés, électricité coupée, fin de droits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;Exporter Paris en banlieue ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt; De retour à Paris, je passais en pleine nuit boulevard Saint-Germain. Près de la rue Saint-Guillaume, je me remémorais l'initiative du patron de Sciences-Po : proposer à des enfants issus de banlieue « défavorisées » un cursus scolaire dans son prestigieux établissement. Une espèce de Mercato de la matière grise dans les périphéries. Même si je trouve son initiative totalement inopérante, force est de lui reconnaître le mérite de la proposition. Contrairement à lui, je n'ai pas la moindre amorce de solutions : juste des interrogations. Et beaucoup de contradictions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais tout de même étrange que ce responsable, sans doute très cultivé et humaniste, n'ait pas pensé à franchiser Sciences-Po dans ces contrées lointaines de France… A croire qu'il est persuadé que tout est foutu d'avance et, contraint et forcé par une dérive inévitable du système scolaire, accorde à quelques-uns la possibilité de quitter le navire pendant le naufrage. Et laisse les autres -moins compétitifs- se noyer. Pourquoi pas offrir au moins les mêmes chances éducatives à tous et sur tout le territoire ? Un Mc Do, une Siences-Po ? Bref, des jeunes séparés par quelques stations de métro « évoluent » dans le même pays, pas dans le même monde. Et on voudrait qu'ils sachent tous se tenir dans le monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La nuit suivante, accompagné d'un copain d'enfance aujourd'hui sans papiers, nous nous sommes arrêtés à « l'Old Navy », un bar de nuit. Sirotant une mousse, nous évoquions cette période où, descendus des hauteurs de Montreuil, nous nous accordions des haltes dans ce bistrot pour parler de littérature et peinture, avant de retourner à pieds ou en bus de nuit chez nos parents. Belle époque où les mains ne s'accrochaient pas sur les poitrines mais se serraient…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;Dans les beaux quartiers, la force (de l'ordre) tranquille&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Puis, après avoir essoré ensemble le passé, ce copain décida de me raccompagner dans mon antre provisoire. Près d'un ministère, son visage se crispa. Habitué aux nombreux contrôles d'identités à Montreuil où il réside toujours, il voulait s'échapper par la première rue à droite. Pourtant très proches et complices depuis longtemps (le premier à me faire lire Rilke), l'un et l'autre constations d'un seul coup que la ville lumière, si souvent arpentée et aimée à la folie, n'était plus du tout la même pour nous deux. Chacun d'un côté d'une frontière administrative, séparés par l'absence d'un rectangle de plastique dans sa poche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour éviter d'attirer l'attention de la maréchaussée, nous restâmes sur le même trottoir de la rue de Babylone en devisant de poésie… comme avant Hortefeux et Besson. Occupés à monter la garde dans leur véhicule, les flics, après un bref regard sur les deux passants, continuèrent eux aussi leur conversation. Plus loin, il me sourit et lâcha : « Moralité : vaut mieux être sans-papiers dans les beaux quartiers. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais aussi écolier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;texte publié pour la première fois par Rue 89&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'courier new', courier;&quot;&gt;Ndlr: l'ami Mouloud m'a signalé son texte et c'est parce que je le trouve bien écrit et surtout témoignant parfaitement de la trajectoire de deux copains qui furent proches et qui sont maintenant séparés par une barrière administrative infranchissable que j'ai décidé de le repasser...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Front de libération du colibri</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 07:51:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/00/1073010492.jpg&quot; id=&quot;media-1520529&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;colibri.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Si comme moi vous êtes sensible au charme utopique du colibri, faites le savoir autour de vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;414&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k778wU48xksNUPOz2L&amp;related=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k778wU48xksNUPOz2L&amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;414&quot; allowFullScreen=&quot;true&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x76ap3_aupetitcolibri_webcam&quot;&gt;Au_petit_colibri&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/marcantoinedeprat&quot;&gt;marcantoinedeprat&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
