19.09.2009
H1N1 même France Soir doute. C'est dire....
Edition France Soir du jeudi 17 septembre 2009 page 11
Chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin, le célèbre professeur de médecine, ancien ministre, maintient que la grippe H1N1 est beaucoup moins dangereuse que la grippe classique.
FRANCE-SOIR. Fin juillet, vous dénonciez une surmédiatisation politique de la grippe. Emploieriez-vous de nouveau le terme de « grippette sans danger » aujourd’hui ?
BERNARD DEBRÉ. Mais oui ! Le terme de « grippette » est une traduction d’un mot anglais employé en juillet dernier lors d’une conférence en Angleterre, où de nombreux virologues, médecins, chercheurs se sont accordé à dire que le virus H1N1 est plus contagieux que la grippe saisonnière mais moins dangereux. Rendez-vous compte, lorsque la grippe saisonnière fait 500.000 morts par an dans le monde, le H1N1, qui a déjà fait le tour de la planète, n’en a fait, fort heureusement, « que » 3.200 pour le moment.
Tout de même, deux jeunes Français qui étaient en bonne santé viennent d’en mourir.
Je l’entends bien, mais malheureusement, toutes les grippes peuvent entraîner la mort, et dans des cas très rares, celles de personnes en bonne santé. Le virus H1N1 ne déroge pas à cette règle dramatique, mais je persiste à dire qu’il n’est pas dangereux.
Pourquoi le H1N1 est-il moins dangereux que la grippe saisonnière selon vous ?
Le virus H1N1 touche tout le monde, y compris les personnes âgées. Or, celui qui a entraîné les épidémies de 1948, 1956 et 1957, très virulentes et « contagiantes », était très proche du virus actuel. Ces gens âgés sont pour la plupart déjà immunisés. Il y aura donc moins de morts.
Pourquoi règne-t-il une telle psychose si ce virus n’est pas aussi dangereux qu’on le croit ?
D’habitude, on ne comptabilise pas le nombre de morts ou de patients atteints. Là, dès qu’il y a un cas, on le pointe du doigt, les morts deviennent des statistiques. Par ailleurs, on a eu très peur au départ, car l’on s’attend à voir apparaître un jour une chimérisation, c’est-à-dire un mélange de virus entre la grippe aviaire et un virus contaminant d’homme à homme. Le H1N1 n'est pas ce virus que l’on attend. L’OMS a également fait en sorte que l’on ait peur. Le terme pandémie signifie simplement qu’un virus va faire le tour de la planète, mais n’indique en rien une certaine gravité. Or, dans l’esprit des gens, « pandémie » inquiète et rappelle les épidémies de peste noire.
Que dire des 94 millions de doses de vaccins commandées pour octobre, plus 30 millions pour 2010, au regard du déficit actuel de la Sécurité Sociale ?
Cela fait beaucoup, mais Roselyne Bachelot n’a pas eu d’autre choix. Lorsqu’elle a décidé ces commandes, c’était sous la pression des laboratoires qui ont dit à la France : « Soit vous commandez maintenant, et vous en aurez, soit vous attendez, nous servirons les autres pays, et vous n’aurez plus rien. » Pouvait-on faire autrement ? Non. C’était une sorte de chantage.
Doit-on s’inquiéter des brefs délais dans lesquels le vaccin est élaboré ?
Non. Tant que l’autorisation de mise sur le marché n’est pas délivrée par l’Agence européenne du médicament, aucun risque ne sera pris. Et il ne faut pas compter sur ce vaccin avant la fin octobre.
Que se passera-t-il si cette autorisation est refusée ?
Il n’y aura pas de vaccin, plus de gens auront la grippe H1N1, mais ce n’est pas grave pour autant ! Il y a déjà 103.000 personnes qui l’ont eu en France à ce jour, et on estime que plusieurs millions de Français auront croisé le virus à la fin de l’épidémie. Sans compter que beaucoup de personnes sont atteintes sans le savoir, ce sont des grippes asymptomatiques. Toutes ces personnes sont déjà immunisées.
Allez-vous vous-même vous vacciner lorsqu’il sera autorisé ?
Bien sûr, et non pas pour moi, mais pour mon entourage, car je travaille dans un milieu où il y a beaucoup de personnes à la santé fragile. Je ne comprendrais pas que des personnes qui travaillent dans des milieux sensibles refusent le vaccin. Même si je risque d’avoir une réaction, comme de la fièvre, je le ferai quand même. C’est une question de responsabilité.
Faut-il également se vacciner contre la grippe saisonnière ?
Evidemment. Cela m’inquiète de voir que l’on oublie les dégâts considérables que peut faire la grippe classique. Il faut se vacciner contre les deux grippes. Les deux vaccins seront compatibles.
NDLR: Comme dirait Desproges: Un doute m'habite cependant... Si l'autorisation est refusée les vaccins vont être remboursés aux contribuables par les voyous en blouse blanche? Ou va t-on les envoyer en centre de rétention? car il faudra rembourser un milliard d'euros gracieusement offert à ces crapules qui ont largement rentabiliser leur usine mexicaine... Dites moi c'est un coup à choper la Haine du Nain! Qu'on va s'empresser d'écrire la HN du N1....
07:02 Publié dans Petit traité de médecine à l'usage des rustres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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