« Les bonnes blagues de l'oncle Georges (2) | Page d'accueil | Le dernier ours Pyrénéen.... »
18.03.2008
Le cul de Judas

ANTONIO LOBO ANTUNES
Traduit du portugais par Pierre LEGLISE-COSTA/Editions Métaillé
Adaptation théâtrale publiée aux éditions Christian Bourgois.
Adapté, mis en scène et interprété par
FRANCOIS DUVAL
Production compagnie Fortune carrée et François de La Baume, avec le soutien de l’académie Chaptal Paris, de l’institut Camoes, de la fondation Calouste-Gulbenkian et de la DRAC Ile-de-France
L’adaptation théâtrale du Cul de Judas est parue aux éditions Christian Bourgois, Paris, 2006, collection « Titres »
Du 3 avril au 25 mai 2008
Du mercredi au samedi à 21h, dimanche à 17h (relâche lundi et mardi)
PRESENTATION DU SPECTACLE
"Le Cul de Judas", c'est le bourbier angolais dans lequel s'enferra l'armée coloniale portugaise au début des années 70. Cette "putain de guerre" est ici au centre du récit, un torrentiel monologue intérieur du narrateur, ancien médecin aux armées, revenu détruit d'Angola, et racontant son enfer tout au long d'une nuit de beuverie à une inconnue dans un bar improbable ou peut-être dans son appartement vide.
Mais, au-delà l'épopée lyrique et le télescopage du passé et du présent, s'inscrivent en creux la difficulté des relations entre les sexes et une profonde mélancolie sous-tendue par un humour acide. Dans ses conversations avec Maria Luisa Blanco (Bourgois - Editeur ), Antonio Lobo Antunes révélait : "l'intrigue ne m'intéresse pas ; ce que je voudrais, c'est ne pas qu'on me lise, mais qu'on vive le livre. Les émotions viennent avant les mots et, mon but, c'est de traduire les émotions, de faire en sorte que les mots "signifient" ces émotions. Voilà l'impossible défi, mais je crois qu'il faut essayer de le relever".
Ainsi le théâtre apparaît comme un catalyseur de la beauté et de la densité de la prose d'Antonio Lobo Antunes.
INTENTIONS DE MISE EN SCENE ET DE SCENOGRAPHIE
L’œuvre d’Antonio Lobo Antunes est imprégnée dans son ensemble d’une conception particulière du « juste un immense présent qui englobe tout ». C’est une idée-clef quand on doit affronter la prose de l’écrivain.
J’ai souhaité un seul lieu pour aller dans ce sens dans lequel déambule le narrateur se délestant de sa vie à grands coups de whisky, devant une inconnue draguée dans un bar de nuit et dont il espère les faveurs fatiguées d’une gymnastique païenne*, avant de la supplier de rester pour affronter la clarté indifférente du jour.
Je ne souhaite d’ailleurs pas la représentation physique de cette femme sur la scène, mais plutôt l’évocation fantasmagorique de scènes de drague maintes fois répétées et que le narrateur n’éprouve même plus le besoin de revivre ailleurs que dans ses fantasmes.
Pour accueillir ce texte, j'ai imaginé une scénographie légère qui évoque un bar ou, peut-être, un appartement vide à Lisbonne et un sol recouvert de tapis qui rappelle La Splendeur du Portugal (autre roman de l'auteur). Une seule chaise dans ce décor qui sera tout à la fois chaise, tabouret de bar ou cuvette de wc. Elle sera recouverte d'un drap qui servira, à la fin, de drap ou de linceul.
François Duval
*extrait du roman de l’auteur
ANTONIO LOBO ANTUNES
Né en 1942 à Lisbonne et issu de la grande bourgeoisie portugaise, Antonio Lobo
Antunes fait des études de médecine et se spécialise en psychiatrie, métier qu'il a exercé à l'hôpital Miguel Bombarda de Lisbonne, où il vit.
Auteur à ce jour de dix-huit romans, tous traduits en français ainsi qu'en vingt et une autres langues dont l'anglais, l'allemand, le néerlandais, le danois, le suédois, l'italien, le turc, l'espagnol... il est aujourd'hui l'une des figures majeures de la littérature européenne.
Il existe de nombreuses thèses et essais sur son œuvre, notamment aux Etats-Unis, au Brésil et en France.
Antonio Lobo Antunes a reçu, entre autres :
- le Prix Etranger France-Culture en 1996
- le Prix du "Meilleur Livre Etranger" en 1997
- le Prix Union Latine en 2003
- le Prix Jérusalem en 2005.
Aux éditions Christian Bourgois
Bonsoir les choses d'ici-bas - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2005
Connaissance de l'enfer - Traduit du portugais par Michelle Giudicelli, 1998
Dormir accompagné / Inédit février 2001 Traduit du portugais par Carlos Batista, 2001
Exhortation aux crocodiles - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1999
Explication des oiseaux - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1991
Il me faut aimer une pierre - Michelle Giudicelli, 2007
La Farce des damnés - Traduit du portugais par Yves Coleman, 1992
La mort de Carlos Gardel - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1995
La Splendeur du Portugal - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1998
Le Cul de Judas (adaptation théâtrale) - Pierre Léglise-Costa, 2006
Le manuel des inquisiteurs - Traduit du portugais par Carlos Batista, 1996
Le Retour des caravelles - Traduit du portugais par Michelle Giudicelli et Olinda Kleiman, 1999
Lettres de la guerre - Carlos Batista, 2006
Livre de chroniques - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2000
Livre de Chroniques III - Traduit du portugais par Carlos Batista - 2004
L'Ordre naturel des choses - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1994
N'entre pas si vite dans cette nuit noire / inédit de septembre 2001 - Traduit du portugais par Carlos Batista, 2001
Que ferai-je quand tout brûle? / septembre 2003 - Traduit du portugais pas Carlos Batista, 2003
Traité des passions de l'âme - Traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1993
Prix des places
Plein tarif : 20 €
Maison de la Poésie Paris
Passage Molière
157, rue Saint-Martin
75003 Paris
Métro Rambuteau – Les Halles
Renseignements et location :
01 44 54 53 00
(du mardi au samedi de 14h à 18h)
www.maisondelapoesieparis.com
12:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Ecrire un commentaire