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<title>la petite renarde rusée....</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 00:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/00/712731530.jpg&quot; id=&quot;media-1397128&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;illustration-renarde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Résumé&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;La Renarde, qui retient l’attention de chacun dans la forêt, finit par se faire attraper par le Garde-chasse. Mais sa captivité est de courte durée ; elle parvient, après avoir égorgé les poules du Garde-chasse, à s’enfuir, au grand désarroi de celui-ci. De retour dans la forêt, elle séduit un renard et fonde un foyer avec lui. Mais la renarde n’est pas faite pour mener une vie paisible : Harašta, venu braconner, la tue, presque par mégarde. Le Garde-chasse est dépité : ce n’est pas lui qui a obtenu la peau de la renarde, dont il voulait faire un manchon pour sa femme. Il retourne dans la clairière où il avait rencontré en premier lieu la renarde, et croit rencontrer une jeune renarde. Mais il est victime de son désir, qui le berce d’illusions : ce n’est qu’une grenouille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de l’œuvre La Petite Renarde rusée est inspirée à Janácek par une série de bandes dessinées parues dans un quotidien de Brno, le Livode noviny. Comme le rédacteur en chef de ce journal dispose d’espace, il persuade Rudolf Tesnohlidek de rédiger des textes susceptibles d’accompagner une série de caricatures découvertes à Prague, exploitant le thème de la chasse. C’est ainsi qu’en 1920, parait en livraisons régulières La Petite Renarde à l’oreille fine, qui suscite immédiatement l’enthousiasme de Janácek. Cette œuvre ne saurait se prêter à une approche strictement rationnelle ou analytique. &lt;br /&gt;Elle n’est pas le produit de la rencontre de deux grands génies dramatiques (tel Verdi et Schiller, ou Mozart et Beaumarchais), mais simplement le fruit de la lecture régulière d’un quotidien. Cette œuvre provient de l’intérêt d’un compositeur qui aspirait à « chanter la majesté des montagnes, la douceur de la pluie tiède, le froid cuisant des glaces, les fleurs des champs et les étendues enneigées […] le chant d’amour des oiseaux et les cris perçants des rapaces […] et le bourdonnement assourdissant des milliers d’insectes … » &lt;br /&gt;Les animaux ne sont que mouvement. Et ce n’est que grâce au mouvement, grâce à la musique, que l’on peut capter quelque chose de l’esprit de la forêt. Cet opéra constitue donc un véritable défi, en matière de scénographie notamment. Il requiert de la part des animaux une danse, un chant, animés de toute la sauvagerie, la violence mais aussi de tout l’humour dont ils sont capables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre à l’Opéra national de Paris On a longtemps considéré qu’il était impossible de mettre en scène cet opéra où se côtoient des hommes et des animaux ; d’ailleurs, de nombreuses tentatives ont échoué. Mais en 1956, au Komische Oper de Berlin, les intentions de Janácek se sont trouvées pleinement réalisées dans la production merveilleuse de Walter Felsenstein qui a su associer d’une façon étonnante le réalisme et la musicalité. La représentation à Paris de ce spectacle, un an après sa création à Berlin, fut une révélation pour ceux qui ont pu y assister et l’œuvre fut donnée plus de 120 fois dans les quatre années qui ont suivi, sans rien perdre de la qualité étonnante des premières représentations. La Petite Renarde rusée entre enfin au répertoire de l’Opéra national de Paris pour la saison 2008-2009 dans une mise en scène d’André Engel, sous la direction de Dennis Russell Davies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ARGUMENT ACTE I Dans la forêt, l’été, des animaux et des insectes vaquent tranquillement à leurs occupations. Un Blaireau fume une pipe ; une Libellule bleue danse avec grâce… L’arrivée du Garde-chasse trouble ce petit monde : le Garde, fatigué, choisit un coin pour s’allonger et faire sa sieste. A peine est-il endormi que le ballet des habitants reprend de plus belle. Le Grillon et la Sauterelle font un petit concert. Une Grenouille essaie d’attraper un Moustique, sous l’œil intéressé d’une Renarde. Mais la Grenouille fait un bond malencontreux et se retrouve sur le nez du Garde, qu’elle réveille. Celui-ci, en ouvrant les yeux, aperçoit la jolie Renarde. Il réussit finalement à l’attraper et rentre chez lui, la Renarde sous le bras. La Libellule bleue pleure son amie perdue. A l’automne, dans la cour de la maison du Garde-chasse, la femme du Garde verse un peu de lait dans une soucoupe pour le Chien et la Renarde qu’elle et son mari veulent élever pour leur fils. Mais la Renarde est triste. Le Chien essaie de lui expliquer qu’il faut se résigner, avant de lui faire des avances pressantes, qu’elle repousse. Il lui faut ensuite subir les agaceries du fils du Garde qui, avec un de ses camarades, vient la taquiner. Elle essaie de mordre les enfants ; la réaction ne se fait pas attendre : le Garde l’attache et la pauvre Renarde reste seule. La nuit tombe alors, la Renarde s’endort et rêve bientôt qu’elle se transforme en une belle jeune fille… Mais quand le jour se lève, elle est toujours Renarde. La femme du Garde, levée à l’aube, jette un peu de nourriture aux poules qui caquettent fièrement. Mais la Renarde attire alors leur attention en entamant une grande diatribe révolutionnaire, prêchant pour une nouvelle conception du monde qui ne devrait plus être dominé par les hommes et les coqs. Les poules demeurent insensibles à cet appel à la révolte et la Renarde, écœurée, se creuse une tombe et déclare qu’elle préfère s’enterrer vivante… Les poules s’approchent alors, et la Renarde bondit et les égorge les unes après les autres. La femme du Garde-chasse a beau sortir de la ferme en criant, le mal est fait. Néanmoins, la Renarde a compris ce qu’elle risque : elle brise son attache et s’enfuit vers la forêt. &lt;br /&gt;ACTE II Revenue dans