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        <title>Ressacs - cherchez_pas_c_est_de_l_art.....</title>
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        <lastBuildDate>Sun, 29 Jun 2008 20:17:42 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Claude Pélieu (4)</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
                                                <category>Cherchez pas c'est de l'art.....</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 21:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;i&gt;En ce moment ça phosphore sur les couvertures des Pélieu. Des envois à Benoit et au Cap'tain ... il est retraité le Cap'tain maintenant et il va à la pèche aux moules. De sa fenêtres il reconnaît à la couleur des rafiots qui passent au loin le nom qu'il porte. Bien content de plus avoir besoin de continuer à pointer son nez dans ce foutoir. Trop content d'avoir encore sa carcasse de ce monde. Sa dernière aventure en pêche avait bien failli lui couper le sifflet; alors qu'il avait été éperonné par un chalutier espagnol qui ne s'est même pas arrêté. Heureusement pour eux que les gendarmes étaient là quand ils ont été par la marine obligé d'accoster à Lorient. Les autres pécheurs les attendaient sur le quai, prêts à les foutre à l'eau... Trois gars, trois veuves quelques mois auparavant dans des conditions similaires. Alors quand les autres pécheurs ont su que le Cap'tain avait eu un accrochage avec les espagnols, ils sont rentrés au port. Pas étonnant que Pélieu il cite le Cap'tain dans ses textes... Deux potes ces deux, là...&lt;br /&gt;-Mais qu'est ce que t'as raconté sur ton blog, il va me dire... &lt;br /&gt;-Moi? Rien que la vérité que je vais lui répondre... &lt;br /&gt;Il va s'allumer une gauloise et lever son verre, en disant : à la tienne mon pote...&lt;br /&gt;Sur la photo Pélieu c'est le géant, Jégou le barbu&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/02/776878742.jpg&quot; id=&quot;media-1070763&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Pelieu-jegou.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;PLUS RIEN NE S’OUBLIE&lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;texte Claude Pélieu, publié pour la première fois par Benoît Delaune...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Alors bonne bourre mec Et après toi la fin du monde » (Alain Jégou), enfant, j’aurais aimé bomber ça sur une muraille d’ailes, rue du Lance Pierre.&lt;br /&gt;Taffe de ciel. Pluie sur les mûriers blancs.&lt;br /&gt;Enfance brumeuse.&lt;br /&gt;Raids aériens. Peur. Couvre-feu. Atrocités. Privations.&lt;br /&gt;Fricassée de buvards, d’encriers, de cartables, de missels tâchés de foutre.&lt;br /&gt;Cathé en plein air. Gymnastique.&lt;br /&gt;Premières Luckies. Branlettes &amp; fellations.&lt;br /&gt;L’abbé Mâchemerde.&lt;br /&gt;Salle François Coppée. Miettes de belle époque. Les fenêtres s’ouvraient comme des boules de neige.&lt;br /&gt;Paroles d’encre au goût d’abricot.&lt;br /&gt;Banlieue Nord.&lt;br /&gt;Rue des Merles. Né là, grandi là, rue du Nain Jaune.&lt;br /&gt;Mauvais élève ? À côté du sujet.&lt;br /&gt;Brouillard-angélus. Sainte Marie de l’Azur. Rue aux Juifs. Vitrines bourrées de crânes bleus. Rue de l’Oubli. Flocons de foirade. Mille fourmis sur la langue. Fleurs de prunier. Illustrés. Plumes entre les pages de ce vieux dico Larousse. Doigts tachés d’encre de Chine. Regard déjà fatigué de tout.&lt;br /&gt;Nos vies déjà chiffonnées, écrites sur la peau d’une étoile morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;H2&gt;La couverture à laquelle vous avez échappé...&lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/01/1598865564.jpg&quot; id=&quot;media-1070738&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;couvcutup3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore le bon de souscription à terminer...&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/02/02/1279432736.jpg&quot; id=&quot;media-1070870&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;small-lekti.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>C'est la faute à Rousseau</title>
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                <author>noreply@ (Saïd MOHAMED)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 Jan 2008 18:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    L’article 104 de Maastricht (qui est devenu l’article 123 du traité de Lisbonne).&lt;br /&gt;Il dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leurs banques centrales ». Pour le commun des mortels c’estincompréhensible.&lt;br /&gt;De quoi s’agit-il ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ressacs.hautetfort.com/media/01/00/3767909de639ae999fda29bb1edf0042.jpg&quot; id=&quot;media-777614&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3767909de639ae999fda29bb1edf0042.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Peinture: Jean-François Veillard &lt;br /&gt;Retrouvez son travail en cliquant dans la colonne de gauche sur JF de Menilmontant.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des siècles, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées : les banques ont obtenu des gouvernants, très certainement par corruption, le droit (fondamental) de créer la&lt;br /&gt;monnaie. Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements - ne relâchez pas votre attention et n’oubliez pas : c’est le point crucial, celui qui vous condamne aux travaux forcés au profit de rentiers oisifs. C’est comme cela que l’État créait la monnaie : l’État&lt;br /&gt;empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État !&lt;br /&gt;Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État —et c’est sans doute pareil dans les autres pays européens— s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.&lt;br /&gt;Dans quel intérêt ? L’intérêt général ? &lt;br /&gt;Vous plaisantez, sans&lt;br /&gt;doute ! Je vous fais remarquer que, précisément depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi. Je prétends que c’est lié. Ce n’est pas fini : depuis 1992, avec l’article 104 du traité de&lt;br /&gt;Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens. On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution.&lt;br /&gt;Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an (*) et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire. Ce sujet devrait être au coeur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant.
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