la forêt, la Renarde, sous l’œil amusé des autres animaux, se moque du Blaireau. Excédé, il quitte son terrier dont prend alors possession la Renarde. Pendant ce temps, à l’auberge du village, le Garde-chasse joue aux cartes avec l’Instituteur en compagnie du Curé. Le Garde se moque de l’Instituteur en raillant la maladresse avec laquelle il fait la cour à sa bien-aimée. Mais celui-ci lui évoque les « exploits » de la Renarde enfuie. Le Curé, lui, se divertit fort avec une citation latine qu’il estime bien à propos. La boisson échauffe toutes les têtes. L’Aubergiste conseille au Curé de quitter l’auberge pour éviter le scandale et promet de raconter un jour en détails l’histoire de la Renarde. Mais le Garde se fâche et quitte l’auberge de méchante humeur. Dans le bois, la nuit, l’Instituteur, ivre, avance en chancelant et en s’apitoyant sur lui-même et sur ses faiblesses. La Renarde passe sa tête derrière une fleur de tournesol et l’Instituteur, comme illuminé, croit voir la gitane Terinka, une de ses anciennes amours. S’élançant vers ce mirage, il trébuche et se retrouve à terre. Le Curé, qui emprunte la route à son tour, aperçoit la Renarde et la confond aussi avec Terinka qu’il a également aimée quand il était étudiant, à tel point même qu’on l’a accusé, injustement, d’avoir été responsable de la grossesse de la jeune fille. Mais l’arrivée du Garde met un terme aux réflexions du Curé, qui tombe dans les bras de l’Instituteur. Les deux hommes sont effrayés par le Garde et craignent qu’il ne leur tire dessus. Le Garde a beau grommeler que c’est seulement sur la Renarde qui se faufile dans les bois qu’il tire, les deux hommes ne sont guère rassurés. La Renarde rencontre un Renard, très beau, et lui raconte l’histoire, arrangée, de sa vie. Le Renard offre à sa belle un lapin qu’il a tué. Les renards s’embrassent et filent le parfait amour. Quand la Renarde emmène son Renard dans la tanière, les commérages vont bon train parmi les animaux de la forêt. Peu après, la Renarde annonce au Renard qu’elle va être mère. On envoie quérir un prêtre, le Pivert, qui marie les amants et toute la forêt applaudit ces noces. &lt;br /&gt;ACTE III C’est l’automne. La forêt est tranquille. Harašta, avec son panier de colporteur sur le dos, s’y avance dans l’intention de braconner. Il avise justement un lièvre mort, tué par un renard et s’apprête à le ramasser, quand il se retrouve nez à nez avec le Garde. Celui-ci le salue ironiquement : aime-t-il sa vie solitaire ? Harašta lui fait savoir qu’il se méprend, puisqu’il va épouser Terinka. Le Garde est comme foudroyé à l’annonce de cette nouvelle. Il pose simplement un piège à renard près du lièvre mort et s’éloigne, abattu. Les enfants de la Renarde dansent joyeusement autour de ce piège posé maladroitement, sous les regards de leurs parents. Mais retentit au loin le chant de Harašta. Tout le monde décampe – sauf la Renarde qui s’amuse à attirer l’attention du braconnier en boitant et dansant avec entrain, jusqu’à ce qu’il trébuche et s’arrache la peau du nez. Alors qu’il se relève, il voit les renards faire « patte basse » sur les poulets de son panier. Il se précipite sur son fusil, tire au hasard et tue la Renarde. Dans le jardin de l’auberge, le Garde boit une bière avec l’Instituteur et lui raconte que la tanière des renards est abandonnée et qu’il n’arrivera jamais à se procurer le manchon promis à sa femme. L’Instituteur rappelle avec émotion que Terinka doit se marier aujourd’hui. La femme de l’aubergiste déplore que ce soit Terinka qui hérite du manchon. Il y a de la mélancolie dans l’air. Le Garde sent le poids des ans et décide de rentrer chez lui, par la forêt. Dans la clairière où il avait attrapé la Renarde, le Garde s’attarde un peu, le cœur plein de nostalgie. Il songe à l’éternel recommencement de la vie dans la forêt. Allongé sur le sol, s’enfonçant dans sa rêverie, il s’endort pendant que tous les animaux s’approchent – jusqu’à ce qu’il se réveille et aperçoive, à la place de la Renarde d’autrefois, une toute petite renarde. Il essaie de l’attraper en se promettant de l’élever mieux que sa mère, mais sa main se referme sur une grenouille. La boucle est bouclée. Le Garde, songeur, laisse glisser son fusil par terre.&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/02/2064621902.jpg&quot; id=&quot;media-1397130&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;PetiteRenarde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La Petite Renarde rusée en version intégrale sur WWW.OPERADEPARIS.FR&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.operadeparis.fr/Accueil/Actualite.asp?id=726&quot;&gt; en cliquant ici &lt;/a&gt;
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<title>René Barde</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2008/06/14/rene-barde.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 08:41:00 +0200</pubDate>
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Aux dernières nouvelles l'ouvrage &lt;b&gt;La soupe à la chaussette&lt;/b&gt;de René barde sera disponible en librairie dans une semaine ou deux au plus...&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/02/1931334365.jpg&quot; id=&quot;media-1262237&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Couv Barde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;H2&gt;Mon travail? le destin, la providence en décideront: l'arbre ne vend pas ses fruits.&lt;/h2&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/02/971345692.jpg&quot; id=&quot;media-1071177&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;rene62w.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que je vous raconte cette histoire...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Bédé Malnuit, -illustratrice des ouvrages de Jacques Salomé- épouse de feu Michel Malnuit- et complice de trente ans, alors que nous étions en pleine préparation de la rétrospective de Malnuit à St Marcellin et de la publication des &quot;Crobards&quot; à paraître de façon officielle en juillet à l'Arganier ( un premier avant tirage a été effectué pour la rétrospective et le cercle des collectionneurs de Malnuit ), dont la diffusion sera assurée en librairie par Pollen, me donna une adresse de blog où je me suis rendu... J'ai commencé à lire, deux ou trois post. Curieux je suis revenu à cette adresse, pensez donc, un tel style ne laisse pas indifférent... J'ai recommencé encore et encore à lire... Puis j'ai copié collé dans un dossier dans l'ordre croissant pour lire le manuscrit en entier. Je suis parti en vacances à Noël. Le manuscrit lu, j'ai aussitôt écrit à Bernard Collet le légataire universel de René Barde. &lt;br /&gt;dont voici le contenu:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de terminer la lecture du texte de René Barde.&lt;br /&gt;J’en sors bouleversé, de ce bouleversement que seuls procurent les grands textes. Barde appartient à ce peuple des anges de la nuit qui dans l’apprentissage de la douleur de vivre frottent leurs âmes à la noirceur de l’existence, et malgré cela une immense clarté se dégage de leur oeuvre. Je pense à des poètes contemporains malheureusement disparus trop jeunes, comme Thierry Metz, bien plus qu’à Christian Bobin... &lt;br /&gt;J’ai lu crayon à la main  prêt à couper dans le texte à la moindre imperfection. Hormis quelques coquilles de frappe ça et là, aucune fausse note ne vient nuire à la symphonie du texte, depuis les descriptions naturalistes de la ferme d’un cruel réalisme jusqu’aux fureurs de ses crises mystiques, aucune phrase n’est en trop, à peine s'il ne faut pas changer une seule virgule à ce texte...&lt;br /&gt;Quelle immense leçon de ténèbres et de soleil brûlant. Pas de faire valoir, pas de flagornerie, aucun branle de l’âme du lecteur, aucune grandiloquence jusque dans la description de sa misère choisie. Il plonge sans cesse dans les gouffres de douleur qu’il creuse avec enchantement au fond de lui-même.&lt;br /&gt;Dire que j’ai été dérouté par ce manuscrit de Barde est peu. Je n’ai pu m’empêcher de penser au bouleversement salutaire que m’avait alors provoqué, jeune adulte, le style de « Voyage au bout de la nuit »... Et aussi la lecture d’Antonin Artaud. Ce mysticisme ouvre sur des paysages intérieurs si immenses.&lt;br /&gt;Le titre qui me vient en tête immédiatement c’est : « On charriait le foin le matin où je suis né »... qui semble être l’événement majeur d’une catastrophe annoncée. La vie...&lt;br /&gt;Il me faudra le relire deux, trois, quatre, fois plus sûrement pour accepter la lumière de ce corps noir, en déceler les nuances, en capter les fulgurances.&lt;br /&gt;Voila en quelques phrases le ressenti de cette lecture. &lt;br /&gt;Est ce l’ange ou le démon qui nous touche  à ce point à travers la force de son style. Comment un homme a-t-il pu écrire ainsi et passer aussi inaperçu. Question d’époque ? De destin forcé ? &lt;br /&gt;Non seulement j’ai aimé ce texte, mais j’aimerai en lire d’autres de lui. Car je suis prêt à publier l’auteur de cette oeuvre d’une telle sauvagerie&lt;br /&gt;.../...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis revenu à Paris, j'ai téléphoné à Bernard Collet. J'ai donné le manuscrit à lire à Nicolas Grondin qui lui, n'a pas été convaincu lors d'un premier survol du texte. Devant mon insistance, et me faisant aussi un peu confiance, il m'envoya un mail pour s'excuser d'avoir été si peu attentif et mis ce texte en écho aux &lt;i&gt;Mémoires d'un paysan bas breton&lt;/i&gt; de Jean Marie Déguignet 1834-1905. &lt;b&gt;&lt;br /&gt;Le manuscrit va paraître en septembre aux éditions l'Arganier dans la collection &quot;La belle ouvrage&quot;. &lt;/b&gt; &lt;br /&gt;D'ici là patientez un peu. Belle revanche pour le misérable par conviction qu'était René Barde. &lt;br /&gt;Beau témoignage d'amitié fidèle, par delà les quarante cinq années écoulées depuis sa mort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici la préface par Bernard Collet de &lt;i&gt;&lt;b&gt;La soupe à la chaussette&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; titre retenu pour la commercialisation de l'ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;times&quot;&gt;Enfant, j’ai connu René Barde à la fin de sa vie. Nous habitions le même immeuble de la rue Ernest Renan dans le Paris d’après-guerre. Avec sa silhouette un peu voûtée, son visage de patriarche aux joues creuses rongées d’une barbe grise, ses vieux habits sombres et dépareillés, il m’était une figure familière et rassurante. On se croisait dans l’escalier lorsque je dévalais mes trois étages et que lui remontait péniblement vers sa mansarde son cabas de toile cirée noire au bout du bras. Cherchant à reprendre son souffle, il devait s’arrêter souvent, se retenant d’une main à la rampe. Sa poitrine se gonflant et se dégonflant comme un soufflet, il ne pouvait répondre à mon salut que par un sourire que je devinais sous sa barbe grise. Je lui prenais alors son sac et le montais vivement jusqu’au sixième pour le déposer devant sa porte, pendant que lui poursuivait sa lente ascension. Parfois il me demandait d’attendre pour me laisser choisir dans une petite boite en métal ronde un morceau de sucre candi. À la fin de l’adolescence sa mansarde sous les toits  m’est devenue familière. J’étais curieux de cette toute petite pièce sans chauffage aux murs de plâtre gris. Entre le lit-cage qui en mangeait  la moitié, et une vieille table de bois d’où s’élevaient sur des étagères de bois noirci des empilements de livres, cahiers, papiers jusqu’au plafond, il n’y avait que la place  d’une chaise et un étroit passage vers la fenêtre. Mansardée, elle s’ouvrait sur la gouttière, les moineaux  et les toits de Paris. Pour tout «décor» vêtements et  linge accrochés au plafond à des ficelles comme les peaux de lapins retournées mises à sécher dans une grange. Punaisée au mur face à la fenêtre, une grande aquarelle représentant des arbres, au  bas était écrit « à René, mon ami de toujours, Pignon 55 ». Sur une étagère du « bureau » entre ses manuscrits et la Bhagavad-Gîtâ, méditait un buddha accroupi de plâtre doré. En dessous grimaçait une photo de Ramakrishna. Des quelques réflexions générales de bonne cordialité à l’adolescent, René confiera davantage au jeune idéaliste que je devenais. Partant de mes frustes affirmations morales, de mes balbutiements artistiques, ou de mes  a-priori politiques, il me dévoilera des soubassements idéologiques cachés, me laissera entrevoir comme autant de  perspectives  les développements lointains de la réflexion, ou, au détour d’une remarque, deviner la virtuelle moisson d’idées d’une analyse. Il conviait à ses propos, artistes ou poètes, saints ou bandits brésiliens, hommes d’État ou prophètes. Marx, Jésus, Van Gogh,  Beethoven ou Bach, Khrisna Murti ou Freud habitaient un instant sa soupente. Évoquant les pieds nus martelant la terre au rythme du coeur devant les temples indiens, la résistance des humbles à l’exploitation, le sang offert au soleil au sommet des pyramides mayas, ou l’énigmatique Marabout de la steppe marocaine, il m’élargissait le monde. Je sentais pourtant sa souffrance, prisonnière de ce corps prématurément vieilli par la misère et l’ascèse. Sa solitude aussi où son tempérament trop entier l’avait enserrée. Par moments son regard devenait lointain, sur son visage passait comme une pâle et insondable tristesse. De quels rêves défaits, de quelles épreuves inachevées venait  cette détresse muette ? Parfois au contraire, c’est en rugissements dantesques qu’il appelait la géhenne sur les bourreaux d’Alger, ou les dirigeants hypocrites et lâches, qu’il dénonçait les sépulcres blanchis des prélats à double face, ou appelait les bombes atomiques sur les peuples corrompus. La rudesse de sa pensée m'a placé alors quelques repères où appuyer ma vie. &lt;br /&gt;Jamais il ne m’a donné à lire le moindre de ses écrits. Ce n’est qu’après sa mort que je les ai découverts, un énorme manuscrit maintes fois remanié, trois cahiers de proverbes, des notes innombrables jetées jour après jour d’une écriture serrée sur toutes sortes de bouts de papier, et puis cette autobiographie à laquelle je savais qu’il travaillait. Il disait qu’elle serait nécessaire à ceux qui viendraient à lire son livre, pour en resituer la genèse et le développement. En fait c’est une œuvre à elle seule où se déroule la trajectoire insolite d’une aventure humaine : de sa rude enfance où, dans la violence de son milieu, il développe le respect de la vie et étend silencieusement en lui des espaces de recueillement et de spiritualité, du jeune paysan, qui au hasard des amitiés, et des rencontres s’instruit quelque peu, de l’ouvrier d’occasion, compagnon de marginaux et de déclassés, qui commence à écrire dans le Paris de l’entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;Il fréquente également le milieu fantasque des peintres que lui fait connaître son ami d’enfance Édouard Pignon. Une amitié fertile et ombrageuse le liera au peintre italien Orazio Orazi. La rugosité de ses écrits d’autodidacte et ses convictions farouches lui valent l’attention de Romain Rolland, Marcel Martinet, Gabriel Marcel ou Léon Chestov. Il poursuivra une longue et opiniâtre quête d’absolu jusqu’à sa mort au prix du dénuement, de la souffrance physique, de l’angoisse spirituelle. C’est l’histoire de ce  lent dépouillement, que d’autres appelleront descente aux enfers, que relate ce livre. Lorsque je l’ai connu, à la fin de cette odyssée son regard intériorisé posait encore sur le monde et la vie des lueurs farouches, mais pouvait aussi s’embuer de larmes devant un brin d’herbe ou un regard d’enfant. Son corps épuisé où résistait encore un peu la vie, devenait comme transparent. N’était-il pas un ange dans sa mansarde sous les toits ? Seul, terrassé par la vie qu’il s’était imposée, c’est par un souffle de victoire que s’achève son récit : «  …c’est sans crainte que je vois le présent approcher l’autre rive. Oui, vraiment, j’ai gagné la partie. »&lt;br /&gt;Depuis longtemps René Barde ne cherchait plus à publier : « Mon travail ? Le destin, la providence en décidera, l’arbre ne vend pas ses fruits » disait-il et c’est à moi, comme à une corbeille d’osier sur le fleuve qu’il confiera ses écrits par testament… Voici plus de 4O ans qu’il s’est éteint dans mes bras un jour d’hiver 1963. La corbeille  n’a pas sombré, et le destin a placé Saïd Mohamed sur son errance. Qu’il soit remercié de « sortir au jour » cette vie sombre et ardente, celle de mon ami René.&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;/font size=&quot;2&quot; face=&quot;times&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo Bernard Collet &quot;1961&quot;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/958314854.jpg&quot; id=&quot;media-1071142&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1961..jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;René Barde et le jeune Bernard Collet
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<title>Preuves à l'appui...</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/12/05/preuve-a-l-appui.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Fri, 14 Dec 2007 16:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/00/756b59ee55e2cf6223b2bf88b9d1251e.jpg&quot; id=&quot;media-721760&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;756b59ee55e2cf6223b2bf88b9d1251e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai reçu ce mail qui m'a beaucoup fait rire... &lt;br /&gt;Y a pas de raisons que je sois le seul à en profiter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;times&quot;&gt;Cette chaîne a été commencée en 1625 par un moine capétien moldave éleveur de morues dans le but de sauver Thérèse, une petite fille gravement malade !&lt;br /&gt;Aujourd'hui cette petite fille a 379 ans et elle est atteinte d'une hypertrophie des testicules et d'une fièvre affreuse de la grande thyroïde contractée lors d'un viol par un cerf en période de brame en forêt de Ramonville, à proximité d'une marre souillée par des déchets de matière fécale venue des égoûts du Chemin de Pécette.&lt;br /&gt;De plus, lors d'un séjour au Zimbabwe, elle s'est fait bouffer une jambe par un ours blanc africain, espèce extrêmement rare qui a la particularité de sodomiser ensuite ses victimes.&lt;br /&gt;Alors renvoyez s'il vous plaît ce message à tout votre entourage ! Et cela vous portera chance.&lt;br /&gt;La preuve : En 1912, un jeune Irlandais fit suivre ce message par SMS. Dans la semaine, il se vit offrir une place pour la croisière inaugurale du plus prestigieux transatlantique britannique (titinac ou un truc de ce genre) direction New York. Lors de ce voyage il découvrit l'amour, les sorbets, et les bienfaits de la natation.&lt;br /&gt;Ne gardez pas ce message sur votre ordinateur plus de 16 minutes sans quoi le mal sera porté sur vous à jamais.&lt;br /&gt;La preuve : Il y a un peu plus de 2000 ans, un homme reçut ce message sur son ordinateur portable. Comme sa batterie était vide et qu'il ne pouvait pas la recharger vu qu'il n'y avait pas encore d'électricité à cette époque, il fut crucifié avec des clous rouillés et on lui mit sur la tête une casquette épineuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait tout de même réfléchir.&lt;br /&gt;Alors n'hésitez plus ! Renvoyez ce message à tous vos amis. Cela leur portera chance :&lt;br /&gt;Chaque fois qu'ils iront aux toilettes, il y aura du papier.&lt;br /&gt;Chaque fois qu'ils achèteront des knackis à la volaille, y'aura 20 euro cents de réduction immédiate à la caisse.&lt;br /&gt;Chaque fois qu'ils mangeront des moules, il n'y aura pas de petits crabes dedans (sauf pour ceux qui aiment bien).&lt;br /&gt;Céline Dion deviendra aphone à vie.&lt;br /&gt;     Si vous le faites, en plus, vous recevrez prochainement un bon de réduction de 15 % valable dans tout le catalogue des 3 Cuisses (surtout à la page 69) et moi, je recevrai un bon de  cuissage.&lt;br /&gt;Ce message a fait le tour du monde 759 874 236 587 fois, ne brisez pas la chaîne !&lt;br /&gt;Pour Thérèse, pour vous, pour moi, pour tous vos amis, ne brisez pas cette chaîne. Merci...&quot;&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;/font size=&quot;3&quot; face=&quot;times&quot;&gt;
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<title>Au nom du Fleuve</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2007 15:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;b&gt;par Arnaud Cabanne&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/00/982e4d8acc75977eab53c5625e37a550.jpg&quot; id=&quot;media-684846&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;982e4d8acc75977eab53c5625e37a550.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial&quot;&gt;Afel Bocoum est un homme simple qui a tout appris d’un homme sage. Héritier du grand Ali Farka Touré, la sortie de son nouvel album coïncide avec la tragique disparition du &quot;boss&quot;. A l’écoute de Niger, il n’y a aucun doute, l’héritage ne sera pas dilapidé. A son tour de briller.&lt;br /&gt;En écoutant cet album, comment ne pas penser à Ali Farka Touré ? En rencontrant l’homme, comment ne pas sentir les enseignements du musicien malien le plus connu au monde ?&lt;br /&gt;Après une trentaine d’années passées à jouer ensemble, ils semblaient s’être éloignés l’un de l’autre, mais Afel Bocoum, en ouvrant son album avec une chanson en hommage à son oncle, rappelle avec clarté et humilité la lignée dans laquelle il s’inscrit. Ce sont &quot;les messagers du fl euve&quot;, Alkibar (le nom de son groupe). Ils doivent enseigner et réunir. &quot;Dans mon pays nous sommes alphabétisés à 30% seulement.&lt;br /&gt;Nos gens au nord ne lisent pas les journaux, ils n’écoutent pas de radio, ils ne suivent pas de réunion c’est donc à partir de la musique qu’il faut travailler pour transmettre des messages. C’est ça qu’ils ont envie d’écouter. Il faut véhiculer les messages à travers la musique et que les gens se trouvent à l’aise&quot;, explique simplement l’ingénieur agronome de la petite ville de Niafunké. L’héritage musical est clair, l’héritage humain l’est aussi, &quot;il ne faut pas se tromper, le Malien aime écouter ce que l’autre dit et c’est pour ça que nous faisons de la musique pour essayer d’organiser la société&quot;. Farka était maire de leur ville, Afel, lui, travaille toujours à son bon fonctionnement.&lt;br /&gt;Les comparaisons sont encore nombreuses, Afel Bocoum peut facilement s’effacer derrière les multiples images du talentueux mais très encombrant maire de Niafunké.&lt;br /&gt;Le musicien vaut beaucoup plus et c’est peut-être pour cela qu’il a mis autant de temps à sortir ce nouvel opus sur un nouveau label, &quot;Moi, j’ai besoin de peu pour être moi-même, pour vivre mais World Circuit a besoin de beaucoup&quot;. D’abord produit par la maison de disque World Circuit (Buena Vista Social Club, Oumou Sangaré, Orchestra Baobab et, bien sûr, l’oncle Ali…), il s’est fi nalement tourné vers le label belge — à taille nettement plus humaine — Contre Jour, sur les conseils du guitariste Habib Koité. Depuis quelque temps, ils se côtoyaient régulièrement pour une aventure qui a aussi beaucoup apporté à Afel, Desert Blues. Ce spectacle réunit trois ethnies importantes du Mali sur la même scène. Afel le Sonrhaï, Habib le Bambara et Tartit, un groupe de femmes nomades tamasheq, &quot;On se connaît largement aujourd’hui, du fond du coeur. C’est surtout ça quej’ai pu trouver dans ce groupe. C’est ce qui manque au Mali. Nous, nous avons toujours prôné l’union. On ne connaît pas les guerres, on ne connaît pas la haine. Tout le monde est cousin, cousine, frère et soeur, il n’y a pas de différence. J’en suis très fier.&quot;&lt;br /&gt;Fier, il peut aussi l’être de Niger, un album qui s’adresse aux Maliens mais qui, par l’universalité de ses thèmes et par la beauté de ses musiques, peut toucher le monde entier. &quot;Sans ce fleuve, on ne parlerait jamais de Niafunké. Mon inspiration vient de ce fleuve Niger qui, malheureusement, s’ensable jours après jours. C’est un danger mortel. Pourtant, les gens n’en sont pas convaincus. Ils ne mesurent pas l’importance du danger, je saisis donc l’occasion pour leur parler de ce fl euve.&quot; Une musique et un cri pour sauver la vie de sa région, qu’il a paisiblement enregistrés au studio Yeelen de Bamako, &quot;J’ai cherché à faire des choses nouvelles mais tout en restant dans ma nature, dans ma musique originale.&quot; La nouveauté se trouve avant tout dans le son, toujours épaulé par son groupe Alkibar, par le violon traditionnel (njarka) et la guitare monocorde (njurkle), c’est la présence d’Habib Koité — un nom qui commence à devenir familier — qui donne un nouveau souffle aux arrangements.&lt;br /&gt;En croisant leurs talents, leurs cultures et leurs connaissances les deux musiciens illustrent parfaitement le discours d’Afel Bocoum, &quot;Je fais la carte musicale du Mali. Que je chante en bambara, en tamasheq ou en peul, l’essentiel, c’est de parvenir à mon objectif qui est de me faire écouter, de me faire comprendre.&quot;&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;/font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour écouter Afel Bocoum&lt;a href= &quot;http://www.dailymotion.com/related/900930/video/x3gsr3_afel-bocoum_music&quot;&gt; cliquez ICI&lt;/a&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/65d61831d971b0dc4fdc6aa5bbd0f037.jpg&quot; id=&quot;media-684855&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;65d61831d971b0dc4fdc6aa5bbd0f037.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Aconcha</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/10/27/aconcha.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 21:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/1a85faec1ec0b85d11d8f09bdefbeff5.jpg&quot; id=&quot;media-627861&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1a85faec1ec0b85d11d8f09bdefbeff5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aconcha est née à la Havane le 14 février 1946, dans une famille sino-africaine. Dès sa naissance, son oncle Tata, babalao ou “sorcier” dans le culte de la Santeria, décèle en elle une digne représentante de sa lignée et lui insuffle peu à peu son savoir. Mais, à la Révolution, le changement radical de la société cubaine interrompt les aspirations profonde de l’adolescente. Son père, fervent et sincère communiste, lui transmet sa fièvre révolutionnaire et, en 1965, elle obtient un poste à l’ambassade de Cuba à Paris. En mai 1968, elle quitte ces fonctions et opte résolument pour un retour vers ses rêves d’enfance en laissant libre cours à l’énergie créatrice qui l’habite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/01/6b40aff3d49ca041a45a8dd4089dfc41.jpg&quot; id=&quot;media-627862&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6b40aff3d49ca041a45a8dd4089dfc41.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/52a20d24b3f6666834d9a2fcb1c902eb.jpg&quot; id=&quot;media-627866&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;52a20d24b3f6666834d9a2fcb1c902eb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours sous l’infuence magique de la Santeria, cette autodidacte se lance dans le milieu artistique et, bientôt, s’exprime à la fois comme peintre, dessinateur, sculpteur, styliste ; elle chante : à travers son CD “Noche Cubana” elle rend hommage au bolero. &lt;br /&gt;Elle vit et travaille au coeur de la forêt dans le parc du Verdon en France. Elle peint pour se protéger, pour exister tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/01/3c746b8931b1ce356e92aaae4265b5b6.jpg&quot; id=&quot;media-627870&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3c746b8931b1ce356e92aaae4265b5b6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/200d131669e755be613d2bcc45826571.jpg&quot; id=&quot;media-627891&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;200d131669e755be613d2bcc45826571.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tableaux et les sculptures d'Aconcha nous parlent de l'abondance, de la fécondité de l'esprit, de l'imagination à travers des femmes, innombrables. Elles sont au centre de toutes les facettes de sa création. Elle les habille de textile, de quartz, de plume, de terre, de coquillage, de papier et puis les tubes de peinture acryliques, les pigments, les pastels secs, les encres, les crayons leurs donnent la lumière, la vie. Leur visage est tantôt solaire, tantôt lunaire, partout obsessionnel.Toute son ouvre est un chant à l'amour,un cantique à la nature et à la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/02/0a215e85ad32235344ef2c2032a989e4.jpg&quot; id=&quot;media-627893&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;0a215e85ad32235344ef2c2032a989e4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/00/02/7786c8a3c89873f0959db34de18039e1.jpg&quot; id=&quot;media-627894&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7786c8a3c89873f0959db34de18039e1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>la vie aux indes (5)</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/09/14/la-vie-aux-indes-5.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Fri, 14 Sep 2007 08:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/00/bdd464f5b9fe6a187a0aa8c1bf7b5ef0.jpg&quot; id=&quot;media-552533&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;bdd464f5b9fe6a187a0aa8c1bf7b5ef0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Photo: Bénédicte Mercier&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;times&quot;&gt;Au bureau de l’administration des visas, on l’a fait asseoir et attendre un long moment avant que son dossier ne soit consulté par un agent administratif qui ne se distinguait en rien d’un autre. Derrière l’homme assis à un bureau crasseux, des piles de papiers dans des étagères, rangées par mois, par années, et par lettres alphabétiques, s’entassaient. Tous ces dossiers avaient la même couleur kraft, étaient écrits d’un même stylo avec une écriture régulière et semblaient déjà usagés même lorsqu’ils étaient encore neuf. Les feuilles étaient reliées entres-elles par une ficelle de cuisine.&lt;br /&gt;Sa pile de dossiers posée à coté de lui, le fonctionnaire l’ignorait. Avec une lenteur inimitable, il souleva chacun des feuillets, les lus et appliqua son tampon sans produire de bruit. Le ventilateur pour ne pas éparpiller les dossiers ou pour garder l’allure de sérénité qui se dégageait du lieu tournait très lentement aussi. Punaisé au mur ; un portrait de Ganesh badigeonné de taches safran. Des toiles d’araignées s’y accrochaient ainsi qu’à chaque angle de la pièce. Aucun mobilier neuf, des meubles et des chaises en bois aux accoudoirs absents. Le sol était gris, les murs gris bleu passé. Pas de carreaux aux fenêtres, seulement des grilles.&lt;br /&gt;Dans cette absence de mouvement son attention a été attiré par un tout petit insecte qui marchait sur le col de chemise du fonctionnaire. Il l’observait avec une telle insistance que cela incita le rond de cuir à regarder. Un pou s’y déplaçait lentement. L’homme le vit aussi, le pris entre ses doigts et l’écrasa entre ses ongles noirs sans autre façon.&lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;/font size=&quot;3&quot; face=&quot;times&quot;&gt;
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<title>Liberté j'écris ton nom</title>
<link>http://ressacs.hautetfort.com/archive/2007/09/10/j-ecris-ton-nom.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Saïd MOHAMED)</author>
<category>De la poésie au quotidien</category>
<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 16:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/eb33b6b049be37ad764002ca2eaa89b1.jpg&quot; id=&quot;media-540478&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;eb33b6b049be37ad764002ca2eaa89b1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Photo Bénédicte Mercier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times&quot;&gt;A l’ombre de la sueur des fièvres &lt;br /&gt;Dans le chant des townships ou la samba des favelas&lt;br /&gt;Sur le visage ravagé des sans abris aux stigmates de Christ&lt;br /&gt;Sur la peau des sans noms, des sans papiers&lt;br /&gt;De ceux qui attendent et n’auront jamais rien&lt;br /&gt;Sur le dos trempé des migrants noyés &lt;br /&gt;Dans le détroit de Gibraltar&lt;br /&gt;Au fond des gamelles de la faim &lt;br /&gt;Sur les chèques en blanc et la peau des os&lt;br /&gt;Sur l’effigie des billets de banques&lt;br /&gt;J’écris ton nom :Liberté&lt;/font size=&quot;4&quot; face=&quot;times&quot;&gt; &lt;/div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait de Chardons bleus.... Textes à paraïtre....
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